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cayenne

  • Cees Nooteboom, par mers et par mots

     

     Le matelot sans lèvres

    Histoires tropicales

     

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    préface de Philippe Noble, postface de Cees Nooteboom,

    Gallimard, 2005, Folio n° 4234

     

     

     

    Œuvre de jeunesse de l’un des romanciers néerlandais les plus connus hors des frontières des Pays-Bas, le recueil de nouvelles Le Matelot sans lèvres nous conduit entre autres au bagne de Cayenne.

     

     

     

     

     photo : Simone Sassen

    littérature,hollande,nooteboom,traduction,cayenneDommage que Cees Noote- boom ne connaisse pas en France le succès qu’il mérite... Mais gageons qu’avec ce nouveau livre [La Nuit viennent les renards], un recueil de nouvelles éblouissantes, paru en 2009 aux Pays-Bas, le public hexagonal s’entichera enfin de ce grand écrivain néerlandais, né à La Haye en 1933, polyglotte et voyageur infatigable, fou d’Espagne et fasciné par la culture japonaise. Poète, essayiste, romancier, journaliste, couvert d’éloges et de prix, Cees (diminutif de Cornelius) Nooteboom (prononcer notebom) est l’auteur d’une œuvre considérable, inclassable, qui lui vaut d’être régulièrement pressenti pour le prix Nobel. C’est dire. Après Philippe et les autres, Rituels, Le Chant de l’être et du paraître, ou encore Perdu le paradis et Pluie rouge, romans inoubliables, on ne saurait trop se réjouir de le voir revenir à la forme courte, qui révélait déjà son style sobre, fluide, et son art du récit, dans Le Matelot sans lèvres, un premier recueil écrit en 1958 – paru en français en 2002, réédité en Folio, à lire absolument.

    Delphine Peras, L’Express, 05/03/2011


     

    éd. Le Passeur, Nantes, 2002

    littérature,hollande,nooteboom,traduction,cayenneDans Le Matelot sans lèvres, Cees Nooteboom, qui avait 24 ans à l’époque - s’embarque à bord d’un cargo à la découverte d’horizons inconnus. Voyageur impénitent, Nooteboom a toujours abhorré la sédentarité, préférant les essences tropicales. Aujourd’hui, ce nomade conti- nue de parcourir le monde mais il se ménage maintenant des plages horaires pour se ressourcer dans ses maisons d’Amsterdam ou des Baléares. Qu’apportent autant de voyages ? L’auteur de Philippe et les autres doit se poser souvent la question depuis le tour du monde qu’il effectua en 1957 à bord du Grand Rio. Il aura attendu plus de trente ans avant d’autoriser la réédition du texte néerlandais de ces nouvelles d’aventures, de rencontres, d’escales propices aux rêves. Il ne renie donc plus le temps de l’écriture anecdotique et a su en tirer le suc, retenant les fragrances essentielles. À 25 ans, le goût du voyage suscitait déjà en lui des voies inexplorées, tel un continent nouveau créé pour son plaisir et celui des lecteurs. Un univers magique où Noteboom a su fondre son œuvre : libre amant de la mer et des mots... 

    La Libre Belgique, 2002


    édition néerlandaise 

    littérature,hollande,nooteboom,traduction,cayenneCees Nooteboom a consacré son existence au voyage, du Surinam au Japon, de l’Australie à l’Afrique du Sud, des îles d’Aran à l’Espagne. Parlant aussi bien allemand qu’anglais, français ou espa- gnol, ce nomade impénitent et érudit pose ses valises quatre mois par an sur l’île de Minorque, dans les Baléares. Isolé du monde, il travaille dans un studio à la décoration dépouillée : un bureau, un ordinateur, des étagères quasi nues. Auteur de récits contemplatifs, qui s’ancrent dans une culture classique étendue (il a été formé par des moines), Cees Nooteboom a construit une œuvre magistrale sur les frontières entre la mémoire et l’Histoire, le réel et l’imaginaire, la vie et sa mise en fiction...

    Minh Tran Huy, Magazine Littéraire, n° 457


      

    Hollandais baroudeur, Cees Nooteboom chronique quelques rencontres avec une gravité... exotique.

    littérature,hollande,nooteboom,traduction,cayenneC’est un personnage d’une nouvelle qui le fait remarquer. Le voyage et le romanesque, ça ne peut pas aller ensemble. Il y a bien un fantasme ou un idéal autour du voyage en mer. L’écrivain Cees Nooteboom le saccage en neuf récits très courts et saisissants. En bon Français, on restera scotché par « Le forçat amoureux », visite sensible du bagne de Saint-Laurent. Une lecture amère mais terriblement exotique. L’écrivain néerlandais décortique toute la mythologie du marin et des légendes autour. C’est un univers brutal, dénué de morale et de scrupule. Connu pour ses carnets de voyages, à travers l’Europe et le Suriname, Nooteboom raconte quelques rencontres. Il décrit un monde perdu, un temps terminé et des héros sacrifiés. Ses souvenirs sont vivaces et inspirent une écriture forte. On sent bien les embruns et les vapeurs d’alcool. La moiteur et la violence. Le sublime et le dérisoire. Ce sont des vies pathétiques qu’il croque en quelques lignes. Elles nous touchent par leur authenticité. Il y a des destins difficiles, des anecdotes étranges et surtout une Histoire qui n’est pas du tout glamour. Ce n’est pas du Jules Verne. C’est une réalité lointaine mais très franche. Nooteboom va à l’essentiel. En vieux briscard, il nous coupe le bec et sait raconter la vie sensationnelle des loups de mer. Sèche, son écriture est une escale délicate mais passionnante.

    Pierre Loosdregt (Etat-critique.com - 02/07/2011)

     

     

     

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    entretien avec Cees Nooteboom (en anglais) 

     long entretien Cees Nooteboom - A.S. Byatt : ici