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Qui Que Quoi

  • Bibliographie - Daniel Cunin

     

     

    La présente bibliographie est à peu près exhaustive. La quasi-totalité des titres mentionnés - hormis ceux des deux dernières rubriques -  sont des traductions d’ouvrages et de textes néerlandais.

     

     

    ROMANS - JOURNAUX INTIMES

     

    JAN FABRE, Journal de nuit II, 1985-1991, Paris, L’Arche, 2016.

    PHILIP MECHANICUS, Cadavres en sursis. Journal du camp de Westerbork, Paris, Notes de Nuit, 2016 (prépublication : « Westerbork. Vendredi 30 juillet », Septentrion, n° 1, 2015, p. 40-42).

    ADRIAAN VAN DIS, « Un grand maître spirituel », Septentrion, n° 2, 2016, p. 35-36 (prépublication d’un extrait du roman Ik kom terug à paraître aux éditions Actes Sud fin 2017.

    STEFAN BRIJS, Courrier des tranchées, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2015 (prépublication : « L’heure de l’ultimatum », Septentrion, n° 1, 2014, p. 10-12).

    WILLEM JAN OTTEN, Un homme par ouï-dire, Les Allusifs, 2014.

    ADRIAAN VAN DIS, Tête à crack, Actes Sud, 2014.

    JEROEN BROUWERS, Jours blancs, Gallimard, 2013 (prépublication d’un passage dans Septentrion, 2012, n° 1, p. 14-17).

    LEON DE WINTER, Le Droit au retour, Le Seuil, 2011.

    ABDELKADER BENALI, Le Tant attendu, Actes Sud, 2011.

    STEFAN BRIJS, Le Faiseur d’anges, Héloïse d’Ormesson, 2010 (prépublication dans Septentrion, n° 4, 2009, p. 56-60 sous le titre « Mordu par le diable »).

    WILLEM FREDERIK HERMANS, Ne plus jamais dormir, Gallimard, 2009.

    J. SLAUERHOFF, Le Royaume interdit, postface de Daniel Cunin, Circé, 2009.

    VONNE VAN DER MEER, Le Voyage vers l’enfant, Héloïse d’Ormesson, 2009.

    J. SLAUERHOFF, La révolte de Guadalajara, postface de Cees Nooteboom, Circé, 2008.

    ADRIAAN VAN DIS, Le Promeneur, Gallimard, 2008.

    WILLEM JAN OTTEN, La Mort sur le vif, Gallimard, 2007 (prépublication d’un passage dans Septentrion, 2007, n° 1, p. 29-31).

    WILLEM FREDERIK HERMANS, La Chambre noire de Damoclès, Gallimard, 2006 (prépublication d’un extrait dans Septentrion, n° 1, 2006, p. 36-38).

    VONNE VAN DER MEER, Le Bateau du soir, Héloïse d’Ormesson, 2006 (10/18 n° 4148).

    ANNELIES VERBEKE, Dors !, Mercure de France, 2005.

    VONNE VAN DER MEER, La Maison dans les dunes, Héloïse d’Ormesson, 2005 (10/18 n° 4036 sous le titre : Les Invités de l'île).

    STEFAN HERTMANS, À Merlebecque, 2005 (5 chapitres dont 3 en ligne).

    DAVID SANDES, La Méthode miraculeuse de Félix Bubka, Mercure de France, 2004.

    ADRIAAN VAN DIS, Fichue famille (roman en 60 tableaux dont l’un a paru dans la NRF, n° 564, janvier 2003, p. 198-203), Gallimard, 2003.

    LEON DE WINTER, La faim de Hoffman, en collaboration avec Philippe Noble, Le Seuil, 1996 (Points Seuil n° 1525).

     

    ROMANS JEUNESSE

     

    BART MOEYAERT, La rue des étoiles, Le Rouergue, 2013.

    BART MOEYAERT, Embrasse-moi, Le Rouergue, 2009.

    BART MOEYAERT, Frères, Le Rouergue, 2008.

    BART MOEYAERT, Oreille d'homme, Le Rouergue, 2006 (adapté pour la scène par le Théâtre des Trois Clous, Tours, 2013).

    BART MOEYAERT, C’est l’amour que nous ne comprenons pas, Le Rouergue, 2005.

    BART MOEYAERT, Nid de guêpes, Le Rouergue, 2005.

    ANNE PROVOOST, La Rose et le Pourceau, 2003 (début du roman).

     

     

    NOUVELLES – RECITS - CONTES

    Livres

    BIBI DUMON TAK, Une montagne de lettres pour saint Nicolas, De Dagen/bpost, 2011.

    EVELIEN VAN LEEUWEN, Modeste in Memoriam (récit autobiographique), Le Rocher, 2007.

    TOMAS LIESKE, Le petit-fils de Dieu en personne, Impasses de l’Encre, 2006 (trad. C. Mallet et M. Das sous la direction de D. Cunin).

    SIETSKE DE BOER, Années de plomb. Chronique d’une famille marocaine, Le Fennec, 2005.

    MARGA MINCO, T’as une sacrée chance toipostface de Dorian Cumps, dossier D. Cunin, Paris, Caractères, 2003.

    HAFID BOUAZZA, Les pieds d’Abdullah, Trouville/Mer, Le Reflet, 2003.

    LITTERATURE EN FLANDRE 33 auteurs contemporains, Bordeaux, Le Castor Astral, 2003 (« Hm » de Bart Moeyaert ; « Anguilles » de Jeroen Brouwers ; « Le beau laid, c’est pas si moche » de Tom Lanoye ; « Brikkeljon » de Leo Pleysier ; « Anna » de Walter van den Broeck).

    CEES NOOTEBOOM, Le matelot sans lèvres, Nantes, Le Passeur, 2002 (Folio n° 4234).

    AUX ORIGINES DU MONDE. Contes et légendes de Flandre, textes réunis et annotés par Marcel Van den Berg et Galina Kabakova, Paris, Flies France, 2000 (plusieurs textes repris dans différents volumes de la collection « La Caravane des Contes » chez le même éditeur).

    LOUIS COUPERUS, Les éventails - De ces Dames & des Femmes - Le jeune roy, Amsterdam, Éditions de la Baboulinie, 1993-1996 (3 éditions biblio- philiques).

     

    NOUVELLES – RECITS - CONTES

    Revues, Internet

    MARGRIET DE MOOR, « Deuxième fois » (nouvelle à paraître).

    SUS VAN ELZEN, « Une grande nostalgie », citybooks, 2014.

    MAXIM FEBRUARI, « Centre festif souterrain », citybooks, 2013. 

    TOM LANOYE, « Crime parfait », Deshima, n° 7, 2013, p. 241-256.

    FRANS KELLENDONK, « La girafe », Deshima, n° 7, 2013, p. 267-270.

    ATTE JONGSTRA, « La mort vient d’en bas. Promenades vénitiennes », citybooks, 2013.

    GUSTAAF PEEK, « 9 lettres à Maria M. », citybooks, 2013.

    SIMONE LENAERTS, « Un semblant de temps », citybooks, 2013.

    JEROEN VAN ROOIJ, « Labyrinthes », citybooks, 2012.

    J. SLAUERHOFF, « L’amphore », Septentrion, 2012, n° 4, p. 19-21.

    BART MOEYAERT, « Jusqu’à la tombée des pigeons », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    PASCALE PLATEL, « Yasmine Ben Mira », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    STIJN MEURIS, « Antipode », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    LUUK GRUWEZ, « En noir », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    TOMAS LIESKE, « Petit cheval », Deshima, n° 5, 2011, p. 157-163.

    WILLY SPILLEBEEN, « L’Escalier tournant », L’architecture pour la vie, La Lettre Volée, 2011, p. 83-89.

    BOB VAN LAERHOVEN, « Le Cœur ne se nourrit pas de mots », L’architecture pour la vie, La Lettre Volée, 2011, p. 209-218.

    HUBERT VAN LIER, « Le Bâtiment blanc à Vaulx-en-Velin », L’architecture pour la vie, La Lettre Volée, 2011, p. 171-176.

    HADEWIJCH, « Lettre 9. La neuvième lettre du recueil de la mystique Hadewijch », août 2010.

    LOUIS COUPERUS, « Les jumelles de théâtre » (p. 175-182), « Le jeune roi » (p. 183-191), « Incognito à Nice » (p. 199-204), « Le deuxième regard » (p. 205-211) et « Comment on écrit un roman » (p. 217-222),  Deshima, n° 4, 2010.

    ADRIAAN VAN DIS, « Après la cage, la jungle », décembre 2009.

    J. SLAUERHOFF, « L’agonie du vieux fou, entiché d’écriture », 2009.

    WILLEM JAN OTTEN, « Chronique d'un père qui devient fils », Deshima, n° 3, 2009, p. 433-449.

    VONNE VAN DER MEER, « L’Adieu à Phoebé », Deshima, n° 3, 2009, p. 423-431.

    ALEXANDER COHEN, « Un matin de mai à la mi-mars », 2009.

    K. SCHIPPERS, « Caché », Arts Le Havre 08, Biennale d’Art Contemporain, 7-30 juin 2008, p. 13-23.

    LOUIS COUPERUS, « Scheveningen » & « Les éventails », Deshima, n° 2, 2008, p. 155-158 et 207-210.

    ADRIAAN VAN DIS, « Langue libertine », Debout dans Babel. Langues en Europe, Ons Erfdeel, 2007.

    ADRIAAN VAN DIS, « Un quatrième étage à Paris (Carnet parisien) », Septentrion, n° 3, 2005, p. 39-45.

    ADRIAAN VAN DIS, « Monsieur Dubois (Carnet parisien) », Septentrion, n° 1, 2005, p. 53-55.

    ADRIAAN VAN DIS, « Vrai faux départ », meeting n° 3, 2005.

    DANIËL ROBBERECHTS, « Journal 01 09 69 – 12 0969 », A Prior Magazine, n° 20, Bruxelles, 2004, p. 266-270.

    ABDELKADER BENALI, « L’écrivain albanais », Tunis, L’Or du Temps, 2004, p. 15-18.

    HAFID BOUAZZA, « Archiviste », Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 62-65.

    LOUIS COUPERUS, « Le deuxième regard », Passeport, n° 8, Nantes, Le Passeur, 2002, p. 31-33.

    HARRY MULISCH, « La Hollande pour débutants », Le Bulletin de Lettre internationale, 10, Arte Éditions/Mille et une Nuits, printemps 1998, p. 86-90.

     

    POÉSIE

    Recueils, Plaquettes & Anthologies

    GERRY VAN DER LINDEN, Fauves des villes, anthologie, à paraître.

    Mais sublime comme un canon, poèmes d’Armando, Maarten van der Graaff, Els Moors et Peter Verhelst, Guide du visiteur, Exposition « Facing the Future. Art in Europa. 1945-1968 », Bruxelles, BOZAR, 24 juin-25 septembre 2016.

    THEO VAN DOESBURG / I.K. BONSET, Poèmes, Bruxelles, BOZAR, 2016 (plaquette publiée dans le cadre de l’exposition « Theo van Doesburg. Une nouvelle expression de la vie, de l’art et de la technologie. 26 février-29 mai 2016 »).

    WILLEM VAN TOORN, Une cage à la recherche d’un oiseau (anthologie), liminaire de Benno Barnard, Bruxelles, L’arbre de Diane, 2016 (coll° Soleil du Nord).

    PELOTON FANTÔME (traduction de Schaduwpeloton), Utrecht, Magonia, 2015 (recueil trilingue publié à l’occasion du départ du Tour de France 2015, 13 poèmes de Ruben van Gogh, Els van Stalborch, Alexis de Roode, Ingmar Heytze, Mark Boog, Fred Penninga, Peter Knipmeijer, Baban Kirkuki, Peter Drehmanns, Onno Kosters, Nanne Nauta, Vrouwkje Tuinman et Jan van der Haar, traduction anglaise de Michele Hutchison).

    PAUL BOGAERT, le Slalom soft, Liège, Tétras Lyre, 2015 - prépublication de 11 poèmes dans la plaquette « Paul Bogaert », Fonds Flamands des Lettres, 2009, de 7 poèmes dans Deshima, n° 4, 2010, p. 269-278, et de 6 poèmes dans Action poétique, n° 202, décembre 2010, p. 68-73.

    « Voix poétique de Flandre », Nunc, juin 2015, n° 36 (poèmes de Anton van Wilderode, Christine D’haen, Hubert van Herreweghen, Claude van de Berge, Patrick Lateur, Peter Holvoet-Hanssen).    

    Inuits dans la jungle, juin 2015, n° 6 (dossier « Poètes des Pays-Bas » : poèmes de Guillaume van der Graft – Willem van Toorn – Hans Tentije – Hester Knibbe – Robert Anker – Eva Gerlach – Huub Beurskens – Willem Jan Otten – Benno Barnard, dont certains traduits en collaboration avec Kiki Coumans, précédés du poème « Awater » de Martinus Nijhoff traduit par Paul Claes).

    PETER VERHELST, Des bestioles chaudes entre les cuisses, in 6/6 Six films d’Orsola Valenti réalisés d’après six soli de Cindy Van Acker, Coffret DVD, Genève, Cie Greffe, 2015.

    LUCEBERT, BERT SCHIERBEEK & SIMON VINKENOOG, « Poèmes », in EDY DE WILDE & ANDREA MÜLLER-SCHIRMER, Nono Reinhold. Grafiek. Gravures. Prints, Eindhoven, Lecturis & Peter Foolen Editions, 2013.

    POÈTES NÉERLANDAIS DE LA MODERNITÉ (1880-2010), anthologie sous la direction de Henri Deluy (poèmes de J.H. Leopold, Theo van Doesburg, G. Kouwenaar & Eva Gerlach – en collaboration avec Kiki Coumans –, J.J. Slauerhoff, H. Marsman, G. Achterberg, M. Nijhoff, Johan Andreas dèr Mouw, H.H. ter Balkt, Jaap Blonk, E. Jansma), Le Temps des Cerises, 2011.

    DIRK VAN BASTELAERE, Splash ! (anthologie), Les Petits Matins, 2011.

    LUCEBERT, ARMANDO, SIMON VINKENOOG, REMCO CAMPERT & BERT SCHIERBEEK, « Poèmes », in Pétra / Machu Picchu / Bolivie, coffret de trois livres de photographies de Nono Reinhold, Eindhoven, Peter Foolen Editions, 2010.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « 10 Poèmes », Printemps des Poètes de Namur, mars 2009, plaquette, Fonds Flamands des Lettres.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, Terre Mère et autres poèmes (plaquette), Berchem, Fonds Flamands des Lettres, 2005.

    LE CORTEGE FASTUEUX DE LA LANGUE. 18 poètes de Flandre occidentale (anthologie bilingue), Tielt, Lannoo, 2004 (poèmes de Gwy Mandelinck, Willy Spillebeen, Jan van der Hoeven & Guust Vermeille).

    ARJEN DUINKER, L’histoire d’une énumération (anthologie), Paris, Caractères, 2003.

    LITTERATURE EN FLANDRE 33 auteurs contemporains, Bordeaux, Le Castor Astral, 2003 (poèmes de Paul Bogaert, Dirk van Bastelaere & Peter Holvoet-Hanssen).

    LE VERRE EST UN LIQUIDE LENT 33 poètes néerlandais, Tours, Farrago, 2003 : poèmes de Jaap Blonk, Pieter Boskma, Arjen Duinker, Anna Enquist, Esther Jansma, Gerrit Kouwenaar, Marc Kregting & Erik Lindner.

    Po&sie, n° 103, mars 2003 (poèmes de Lucebert, Gerrit Kouwenaar, Arjen Duinker, Erik Lindner).

     

    POÉSIE

    Revues & autres

    ANNEMARIE ESTOR, « Échographie », 5 poèmes (à paraître).

    GERRY VAN DER LINDEN, « Choix de poèmes », Les Carnets d’Eucharis, mars 2016, p. 182-187.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Choix de poèmes », Les Carnets d’Eucharis, mars 2016, p. 173-181.

    TOM VAN DE VOORDE, « Poèmes », Deshima, n° 9, 2015, p. 265-275.

    FRANS BUDÉ, Chant de la Meuse, poème mis en musique par Jesse Passenier, Maastricht, Mater Mosa, mai 2015.

    PETER VERHELST, « 3 poèmes » (extraits du recueil de Wij totale clam)traduits dans le cadre de l’exposition « Echoes, Helmut Stallaerts meets the ING Collection », 19 mars - 14 juin 2015, ING Art Center, Bruxelles. 

    ROBERT ANKER, « Sept poèmes », Deshima, n° 8, 2014, p. 473-479 (en collaboration avec Kiki Coumans).

    PAUL CELAN, « Flocons noirs », in Benno Barnard, « Ode à personne », Pastoralia, octobre 2014, p. 244.

    PJEROO ROOBJEE, « Le jardin de l’amour », in Prose pour Rubens, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 10.

    ANNEMARIE ESTOR, « Les derniers mots de Bave-Molosse », in Prose pour Rubens, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 4-5.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Écoute, Cécile, les cerfs sortent du bois », in Prose pour Rubens, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 8.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Les porteurs », in poeti d’Europa, Istituto Italiano di Cultura de Paris, 2014, p. 11.

    GUILLAUME VAN DER GRAFT, « Parler à l’eau lente », mars 2014.

    TOM VAN DE VOORDE, « Trois poèmes : Demander à Shiva, Pendant ce temps dans la jungle, Le pique-nique des étrangers  » & « Un chercheur d’or m’explique », 2014.

    GUILLAUME VAN DER GRAFT, « 10 poèmes », Deshima, n° 7, 2013, p. 257-266 (en collaboration avec Fabrice Laforge).

    LUUK GRUWEZ, « La moustache de Flaubert », Deus ex machina, n° 142, 2013 (Le pot Belge), p. 7.

    F. STARIK, « N.N. » & « Dernier havre », Hoofddorp, Stichting Lira, 2013.

    JAN LAUWEREYNS, « Corroborazione », in Poésie pour Giorgio Morandi, Bruxelles, BOZAR, 2013, p. 7.

    MAUD VANHAUWAERT, « Cou », in Poésie pour Giorgio Morandi, Bruxelles, BOZAR, 2013, p. 10-11.

    GEERT BUELENS, « Massif (Temps de réaction) », in Guide du visiteur, exposition « Anish Kapoor – Large Mountain », 5 octobre 2013 – 5 janvier 2014, BOZAR, Bruxelles, 2013, p. 10.

    MARTIN REINTS, « Large Mountain », in Guide du visiteur, exposition « Anish Kapoor – Large Mountain », 5 octobre 2013 – 5 janvier 2014, BOZAR, Bruxelles, 2013, p. 14.

    ONNO KOSTERS, « Pesanteur et contrepoids » cytibooks, 2013 (en 2012, le poème « Alte Galerie, Schloss Eggenberg » a fait l’objet d’un poster accroché dans le métro bruxellois et exposé à la Gallerie Anspach). 

    GERRY VAN DER LINDEN, « Poèmes choisis », 2013.

    GERRIT KOUWENAAR, « Je n’ai jamais », janvier 2013 (traduit en collaboration avec traduction Lena Westerink, Yvonne Pétrequin, Ellen Le Lardic, Brigitte Zwerver-Berret & Vincent Folliet).

    J. SLAUERHOFF, « Compagnie de Mozambique » & « Vieux Coréen », Septentrion, 2012, n° 4, p. 22-26.

    ERIK LINDNER, « Charleroi » (10 poèmes), citybooks, 2012 (en 2014, le poème « Charleroi – VI » » a fait l’objet d’un poster accroché dans le métro bruxellois et exposé à la Gallerie Anspach). 

    HUUB BEURSKENS, « Le cabriolet », in Guide du visiteur, exposition « Contant Permeke », 11 octobre 2012 – 20 janvier 2013, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 6-8.

    H. H. TER BALKT, « La Belle au bois dormant », in Guide du visiteur, exposition « Contant Permeke », 11 octobre 2012 – 20 janvier 2013, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 15-16.

    ALFRED SCHAFFER, « À vue d’œil le jour s’est levé » & « À vue d’œil le jour tombe », in Guide du visiteur, exposition « Cy Twombly. Photographs 1951-2010 », 1er févier 2012 – 29 avril 2012, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 4-5.

    ROLAND JOORIS, « CY TWOMBLY : atelier », in Guide du visiteur, exposition « Cy Twombly. Photographs 1951-2010 », 1er févier 2012 – 29 avril 2012, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 15.

    BERNARD DEWULF, « Regarde », in Guide du visiteur, exposition « Cy Twombly. Photographs 1951-2010 », 1er févier 2012 – 29 avril 2012, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 17-18.

    ROZALIE HIRS, « Poèmes », Deshima, n° 6, 2012, p.363-372 (10 poèmes traduits par Kim Andringa en collaboration avec Daniel Cunin).

    VASALIS, « 10 poèmes », Deshima, n° 6, 2012, p. 373-382. 

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Sept poèmes », Deshima, n° 5, 2011, p. 319-327.

    HEDWIG SPELIERS, « Le nu provençal », mars 2011.

    JAAP ROBBEN, « Six poèmes », Deshima, n° 5, 2011, p. 329-334 (illustrations Benjamin Leroy).

    ASTRID LAMPE, « encore même endroit encore ma fourrure s’entrouvre », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    LUCIENNE STASSAERT, « En toutes mes fibres. Sur un autoportrait de Lucas Cranach », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    Stefan Hertmans, « Salomé tenant la tête de Jean-Baptiste, Cranach l’Ancien », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    HAN VAN DER VERGT, « Sur Le martyre de Sainte Catherine de Lucas Cranach », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    ANNA ENQUIST, « Jour d’hiver », août 2010.

    HANS ANDREUS, « Pour un jour de demain », août 2010.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Chant des Géants », texte d'une chanson interprétée par l’auteur, 2010.

    PAUL BOGAERT, « 7 poèmes (le Slalom soft) », Deshima, n° 4, 2010, p. 269-278.

    PAUL BOGAERT, « Piqûres », poème-vidéo, 2010.

    JAAP ROBBEN, « Comment nous sommes devenus voisins », Musée Valkhof, Nimègue, 2010 & « Toute l’eau vient-elle de nos chagrins ? », 2010.

    WILLY SPILLEBEEN, « La balançoire », février 2010.

    ERIK LINDNER, « L’auto-stoppeur et son accident (5 poèmes) », décembre 2009.

    RAMSEY NASR, « Je voudrais être deux citoyens », Passa Porta, 2009.

    GERRY VAN DER LINDEN, « Poèmes », Deshima, n° 3, 2009, p. 451-464.

    WILLEM JAN OTTEN, « BW-PLO », Deshima, n° 3, 2009, p. 450.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Quand Rimbaud tombe du ciel », juillet 2009.

    MARTINUS NIJHOFF, « Pierrot » & « Les soldats qui chantent », février 2009.

    MICHEL BARTOSIK, « 2 poèmes », février 2009.

    J. C. BLOEM, « Verlaine », février 2009.

    PAUL VAN OSTAIJEN, « Mélopée », février 2009.

    JAN ARENDS, « Je suis la soif », février 2009.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Cortège» et « Roza et la lune », in L'Europe en poésie de l’école au lycée, préface Xavier Darcos, CNDP, 2008.

    WILLIE SPILLEBEEN, « Poésie », in Luc Devoldere, Ces fleuves qui nous unissent. L’Escaut, la Meuse, l’Yser, la Lys, Ons Erfdeel, 2008.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Poèmes », Action Poétique, n° 185, 2006.

    K. MICHEL, « Au-delà de Bredene », Septentrion, n° 1, 2005, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 71.

    ALFRED SCHAFFER, « La description laisse encore beaucoup à désirer », Septentrion, n° 1, 2005, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 83.

    ARJEN DUINKER, « Dix paires d’yeux pour Yang Lian », Neige d’août, n° 10, printemps 2004, p. 41-46.

    ARJEN DUINKER, « Six poèmes », Estuaire, n° 117, Outremont, Canada, février 2004.

    MENNO WIGMAN, « 4 poèmes », Septentrion, n° 3, 2004.

    HAGAR PEETERS, « Lettre », Septentrion, n° 3, 2004.

    MUSTAFA STITOU, « Anton », Septentrion, n° 3, 2004, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 87.

    LEONARD NOLENS, « Je suis la lettre charnue », Septentrion, n° 1, 2004.

    MARTIN REINTS, « Retour au commencement », Septentrion, n° 1, 2004.

    ARJEN DUINKER, « Les désirs et les sens (poème à quatre voix) », Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 28-35.

    ARJEN DUINKER, « Trois poèmes », Estuaire, n° 113, Outremont, Canada, février 2003, p. 33-36.

    LUCEBERT, « Le nom marqué » (cycle de poèmes), Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 8-14.

    G. KOUWENAAR, « Regarde voir, ça a soufflé » (cycle de poèmes), Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 15-20.

    ERIK LINDNER, « Deux séries » (10 poèmes), Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 58-61.

    JAAP BLONK, « Week-end rando », Poem express, n° 50, Clermont l’Hérault, février 2003 (repris dans Action Poétique, n° 200, juin 2010).

    HESTER KNIBBE, « Retrouvailles », Septentrion, n° 3, 2003, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 55.

    TED VAN LIESHOUT, « Comment ça s’appelle », poème diffusé sur carte postale, 2003.

    ANNA ENQUIST, « Poèmes sur l’enfance », lectures publiques, 2002 (non publiés).

    ARJEN DUINKER, « La signification de l’eau », Septentrion, n° 3, 2001.

    WILLEM VAN TOORN, « Hans Memling », Septentrion, n° 2, 1999.

    TOON TELLEGEN, « Dieu est apparu », Septentrion, n° 2, 1999.

    GWIJ MANDELINCK, « Le chevalet », Septentrion, n° 2, 1999.

    ESTHER JANSMA, « 5 poèmes », Noir sur Blanc, une anthologie de Henri Deluy, Fourbis, 1998, p. 265-268.

    ESTHER JANSMA, « 3 poèmes », Le Journal, Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne, n° 20, juin 1997.

    ROBERT ANKER, « 3 poèmes », Septentrion, n° 4, 1997, p. 26-33.

    HERMAN DE CONINCK, « Là-bas » & « Traces de doigts sur la vitre », Septentrion, n° 3, 1997, p. 9-11.

    JUDITH HERZBERG, « 3 poèmes », Septentrion, n° 3, 1997, p. 44-47.

    MARGREET SCHOUWENAAR, « Poèmes »,  Septentrion, n° 2, 1997.

    DIRK VAN BASTELAERE, « 3 poèmes », Septentrion, n° 1, 1996, p. 38-42.

     

    THÉÂTRE

     

    JEROEN BROUWERS, EMI (expérience de mort imminente), théâtre Walpurgis, 2011.

    CHARLEY TOOROP, Je n’ai qu’un seul seigneur et maître : mon travail - Charley Toorop dans ses lettres à Arthur Lehning, Monologue, lecture à l’Institut Néerlandais le 8 avril 2010 (non publié).

    STEFAN HERTMANS, Mind the Gap (1. Antigone), lecture au Festival d’Avignon 2005.

    WILLEM JAN OTTEN, Une neige (acte 3), non publié.

     

     

    ALBUMS ILLUSTRÉS

    (tous publiés aux éditions du Rouergue, Rodez)

     

    GEERT DE KOCKERE (texte) & KAATJE VERMEIRE (illustrations), La Grande dame et le petit garçon, 2010.

    BART MOEYAERT (texte) & KATRIEN MATTHYS (illustrations), Le Maître de tout, 2008.

    GEERT DE KOCKERE (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Prélude à un amour brisé, 2008.

    PIETER VAN OUDHEUSEN (texte) & GOELE DEWANKEL (illustrations), La Fille sans cœur, 2007.

    EDWARD VAN DE VENDEL (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Frisson de fille, 2007.

    GEERT DE KOCKERE (texte) & NOKE VAN DEN ELSACKER (illustrations), Waouw! Petit Navire !, 2007.

    PIETER VAN OUDHEUSEN (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Mon ombre et moi, 2006.

    BART MOEYAERT (texte), WOLF ERLBRUCH (illustrations) & WIM HENDERICKX (musique), Olek a tué un ours (album jeunesse + CD), 2006.

    ED FRANCK (texte) & CARLL CNEUT (illustrations), On se reverra ?, 2005

    EDWARD VAN DE VENDEL (texte) & CARLL CNEUT (illustrations), Pagaille, 2005.

    EDWARD VAN DE VENDEL (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Rouge Rouge Petit Chaperon rouge, 2003.

    BART MOEYAERT (texte) & WOLF ERLBRUCH (illustrations), Moi, Dieu et la Création, 2003.

    GEERT DE KOCKERE (texte) & SABIEN CLEMENT (illustrations), Amourons-nous, 2003.

     

     

    ARTS – HISTOIRE (LITTERAIRE) - SCIENCES HUMAINES

    livres - catalogues

     

    ED VAN DER ELSKSEN, Eye love you, Eindhoven/Amsterdam, Lecturis/Bas Lubberhuizen, 2016.

    TILL-HOLGER BORCHERT, Peinture flamande, Citadelles & Mazenod, 2014 (traduction des chapitres : Maître de Francfort, Joachim Patinir, Jan Gossart, Joos van Cleve, Pieter Brueghel l’Anclen, Pierre Paul Rubens, Antoine van Dyck, Jacob Jordaens, Jan Brueghel l’Ancien, Willem van Haecht).

    JAN DIBBETS, Domaine d’un rouge-gorge / Sculpture 1969, Brest, Zédélé, 2014.

    EDY DE WILDE & ANDREA MÜLLER-SCHIRMER, Nono Reinhold. Grafiek. Gravures. Prints, Eindhoven, Lecturis & Peter Foolen Editions, 2013.

    REM KOOLHAAS, MATHIEU LOMMEN & IRMA BOOM, Irma Boom – L’architecture du livre 2013-1986, Eindhoven, Lecturis, 2013.

    LUUK VAN MIDDELAAR, Le Passage vers l’Europe, Collection Bibliothèque des Sciences humaines, Gallimard, 2012 (en collaboration avec Olivier van Wersch-Cot).

    Hommage à l’art du dessin. Une sélection de dessins de la Collection Frits Lugt par Paul van der Eerden complétée d’un choix de dessins contemporains, exposition présentée à l’Institut Néerlandais, 12 mai - 4 juillet 2010, Paris-New York, Le Passage/Fondation Custodia, 2010 (textes de Marieke Wiegel, Mária van Berge-Gerbaud/Paul van der Eerden).

    TOINE HORVERS, Writing lecture, Paris, Christophe & Nathalie Daviet-Thery, 2010.

    EDY DE WILDE, CAREL BLOTKAMP, JEAN-CLARENCE LAMBERT, ANDREA MÜLLER-SCHIRMER, ELS BARENTS, HENDRIK DRIESSEN, JAN VAN ADRICHEM & HUIB SOWDEN, « Textes », in Pétra / Machu Picchu / Bolivie, coffret de trois livres de photographies de Nono Reinhold, Eindhoven, Peter Foolen Editions, 2010.

    MARJA BOSMA, Charley Toorop. Dessins. Lettres, catalogue de l’exposition présentée dans les salon de l’Hôtel Turgot, 18 février - 11 avril 2010, Fondation Custodia, 2010.

    Kiki Lamer – HEADS, Paris/Utrecht, Institut Néerlandais/Centraal Museum, 2010 (édition bilingue version anglaise Beth O’Brien/version française Daniel Cunin, textes de Rudi Fuchs, Marja Bosman & Marieke Wiegel/Jeanne Wikler).

    BART VERSCHAFFEL, Essais sur les genres en peinture : nature morte, portrait, paysage, Bruxelles, La Lettre volée, 2008.

    FRANK VANDE VEIRE, Prenez et mangez, ceci est votre corps, Salo ou les 120 jours de Sodome de Pier Paolo Pasolini, Bruxelles, La Lettre volée, 2008.

    AD PETERSEN, Sandberg, graphiste et directeur du Stedelijk Museum, Paris, Institut Néerlandais-Xavier Barral, 2007.

    LES MESSAGES DE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES, Paris, Téqui, 2006 (en collaboration avec le père Jean-Bernard).

    LEO COPERS / GUY ROMBOUTS. Roskamstraat 13 (catalogue d’exposition), Bruges, Die Keure, 2004.

    BART VESCHAFFEL, à propos de Balthus. Le Roi des chats. Le regard sondeur, Gand, A&S/books, 2004.

    EMMANUEL WAEGEMANS, Histoire de la littérature russe, Toulouse, PUM, 2003.

    WILLEMIJN STOKVIS, CoBrA, Gallimard, 2001 (en collaboration).

    ANA TORFS, Du Mentir-Faux, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2000.

    HISTOIRE DE LA LITTERATURE NEERLAN- DAISE, (dir.) H. Stouten, J. Goodegebuure & F. van Oostrom, Paris, Fayard, 1999 (en collaboration).

    BART VERSCHAFEEL, Pygmalion ou rien. Œuvres photographiques de Jan Vercruysse, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 1998.

    ISABELLA LANZ, Family Affairs, Amsterdam, Bevrijding, novembre 1998.

    Joos Verdegem (1897-1957). Een Vlaamse Parisien. Un Parisien flamand, Amsterdam, De Brakke Grond/Maison Descartes, 1997 (textes de Willem Elias, Katrine Noblesse & Cees Straus, traduction Philippe Noble & Daniel Cunin).

    PIET SWIMBERGHE & JAN VERLINDE, Vivre à Bruxelles, Lannoo, 1997.

    ERIK VAN DER SPEK, Une langue dans laquelle vivre. Portrait de la Nederlandse Taalunie, La Haye, NTU, 1996.

    HAROLD VAN DE PERRE, Van Eyck. L’Agneau mystique, Paris, Gallimard, 1996.

    ANDRÉE SCUFFLAIRE, JEAN DUGNOILLE & JOOST DE GEEST, Le Château de Belœil, Gand, Ludion, 1994.

    MUSEE ROYAL DE L’AFRIQUE CENTRALE TERVUREN, Thys van den Audenaerde (dir.), Gand, Ludion, 1994.

    LA SEDUCTION DES MASSES. Les années 30 en Belgique, Gand, CGER-Ludion, 1994 (en collaboration).

     

    ARTS – HISTOIRE LITTERAIRE - SCIENCES HUMAINES

    Articles

     

    FRANK REIJNDERS, « La texture de la pâte en close-up », in David Reed, PARIS, Galerie, Xippas (à paraître).

    JAN GERRIT VAN GELDER, « Symbolisme, réalisme et le Nouveau Mouvement au début du XXe siècle », Neil McWilliam, Constance Moréteau et Johanne Lamoureux (réd.), Histoires sociales de l’art. Une anthologie critique (vol. 1), Dijon/Paris, Les Presses du réel/INHA, 2016, p. 314-328.

    WILLEM BONGERS-DEK, « Avant-propos », in Mais sublime comme un canon, Guide du visiteur, Exposition « Facing the Future. Art in Europa. 1945-1968 », Bruxelles, BOZAR, 24 juin-25 septembre 2016, p. 1-2.

    LAURENS HAM, « Introduction », Poèmes de I.K. Bonset, plaquette publiée dans le cadre de l’exposition « Theo van Doesburg. Une nouvelle expression de la vie, de l’art et de la technologie. 26 février-29 mai 2016 », p. 1.

    BENNO BARNARD, « Communiqués de presse mythiques », liminaire à l’anthologie de WILLEM VAN TOORN, Une cage à la recherche d’un oiseau, Bruxelles, L’arbre de Diane, 2016 (coll° Soleil du Nord), p. 5-7.

    NIENKE BAKKER, « Maisons closes. Le bordel comme sujet moderne », in Splendeurs & misères. Images de la prostitution (1850-1910), catalogue de l’exposition 22 septembre 2015 - 20 janvier 2016, Paris, Flammarion/Musée d’Orsay, p. 118- 173.

    ROBERT LEMM, « Borges inquisiteur », Pastoralia, n° 8, 2015, p. 16-17.

    BENNO BARNARD, « Cher Cédric », in Cédric Gerbehaye, D’Entre eux, Marseille, Le Bec en l’air, 2015, p. 130-135.

    TOM VAN DE VOORDE, « Jean-Philippe Toussaint », in Les Belges. Une histoire de mode inattendue, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 3.

    JAN DE HEER, « Polychromie », in Le Corbusier - Mesures de l’homme, catalogue de l’exposition Paris, Centre Pompidou, 29 avril 2015 - 3 août 2015, p. 178-183.

    ELS MOORS, « Johann Sebastian Bach. Musique pour la gloire de Dieu et le délassement des âmes », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 21-22.

    YVES PETRY, « Ludwig van Beethoven. Un homme tout de suite plus accompli », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 23-24.

    WESSEL TE GUSSINKLO, « Anton Bruckner. Bruckner, le promeneur », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 32-34.

    CHRISTOPHE VEKEMAN, « Sufjan Stevens. La douleur qui rend palpable Sufjan Stevens », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 38-39.

    BENNO BARNARD, « Préface », dossier « Poètes des Pays-Bas », Inuits dans la jungle, n° 6, 2015, p. 3-6.

    ANNELIES VERBEKE, « Le sang », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 52-53.

    BENNO BARNARD, « Arthur, roi d'une île érotique (sur King Arthur de Purcell) », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 9-10.

    BART MOEYAERT, « Reine de la munificence (sur Cecilia Bartoli) », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 38-40.

    SASKIA DE COSTER, « Bonjour p'tit homme (sur la musique électronique) », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 13-14.

    MATTHIJS DE RIDDER, « Cher Roscoe Mitchell », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 18-19.

    PETER VERMEERSCH, « L’obscurité s’efface (sur la musique des Balkans », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 57-58.

    TOM VAN DE VOORDE, « Avant-propos » & « Notices », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 5.

    BENNO BARNARD, « Ode à Personne », Pastoralia, octobre 2014, p. 244-245. 

    X, « Voyage des les Pyrénées, II. À Orthez chez Francis Jammes. 1920 », Cahiers Francis Jammes, n° 2-3, 2014, p. 112-116.

    FRED LEEMAN, « Symbolisme et religion. Émile Bernard et le sens de l'art » & « Notices », in Émile Bernard 1868-1941, 16 septembre 2014 - 5 janvier 2015, Musées d’Orsay/Flammarion, 2014, pp. 10-21, 56-72, 80, 84-85, 90-98, 102, 106, 112, 124 et 194.

    SANDER PAARLBERG & HENK SLECHTE, « Introduction : Guillaume II, Roi des Arts », Une passion royale pour l'art. Guillaume II des Pays-Bas et Anna Pavlovna, Zwolle, WBOOKS, 2014, p. 15-29.

    ELLINOOR BERGVELT, « Les collections d’art et le musée du roi Guillaume II », Une passion royale pour l’art. Guillaume II des Pays-Bas et Anna Pavlovna, Zwolle, WBOOKS, 2014, p. 83-109.

    PAUL REM, « Meubles et objets décoratifs dans les palais de Guillaume II et d’Anna Pavlovna », Une passion royale pour l’art. Guillaume II des Pays-Bas et Anna Pavlovna, Zwolle, WBOOKS, 2014, p. 145-157.

    ANTON HERBERT, « Use Me » & « Genuine Conceptualism », expositions Herbert Foundation, 3 juillet - 8 novembre 2014, Gand.

    KOEN BRAMS, ULRIKE LINDMAYR & DIRK PÜLTAU, « La morte addosso. La production artistique (anonyme) d’Alessandro et de Schède (1966-1980) », exposition 3 mai 2014 – 29 juin 2014,  LLS 387 ruimte voor actuele kunst, Anvers.

    LUUK VAN MIDDELAAR, « Oui, l’Europe est politique », Le Monde, 23 mai 2014.

    ADRIENNE VAN VULPEN, « Tout voyage commence par un premier pas », Happinez,  n° 1, 2014, p. 8-13.

    DIRK MULDER, « Sur les pas du Bouddha », Happinez,  n° 1, 2014, p. 28-39.

    X, « Et si on éteignait », Happinez,  n° 1, 2014, p. 85-95.

    GEERTJE COUWENBERGH, « La magie de l’Esprit neuf », Happinez,  n° 1, 2014, p. 96-98.

    CHRISTINE PANNEBAKKER, « La fin, nouveau commencement », Happinez,  n° 1, 2014, p. 101.

    RINSKE HILLEN, « Albert Einstein, le curieux de Dieu », Happinez,  n° 1, 2014, p. 102-106.

    NIENKE BAKKER, «  Van Gogh l’épistolier » & « Neuf notices », in Van Gogh – Artaud. Le suicidé de la société, Paris, Musée d’Orsay / Skira, 2014, p. 46-61 et pp. 84, 92, 102, 144, 146, 150, 152, 158 et 170.

    NIENKE BAKKER, «  La violence tragique d’une tache noire », in Félix Vallotton. Le feu sous la glace, Paris, Musée d’Orsay, 2013, p. 142.

    JOOST VANDER AUWERA, « Jordaens, un artiste mal compris. État actuel de la recherche » et « Notice », in Alexis Merle du Bourg (dir.), Jordaans 1593-1678, Paris-Musées, 2013, p. 34-49 et  p. 104.

    DIRK VAN WEELDEN, « C’est fini, ça commence », Studio Paradiso. Max Natkiel, Voetnoot, 2013,  p. 599-603.

    TOM VAN DE VOORDE, « Postface » & « Les poètes », in Guide du visiteur, exposition « Anish Kapoor – Large Mountain », 5 octobre 2013 – 5 janvier 2014, BOZAR, Bruxelles, 2013, p. 18-19 et p. 20-22.

    SANDER PAARLBERG, « Les esquisses à l’huile d’Ary Scheffer », in Sophie Eloy (dir.), Esquisses peintes de l’Époque romantique. Delacroix, Cogniet, Scheffer…, Musée de la Vie romantique, 17 septembre 2013 – 2 févier 2014, Paris-Musées, 2013, p. 82 -89.

    ANSJE VAN BEUSEKOM & CAREL BLOTKAMP, « Piet Mondrian, Composition n° 5 avec plans de couleur 5, 1917 », in Angela Lampe (dir.) Vues d’en haut, Centre Pompidou-Metz, 2013, p. 116-119.

    TOM VAN DE VOORDE, « Postface » & « Les poètes », in Poésie pour Giorgio Morandi, Bruxelles, 2013, p. 15-16 et 17-19.

    GRAINDELAVOIX, « Muntagna nera »,Virgin Classics, 2012 (traduction du livret accompagnant le CD).

    PAUL ROTH, « Laissez-passer », in Charlotte Dumas, Companion. Polaroids 2002-2012, Filigranes Éditions / Institut néerlandais, 2012, p. 6-20.

    MARIEKE WIEGEL, « Postface » et « Notices », in Charlotte Dumas, Companion. Polaroids 2002-2012, Filigranes Éditions / Institut néerlandais, 2012, p. 106-110.

    JOHAN VANDENBROUCKE, « Le mémorial de papier de Jeroen Brouwers », Septentrion, 2012, n° 1, p. 9-13.

    STEFAN BRIJS, « Genèse du Faiseur d’anges », novembre 2011.

    CAREL BLOTKAMP, « Haut, bas, gauche, droite. Sur l’orientation des tableaux de Mondrian », Les Cahiers du Musée national d’art moderne, n° 114-115, hiver 2010/printemps 2011, p. 74-97.

    ERIK LINDNER, « Préface », in Poètes néerlandais de la modernité. Anthologie, Le Temps des Cerises, 2011.

    THEO VAN DOESBURG, « Esthétique-lumière et esthétique-temps (film) », De Stijl 1917-1931, Éditions du Centre Pompidou, 2010, p. 253-254.

    DE TERRE ET DE FEU, l’aventure de la céramique européenne, « 2 notices », catalogue d’exposition, Limoges, 2010.

    ROLAND JOORIS, « Solesmes » (sur Pierre Reverdy), Deshima, n° 4, 2010, p. 265-268.

    MARJA BOSMA, « Surtout, pas de principes ! », in Charley Toorop, Paris Musées, 2010, p. 12-77.

    CAREL BLOTKAMP, « Sous le Repas des Amis », in Charley Toorop, Paris Musées, 2010, p. 78- 89.

    WIM VAN SINDEREN, « Postface », in G.P. Fieret, Anvers/La Haye, Voetnoot/Fotomuseum Den Haag, 2010.

    RAYMOND J. BENDERS, « Solitude, ma mère» (essai sur W. F. Hermans), Deshima, n° 3, 2009, p. 465-477.

    GEERT MAK, « Le Mercator sapiens » (extrait), Passa Porta, 2009.

    Livret Bart Moeyaert, Éditions du Rouergue, octobre 2008.

    PAUL HUVENNE, « Cher Jan Fabre », in Jan Fabre au Louvre. L’ange de la métamorphose, Musée du Louvre/Gallimard, 2008, p. 15-19.

    HILDE HEYNEN, « L’inscription du genre dans l’architecture », Perspective, La revue de l’INHA, 2007, n° 4, p. 693-708.

    BART VERVAECK, « Respecter l’énigmatique : l’œuvre de Willem Jan Otten », Septentrion, n° 1, 2007, p. 25-29. 

    G.F.H. RAAT, « Telle une tumeur au cerveau : l’écriture romanesque de Willem Frederik Hermans », Septentrion, n° 1, 2006, p. 33-35.

    ROKUS HOFSTEDE, « Willem Frederik Hermans et la putain de Bruxelles », Septentrion, n° 1, 2006, p. 39-41.

    W. DE GRAAF, « La soirée dada de Haarlem (11 janvier 1923) » & L.J. JORDAAN, « Dada à Amsterdam », in Marc Dachy, archives dada, Paris, Hazan, 2005, p. 368-374 et p. 374-375.

    PIERRE VINKEN, « Paul-Louis Courier en Hollande », Cahiers Paul-Louis Courier, T. IV, n°1, mai 2005, p. 29-34.

    DIRK PÜLTAU, « Le chanteur aveugle et le compositeur absent. Musique et interdisciplinarité dans deux œuvres d’Ana Torfs », A Prior Magazine, n° 20, Bruxelles, 2004, p. 260-266.

    KOEN BRAMS, « À propos d’un extrait du “Journal” de Daniël Robberechts », Prior Magazine, n° 20, Bruxelles, 2004, p. 270-272.

    ARJEN DUINKER, « Oiseau, verbe, boue (sur Yang Lian) », Neige d’août, n° 10, printemps 2004, p. 48-50.

    MARLEEN RENSEN, « “Malraux ?… alors vous êtes Paul Nizan…” L’amitié entre André Malraux et Paul Nizan dans les années 30 », ADEN, n° 2, octobre 2003.

    ERIK LINDNER, « La poésie néerlandaise : si on regarde bien », Po&sie, n° 103, mars 2003, p.  5-7.

    RONALD BOS, « Gisela Dischner : à propos de sa liaison secrète avec Paul Celan », Fin, Paris, Pierre Brullé, janvier 2003, p. 49-61.

    CATHERINE ROBBERECHTS, « Ana Torfs – Elective Affinities / The Truth of Masks & Tables of Affinities (2000-2002) », in ForwArt, Bruxelles, BBL, 2002.

    CHRISTEL VESTERS, « Indivisuals », Acomplexnieuwspaper, Artimo, Amsterdam, 2002.

    HERWIG TODTS, « Ensor – Wouters et vice-versa. Des quiproquos autour du modernisme », in Rik Wouters. Des origines à l’œuvre, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2002, p. 223-237.

    HANNA STOUTEN, « Les cercles littéraires aux Pays-Bas : un mythe ? », Études germaniques, avril-juin 2001, p. 219-230.

    HANNA STOUTEN, « Hella S. Haasse ou des constantes dans une variété de décors », Études Germaniques, janv-mars 1999, p. 15-22.

    BATTUS (= Hugo Brandt Corstius), « Amis accidentels », Formules, n°2, 1998 (dossier : Traduire la contrainte).

    ABRAM DE SWAAN, « Pour une sociologie de la société transnationale », Revue de synthèse, t. 119, n° 1 janv-mars 1998, p. 89-111 (en collaboration avec M. Engelberts).

    JOKE J. HERMSEN, « Renversements », Les Cahiers du Grif, numéro spécial Sarah Kofman, printemps 1997, p. 107-128.

    AD ZUIDERENT, « À la recherche du village dans la ville : le poète Robert Anker », Septentrion, n° 4, 1997, p. 22-25.

    HUGO BREMS, « Herman de Coninck : le réconfort d’une comparaison », Septentrion, n° 3, 1997, p. 3-8.

    PIERRE H. DUBOIS, « Judith Herzberg : un regard sur le réel », Septentrion, n° 3, 1997, p. 40-43.

    JEROEN VULLINGS, « Le roman-fleuve de J.J. Voskuil », Septentrion, n° 2, 1997, p. 77-79.

    DIRK DE GEEST, « Poésie de langue néerlandaise : le dernier cru »,  Septentrion, n° 2, 1997, p. 23-26.

    WIM DE POORTER, « Cinéma. Tout doit disparaître ! », Septentrion, n° 1, 1997, p. 70-71. 

    REINIER SALVERDA, « Stendhal et les Pays-Bas », Septentrion, n° 3, 1996, p. 72-74.

    HANS GROENEWEGEN, « K. Schippers, Prix P.C. Hooft 1996 », Septentrion, n° 3, 1996, p. 77-79.

    KEES MIDDELHOFF, « La Frise : une province néerlandaise qui n’a pas sa pareille », Septentrion, n° 2, 1996, p. 17-23.

    BERNARD DEWULF, « Éphémère et infinie vie du poème : la poésie de Dirk Van Bastelaere », Septentrion, n° 1, 1996, p. 35-37.

    MARK DELAERE, « Contrepoint et créativité : le langage musical de Rafaël D’Haene », Septentrion, n° 4, 1995, p. 59-63. 

    GERDIN LINTHORST, « Le Festival international du cinéma de Rotterdam 1995 ou la primauté donnée aux réalisateurs », Septentrion, n° 2, 1995, p. 69-72.

    LUC FRANÇOIS, « La Belgique française (1792-1815) », Septentrion, n° 2, 1995, p. 76-78.

    HANS VANACKER, « Dolf Verspoor (1917-1994) : la traduction conçue comme un art », Septentrion, n° 1, 1995, p. 77-78.

    JEF LAMBRECHT, « Henri Evenepoel où la carrière éphémère d'un peintre talentueux », Septentrion, n° 4, 1994, p. 62-64.

    ERIK BRACKE, « L’art d’Henri-Victor Wolvens », Septentrion, n° 3, 1994, p. 66-68.

    LAURAN TOORIANS, « La réhabilitation de Marie de Hongrie aux Pays-Bas », Septentrion, n° 1, 1994, p. 72-73.

    RUDI WESTER, « La littérature de voyage de langue néerlandaise : un genre florissant », Septentrion, n° 1, 1994, p. 11-16.

    ANNE-MARIE MUSSCHOOT, « Les cent ans de ‘’Van Nu en Straks’’ », Septentrion, 1993, n° 4, p. 78-79.

    HERWIG TODTS, « Cobra : de retour à Liège », Septentrion, n°3, 1993, p. 65-66.

    HENK TE VELDE, « Le libéralisme en France, aux Pays-Bas et en Europe », Septentrion, n°3, 1993, p. 73-74.

    ERIK SLAGTER, « Corneille par lui-même », Septentrion, n°2, 1993, p. 12-17.

    JULEKE VAN LINDERT, « Kees Timmer ou l’admiration pour les animaux », Septentrion, n°2, 1993, p. 65-66.

    JEROEN VULLINGS, « Harry Mulisch : beauté, grâce et talent », Septentrion, n°1, 1993, p. 80-82.

    HENK VAN GELDER, « Jan Gerhard Toonder (1914-1992) », Septentrion, n°4, 1992, p. 80-81.

    PAUL VAN AKEN, « Cees Nooteboom : Philippe et les autres », Septentrion, n°3, 1992, p. 75-76.

     

    BANDES DESSINEES

     

    Maarten Vande Wiele, ABBA cherche Frieda, Vraoum !, 2016.

    Mark Hendriks, Les Sentiers du Nirvana, Warum, 2016.

    Willy Linthout, Années de l’Éléphant, Presque Lune, 2015.

    Typex, Rembrandt, Casterman, 2015.

    Kamagurka & Herr Seele, Cowboy Henk. L’art actuel, Fremok, 2015.

    Simon Spruyt, Junker, Cambourakis, 2015.

    Barbara Stok, Vincent, Emmanuel Proust, 2015.

    NIX, Le Journal de Kinky & Cosy, Festival dAngoulême, VFL, 2015.

    Guido van Driel, Les visiteurs, L’agrume, 2014.

    Maarten Vande Wiele, Monsieur Bermutier, Casterman, 2014.

    Maarten Vande Wiele, I Fucking Love Paris, Casterman, 2014.

    Kamagurka & Herr Seele, Cowboy Henk. Histoire de la Belgique, Fremok, 2014 (prépublication des planches dans le quotidien belge Le Soir).

    Kamagurka & Herr Seele, Cowboy Henk, Fremok, 2013.

    Bangarang, magazine sur la BD flamande présenté à Angoulême, Fonds Flamand des Lettres, 2013.

    Joost Swarte, Total Swarte, Denoël Graphic, 2012, préface de Cris Ware, traduit par Lili Sztajn & Corinne Julve (anglais) & Daniel Cunin (néerlandais).

    Conz, Quelque part les Étoiles, Même Pas Mal, 2011.

    Ersel-Renot, Médée (I). La Toison d'or, Casterman, 2009.

    Ersel-Renot, Médée (II). L'Or de Byzance, Casterman, 2010.

    Ersel-Renot, Médée (III). L'Épée de Troie, Casterman, 2011.

    Ersel-Renot, Les Voiles (I). Orient, Casterman, 2011.

    Ersel-Renot, Les Voiles (II). Le labyrinthe, Casterman, 2013.

    Ferry-Jacques Martin, Bruges. Les Voyages de Jhen, Casterman, 2011 (texte de Marc Ryckaert).

    Steven Dupré, Midgard, I (L'Invasion / L'Évasion), Casterman, 2011 (en collaboration avec Marie-Fred Walravens).

    Randall.C, Les Somnambules, Casterman, 2009.

     

    SOUS-TITRAGE

    Épisodes 2, 6 et 8 de la série néerlandaise CapsClub (Le roi de pique), Innervision, Strasbourg, 2014.

     

    TRADUCTIONS NON PUBLIÉES

    ABDELKADER BENALI, « Proust et la jambe de mon frère ».

    J. BERNLEF, Éclipse (un extrait du roman).

    ANNA BLAMAN, « Mon propre moi ».

    F. BORDEWIJK, « Sur la tombe d’Aloysius Betrand » & « Éloge funèbre d'un vieux bon vivant, tenu par un de ses héritiers ».

    QUENTIN BUVELOT, « Une nouvelle aile pour le Mauritshuis ».

    C.C.S. CRONE, « Le trombone à coulisse ».

    ESTHER GERRITSEN, « Greenwich 1894 » & « Avant de me frapper ».

    STEFAN HERTMANS, « Vestiges sacrés ».

    GERARD REVE, « Vin ».

    DAVID SANDES, « Faim ».

    F. SPRINGER, « André Malraux au Bangladesh ».

    PIERRE VINKEN, « Les journaux d’Eillert Meeter (1818-1862) ». 

     

     

    CONTRIBUTIONS DU TRADUCTEUR

     

    « Panorama 1938. Un demi-siècle de littérature néerlandaise », avril 2016.

    « Le tour d’adresse de Philip Mechanicus », liminaire à PHILIP MECHANICUS, Cadavres en sursis. Journal du camp de Westerbork, Paris, Notes de Nuit, 2016, p. 7-14.

    « Femmes poètes. Une ‘’suave magicienne’’ amoureuse de la Holland », mars 2016.

    « Les Sept degrés de l’échelle d’amour spirituel, réédition d’une œuvre de Jean Ruysbroeck dans la traduction de Claude-Henri Rocquet », mars 2016.

    « Là où il y a du textile, il y a des fantômes », postface au recueil le Slalom soft de Paul Bogaert, Liège, Tétras Lyre, 2015.

    « Voix poétiques de Flandre. Présentation », Nunc, n° 36, juin 2015, p. 109-110.

    « Les peintres d’Eric Min. Un entretien avec le biographe de James Ensor et de Rik Wouters », novembre 2014.

    « Le livre bleu nuit », novembre 2014.

    « Le peintre Thomas Cool », novembre 2014.

    « Fac et spera. Achille Millien traducteur des poètes d’expression néerlandaise », novembre 2014.

    « Au sujet de Mischa. Compte rendu de l’ouvrage de Jan Willem Regenhardt : Mischa’s spel en de ondergang van de familie Hillesum (Le jeu de Mischa et la fin de la famille Hillesum, suivi d’une postface sur l’œuvre musical de Mischa Hillesum par Leo Samama), Amsterdam, Balans, 2012 », NUNC, n° 34, octobre 2014, p. 33-34 (dossier Etty Hillesum).

    « Un Hollandais chez Francis Jammes », Cahiers Francis Jammes, n° 2-3, octobre 2014, p. 105-111.

    « Forces occultes aux Indes néerlandaises. Un roman de Louis Couperus lu par Alexandre Cohen », août 2014. 

    « Ruysbroeck selon Claude-Henri Rocquet. À l’occasion de la réédition de Ruysbroeck l’admirable », août 2014.

    « Métiers Divins. Jean de Boschère salué par Camille Mauclair », août 2014.

    « ‘‘L’illusion merveilleuse de nos rêves…’’ Quelques lignes de Frederik van Eeden », juillet 2014.

    « Un maître inconnu : Guido Gezelle. Guido Gezelle par Camille Melloy », juillet 2014.

    « L’Art de Félix Timmermans. Félix Timmermans selon Camille Melloy », mai 2014.

    « Un traducteur naturiste et crématiste : Andries de Rosa et la France », mai 2014.

    « Bagarre en pantoufles. Un épisode de la vie d’Alexandre Cohen », avril 2014.

    « Louis Couperus à Carthage. Un dandy pugiliste », avril 2014.

    « Isräel Quérido poète et guide. Henri Barbusse, préfacier et thuriféraire », mars 2014. 

    « Entre Psaume et Lucifer. Emanuel Hiel (1834-1899) », novembre 2013.

    « L’autre Van Dongen : Jean van Dongen, sculpteur et céramiste », octobre 2013.

    « Le Poète est mort, vive le Poète ! Le ‘‘Louis de Bourbon’’ hollandais », février 2013.

    « Petite leçon de traduction. Les premiers pas du traducteur Marcel Schwob », février 2013.

    « Rimbaud à Java : les ‘‘aventures épastrouillantes’’ d’un déserteur. À propos des sources hollandaises du livre de Jamie James », décembre 2012.

    « Louis Couperus à Ostende. Entre massages suédois et furoncles », novembre 2012.

    « Le retour de J. Slauerhoff en France », Septentrion, 2012, n° 4, p. 15-18.

    « Vasalis. Les mots, ces individus qui mènent leur propre vie », février 2012.

    « La Vengeance de Baudelaire. Un entretien avec Bob Van Laerhoven », janvier 2012.

    « Kruimels op de plank », Filter, tijdschrift over vertalen,  déc. 2011, p. 23-24.

    « Chez Victor Hugo (samedi 25 août 1877). De La Haye à Paris, par Jan ten Brink », suivi de : Jan ten Brink, « À la table de Victor Hugo », traduction de Betrand Abraham, décembre 2011.

    « Het werk van Willem Frederik Hermans: een algemeen overzicht van de Franse vertalingen en de receptie van La Chambre noire de Damoclès (2006) en Ne plus jamais dormir (2009) », 2011 (Tekst van een lezing gehouden op zaterdag 17 september 2011 ter gelegenheid van het symposium ‘W.F. Hermans. Ik heb altijd gelijk. 1951-2011’ (Schunck*, Heerlen).

    « Van Duinkerken tot Vlieland, van Hadewijch tot Hafid. De Nederlandse literatuur: indrukken van een Franse lezer », De Revisor, Halfjaarboek voor nieuwe literatuur 2, Querido, 2011, p . 133-144 (trad. Jan Pieter van der Sterre). (version française)

    « Le Tant attendu. Abdelkader Benali, maïeuticien », décembre 2010.

    « Enfants de roi. Entretien avec Caspar Visser ’t Hooft », novembre 2010.

    « Épître à Storge. Quand La Revue de Hollande accueillait O.V. de Lubicz Milosz », novembre 2010.

    « Un Hollandais papa d’un petit gorille. Jan Maas, héros d’un roman français décadent », octobre 2010 (sur Hémo d’Émile Dodillon, 1886).

    « Artiste fin de siècle. Carel de Nerée (1880-1909) », octobre 2010 (sur Christophe Karel Henri de Nerée tot Babberich).

    « Antonin Artaud, première. Quand La Revue de Hollande accueillait Artaud », octobre 2010.

    « La fidélité, ça suffit ! Roman-feuilleton des poètes-traducteurs », octobre 2010 (sur la traduction du poème The Unseen de Sarah Teasdale).

    « Le Voyage de Hollande. Poèmes d’Aragon », octobre 2010.

    « Le dernier vers du dernier poème. À l’article de la Vie », octobre 2010 (à propos de l’auteur Jacques-André Saintonge).

    « Hommage à Verhaeren. Francis Vielé-Griffin sur ‘‘le Grand Flamand’’ », octobre 2010.

    « Septentrion, automne 2010. Littérature au menu » octobre 2010 (sur le numéro 3, 2010, de la revue Septentrion).

    « La pétulante Flamande. La maîtresse flamande de Frédéric Mistral », septembre 2010.

    « ‘’Ô Mère-Flandre !’’ Prosper Van Langendonck et les Lettres flamandes, par Pierre Broodcoorens », septembre 2010.

    « Une page de Jean Lorrain. Monsieur de Bougrelon à Amsterdam », septembre 2010.

    « José Rodrigues Dos Santos, Het zevende zegel », De leeswolf, septembre 2010, p. 425.

    « Xavier Marmier et la Hollande (1). Sur les traces d’un grand voyageur », septembre 2010.

    « Une nouvelle de Cyriel Buysse. Le fils de bonne famille et les petites gens », septembre 2010.

    « Marées & Gens de Flandre : Maurice Gauchez, les pêcheurs d’Ostende & Maurits Sabbe », septembre 2010.

    « Un romancier populaire du XIXe siècle : Jacobus Jan Cremer (1827-1880) », août 2010. 

    « La Nation Hollandaise (1812). Coup d’œil sur un poème épique de l’époque napoléonienne », août 2010 (sur une œuvre poétique de Jan Frederik Helmers [1767-1813]). 

    « L’Énéide revisitée. Un chef-d’œuvre des lettres flamandes », août 2010 (sur Aeneas of de levensreis van sen man, un roman de Willy Spillebeen).

    « Contes de filles en fleurs. Un recueil de contes de Marita de Sterck », août 2010.

    « Auguste Clavareau (1787-1864), traducteur. Portrait de l’un des principaux traducteurs de littérature néerlandaise au XIXe siècle », août 2010.

    « Op zijn Frans », entretien avec Joost Glerum sur W.F. Hermans, Hermans-magazine, n° 75, juin 2010.

    « Le Seigneur de Peuplingues. Un roman psychologique à la Simenon », juin 2010 (sur le roman De Seigneur van Peuplingues de Willy Spillebeen).

    « Action Poétique & la poésie néerlandaise – premier inventaire », Action Poétique, n° 200, juin 2010. (version revue et augmentée)

    « L’enfer à la maison. Le premier roman de David de Poel », juin 2010 (sur le roman De buitenstaander).

    « Un Raspoutine flamand. Quand des hommes se réincarnent en marionnettes », juin 2010 (sur le roman Raspoetine de Guy Didelez).

    « Maurice de Guérin. La biographie du bicentenaire », juin 2010 (à, propos de Dichter naast God. Biographie van de romanticus Maurice de Guérin (1810-1839), de Hedwig Speliers).

    « Louis Couperus au musée Calvet : ‘‘C’est incroyable, c’est incroyable !’’ Un romancier hollandais au Musée Calvet en 1909 », juin 2010.

    « De leemte waarin God past », entretien avec Willem Jan Otten, De leeswolf, mai 2010, p. 246-247.

    « “De voortstromende openbaring.” Willem Jan Otten - Onze Lieve Vrouwe van de schemering : essays over poëzie, film en geloof », De leeswolf, mai 2010, p. 244-245.

    « Dame Voltaire à Anvers. Les polars de Hubert van Lier », mai 2010.

    « Avant-propos. Louis Couperus et la France », Deshima, n° 4, 2010, p. 5-8.

    « Henri Conscience, conteur des Flandres. L’auteur du Lion de Flandre vu par son traducteur », mars 2010.

    « La Chine de l’Europe. Un Immortel à propos des lettres hollandaises », mars 2010 (Edmond Jaloux sur la littérature des Pays-Bas).

    « En Hollande, d’André Germain. Un écrivain français rend visite à ses confrères hollandais », mars 2010.

    « Une histoire de la littérature flamande (1923) », mars 2010 (sur : André de RIDDER, La Littérature flamande contemporaine).

    « Fantômes en Flandre. Le triomphe de la mort ou la firme littéraire Teirlinck-Stijns », février 2010. 

    « L’Indonésie d’Augusta de Wit », février 2010. 

    « L’œuvre de Willy Spillebeen », février 2010 (avec un entretien vidéo avec l’auteur).

    « Barbe à papa. Le montreur de monstres », janvier 2010 (sur le roman Suikerspin d’Erik Vlaminck).

    « La vraie vie est absente. Sur Conversation avec Rembrandt de François Debluë », décembre 2009.

    « Traduire W.F. Hermans. Interview de Daniel Cunin par Anna van de Weygaert (2007) », décembre 2009.

    « Une grande figure du XIXe siècle hollandais : Joseph Albert Alberdingk Thijm (1820-1889) », décembre 2009.

    « Ne plus jamais dormir : un roman culte aux Pays-Bas », décembre 2009.

    « Stiletto Libretto : Pègre & Belles Lettres », décembre 2009 (sur un polar de Bavo Dhooge).

    « Nous n’irons plus au bois (1). Hélène Swarth (1859-1941) et la critique française », décembre 2009.

    « Pierre Michon selon Rokus Hofstede », novembre 2009 (entretien vidéo avec le traducteur néerlandais de Pierre Michon).

    « De Descartes à Marie NDiaye : entretien (vidéo) en français avec la traductrice néerlandaise Jeanne Holierhoek », novembre 2009.

    « Coq ou aigle ? Satire de la France et du peuple hollandais : Pieter van Woensel (1747-1808) », octobre 2009.

    « Le peintre Anton Mauve, par Ph. Zilcken », octobre 2009.

    « Un romancier français chez Louis Couperus : la préface de Maurice Spronck au roman Majesté », octobre 2009.

    « Le Cheval ailé. Quelques regards sur Psyché de Louis Couperus », octobre 2009.

    « Morceaux choisis - Édouard Rod. Quelques pages traduites de Hooft, Vondel & Cats », octobre 2009.

    « Aperçu des lettres hollandaises (1879). La littérature hollandaise, appendice de la littérature allemande », octobre 2009.

    « Louis Couperus par Renée d’Ulmès. Une visite chez Louis Couperus », octobre 2009.

    « Le Polar en Flandre (1). Les débuts : fin XIXe siècle - fin années 1970 », septembre 2009.

    « Le polar en Flandre (2). Le sursaut : années 1980-1995 », septembre 2009.

    « Le Royaume interdit. Macao, Camoes & la Chine », septembre 2009 (sur le roman de J. Slauerhoff).

    « Le matériau, c’est moi. Entretien avec la romancière Vonne van der Meer », septembre 2009.

    « Instantanés d’Australie », septembre 2009 (sur le roman Regarder le soleil d’Anne Provoost).

    « Petit portrait de Philippe Zilcken », septembre 2009.

    « Jozef Israëls, par Ph. Zilcken (1) », », septembre 2009.

    « Pitbull. Décharges d’adrénaline à Malines », septembre 2009 (sur un thriller de Deflo).

    « Mutilez-moi », septembre 2009 (sur le thriller Mutilations Patrick De Bruyn).

    « Alexandre Cohen : grandes lignes de la vie d’un autodidacte », septembre 2009.

    « Alexandre Cohen : les années anarchistes (1), (2), (3), (4), (5), (6) & (7) », septembre 2009.

    « L’enfant qui vous fait naître », juillet 2009 (sur L’Enfant ombre, de P.F. Thomése).

    « Dimitri Verhulst, Problemski Hotel », juillet 2009.

    « Jour de paie : le premier thriller d’Elvin Post », juillet 2009.

    « Une gloire de la Flandre. Le traducteur Charles Grolleau à propos de Guido Gezelle », juillet 2009.

    « Le Chapeau chinois : contes merveilleux pour mélomanes », juillet 2009 (sur un recueil de nouvelles de Theun de Vries).

    « Aux royaumes de Slauerhoff », postface à J. Slauerhoff, Le Royaume interdit, Belval, Circé, 2009, p. 177-185.

    « Rêverie dans Amsterdam. La carte postale de Francis Carco », mai 2009.

    « Un traducteur de Louis Couperus. Paul Eyquem, traducteur de néerlandais », mai 2009.

    « Instantanés aux Pays-Bas (1906). Le voyage d’Alphonse de Châteaubriant (1877-1951) dans la langue néerlandaise », mai 2009.

    « L’écriture romanesque comme un feu de tourbe : un entretien avec le romancier Tomas Lieske », mars 2009.

    « La Hollande amie. Estime et propagande : les relations franco-hollandaises durant la guerre 1914-1918 à travers quelques témoignages », mars 2009.

    « La grande inondation de février 1953 : un témoignage français », Deshima, n° 2, 2008, p. 55-60.

    « “La Hollande est un navire perforé” : Jean de La Varende et la nation tant chérie », Deshima, n° 2, 2008, p. 267-278.

    « Antwoord aan Joost Glerum », Hermans-magazine, n°64, sept. 2007.

    « Quand Hadewijch chante », Queeste 14, n°1, 2007, p. 89-94.

    « Hadewijch a-t-elle jamais été traduite », Queeste 11, n° 2, 2004, p. 216-220.

    « Les Pays-Bas durant la Deuxième Guerre mondiale et la persécution des juifs : un aperçu historique », texte paru en annexe in Marga Minco, T’as une sacrée chance, toi, nouvelles traduites du néerlandais par D. Cunin, postface de Dorian Cumps, Paris, Caractères, 2003, p. 97-116.

    « Hadewijch », article du Dictionnaire du Moyen Âge, PUF, 2002, p. 652.

    « De mond van Hadewijch », Gierick & Nieuw Vlaams Tijdschrift, n° 71, été 2001, p. 32-35 (vert. Jan Pieter van der Sterre).

    « De Songeson au Pain de terre », in Cahier Luc Dietrich, (dir.) Frédéric Richaud, Le Temps qu’il fait, 1998, p. 131-133.

    « De wonden van André de Richaud », postface à De wonde, traduction néerlandaise de La Douleur d’André de Richaud, De Bezige Bij, 1995, p. 163-168.

    « Entre pandemonium et pain de terre. Luc Dietrich au Pays des villes », Le Brouhaha, 1995.

    « Lettre amstellodamoise », Le Journal d’Ω III, n°0, 1993.

      

    COLLABORATION (à un titre ou un autre) AUX PUBLICATIONS SUIVANTES

     

    Du Mont-de-Piété au Crédit Municipal. Avignon 1610-2010. Quatre cents ans d’une histoire exceptionnelle, textes de Sylvestre Clap & Delphine Brihat, Archives de la ville d’Avignon, 2010.

    Magazine Speakers Academy, n° 1, 2010.

    Evelien Chayes, L’Éloquence des pierres précieuses. De Marbode de Rennes à Alard d'Amsterdam et Remy Belleau. Sur quelques lapidaires du XVIe siècle, Paris, Champion, 2010.

    Philippe Chiron, Treize à l’aise. Rugby à XIII : 26 ans d’anecdotes désopilantes et d’expressions populaires jubilatoires (ou petit manuel de grammaire et de philologie), Éditions du Colombier, 2008.

    Salim Jay, Dictionnaire des écrivains marocains, Paris Méditerranée-EDDIF, 2005.

    Dominique Caubet, Shouf shouf Hollanda ! Des artistes maroco-hollandais sur la scène culturelle néerlandaise, Tarik éditions, 2005.

    Een man van zaken, NLPVF, 2001 (recueil de 23 traductions d’un passage du roman Kaas de Willem Elsschot).

    Ted van Lieshout, Frère, trad. Véronique Roelandt, La Joie de Lire, 2001.

    Alexander Cohen, Brieven 1888-1961, bezorgd door Ronald Spoor, Prometheus, 1997.

     

    Daniel Cunin a enseigné le néerlandais et a été chargé de cours de traduction littéraire à la Sorbonne-Paris IV, Département de néerlandais. A dirigé plusieurs séminaires de traduction littéraire (Amsterdam, Anvers, Gand, Paris, La Haye, Utrecht, Arles…) A interviewé lors de manifestations littéraires plusieurs romanciers néerlandais (Hella S. Haasse, Kader Abdolah, Abdelkader Benali, Adriaan van Dis, Willem Jan Otten….). Collabore aux revues Septentrion et Deshima dont il a coordonné le numéro 4 (dossier : Louis Couperus et la France), été 2010. Anime le blogue http://flandres-hollande.hautetfort.com/.

    Prix des Lecteurs 2010 de Cognac et Prix littéraire des Lycéens de L’Euregio 2011 pour le roman Le Faiseur d’anges de Stefan Brijs.

    Membre de la Maatschappij der Nederlandse Letterkunde et de la rédaction de la revue Septentrion.

     

     

  • Traduire W.F. Hermans

     

    Interview de Daniel Cunin

    par Anna van de Weygaert (2007)

     

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    C’est en 2002 que les héritiers de Willem Frederik Hermans invitent les éditeurs français à acheter les droits d’œuvres du romancier, entre autres, La Chambre noire de Damoclès. À leur demande, Jean Mattern, éditeur chez Gallimard (collection « Du Monde entier »), fait faire une proefvertaling à quelques traducteurs. C’est la traduction de Daniel Cunin qui a été retenue ; elle a été bien accueillie par la presse :

    « Ayant les yeux des héritiers fixé dans son dos, Jean Mattern ne s’est pas lancé à la légère. Il a demandé à quatre traducteurs de traduire les vingt-cinq premières pages de La Chambre noire de Damoclès. “La grande difficulté pour le traducteur français de Hermans, c’est que le romancier aime être ambigu et ambivalent, alors que le français, c’est une langue très précise, qui réclame un vocabulaire tout aussi précis. Tout l’art consiste donc à faire une traduction en gardant les qualités de Hermans.” D’après la première critique (Livres Hebdo), Daniel Cunin s’en est bien tiré. » (« Frankrijk laat W.F. Hermans herkansen », Fokke Obbema, De Volkskrant, 26 mai 2006)

     

    C’est à Paris, dans un restaurant proche de la Place de Clichy, que nous rencontrons (mars 2007) le traducteur de La Chambre noire de Damoclès.

     

    AvdW : Ce n’est qu’en 2006, onze ans après la mort de l’auteur, que l’œuvre de WFH (re)devient accessible au public français. Qu’est-ce qui a permis cette traduction posthume ? Pourquoi les héritiers de WFH n’ont-ils pas décidé de le faire antérieurement ?

    DC : Tout d’abord, il convient de dire que Willem Frederik Hermans, malgré quelques expériences malheureuses, malgré semble-t-il une réelle méfiance, n’était pas fondamentalement opposé à toute traduction de ses œuvres. Sa correspondance avec son éditeur le montre au sujet d’une possible retraduction en français de De donkere kamer van Damokles. Nooit meer slapen a été traduit en norvégien en 1992. Il y a aussi quelques nouvelles, très peu certes, qui ont été traduites en français postérieurement à la déception vécue lors de la sortie de La Chambre noire de Damoclès aux éditions du Seuil (1962) ; il dit lui-même dans une interview qu’il a téléphoné un jour aux éditions Gallimard et que, hop, peu après, une de ses nouvelles paraissait dans la NRF. Il aurait dû y avoir de belles traductions françaises à l’époque où l’écrivain habitait encore à Paris. Nooit meer slapen, en particulier, mais aussi Het behouden huis, devaient paraître chez Actes Sud (voir sur la question : Ad Fransen, W.F. Hermans, een Hollander in Parijs, Amsterdam, Podium, 2005, p. 61-65). Peut-être le Nederlands Literair Produktie- en Vertalingenfonds (NLPVF) est-il intervenu pour convaincre le fils du romancier. Quoi qu’il en soit, des éditeurs français ont semble-t-il été invités à partir d’avril 2002 à acheter les droits de certains titres. Actes Sud a préféré y renoncer.

     

    AvdW : Pour votre traduction, avez-vous consulté la traduction de 1962 ?

    CouvWFHJohann.jpgDC : Non. Et je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Au fil des ans, j’ai consulté et examiné de près une grande partie des traductions d’œuvres néerlandaises publiées antérieurement à 1980 ; il m’est arrivé, dans le cadre de cours que j’ai donné à l’Université, de travailler sur des passages de certaines d’entre elles : Les Herbes amères de Marga Minco, Ma Petite guerre de Louis Paul Boon, Vieilles gens et choses qui passent de Louis Couperus, d’anciennes traductions d’œuvres de Multatuli… ou encore De ondergang van de familie Boslowits de Gerard Reve. Presque toutes ces traductions présentent plus ou moins les mêmes défauts et mon avis est que les ouvrir trop souvent risque de perturber le nouveau traducteur : elles font trop de « bruit », alors que le traducteur a besoin de silence (une des exceptions, c’est Zuyderzée de Jef Last, premier roman néerlandais publié par les éditions Gallimard ; si ce roman devait être retraduit un jour, le traducteur pourrait tirer un réel profit de cette traduction – pourtant médiocre au départ – car elle a été revue par l’auteur avec André Gide). Autrement dit, elles cherchent surtout à rendre du sens sans guère tenir compte du texte dans son ensemble, sans tenir compte de ce que Henri Meschonnic appelle « le continu ». Souvent, elles montrent ce qu’il convient de ne pas faire – ce qui a en soi une utilité pour le traducteur d’aujourd’hui. Mais une fois ce constat opéré, leur seul intérêt véritable, c’est d’offrir, pour des termes précis, des tournures complexes sur lesquels on bute, une éventuelle solution. Or, pour ce qui est de De donkere kamer van Damokles, on est en présence, dans l’ensemble, d’un texte clair qui ne présente guère de difficultés ni lexicales ni syntaxiques – si on le compare, pour ne retenir qu’un exemple, à une œuvre de Hafid Bouazza. Si je devais un jour revoir la traduction (dans le cas d’une réédition dans la collection « Folio »), peut-être regarderais-je une ou deux choses, par exemple la solution retenue pour rendre Bezinning (p. 26, 37e édition, 2003), un mot sur lequel j’ai hésité longtemps, qui m’a donné beaucoup de fil à retordre. Tenez, je le fais, j’ouvre la traduction de 1962, que trouve-t-on pour Bezinning ? « Prendre conscience ». Il me semble que cette solution aurait tout au plus pu m’induire en erreur. Je regarde quelques passages à propos desquels j’ai pu avoir un doute quant à la lecture qu’il convenait de faire ; il me faut bien constater que la traduction de 1962 ne me convainc pas. Mieux vaut dans un tel cas interroger un ou deux Néerlandais, amateurs de l’œuvre de Hermans – ce que j’ai systématiquement fait pour les phrases un peu obscures ou singulièrement formulées –, relire et resituer soi-même le passage en question. D’ailleurs, je constate que Maurice Beerblock – qui a apparemment traduit de nombreux romans de diverses langues et travaillé dans le cinéma – emploie parfois un vocabulaire un peu flou. Qui plus est, consulter le texte français de 1962 aurait demandé de comparer à chaque fois au préalable la 3ème édition revue et corrigée par l’auteur (1959) avec l’édition que j’ai utilisée, c’est-à-dire la 37ème, car, entre les deux, il y a tout de même certaines différences (l’auteur a encore revu et corrigé son texte en 1971 et 1978). J’ai préféré consacrer ce temps à réfléchir par moi-même sur le texte, à peaufiner les choses qui n’étaient pas encore abouties, à reprendre ma propre traduction plusieurs fois, entre autres – mais pas uniquement – phrase à phrase, mot à mot en comparant tout avec l’original. Travail qui a d’ailleurs été fait également par l’assistante éditoriale de Gallimard qui lit le néerlandais et qui m’a permis d’éviter quelques erreurs, quelques oublis.

     

    AvdW : Que pensez-vous de la traduction de 1962 ? Êtes-vous d’accord avec la critique de WFH ?

    DC : Comme je viens de le préciser, cette traduction est à l’image de bien des traductions publiées dans ces années 50, 60 et 70, même si elle est loin d’être la plus mauvaise. Pour résumer en un mot, elles ne sont pas toujours « à l’écoute » de l’original. C’est peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Il ne faut pas non plus oublier que les exigences n’étaient pas les mêmes à l’époque et qu’on ne connaît pas les conditions dans lesquelles chacune d’entre elles a été réalisée. En la reprenant aujourd’hui, mon impression initiale se trouve confortée. Il y a des approximations et des choix de tout ordre qui gâchent, à mon sens, le plaisir de la lecture. Il me semble aussi qu’il y a un manque de respect de l’original sur de nombreux points. Cela ne veut pas dire que ma traduction est irréprochable, mais il est manifeste qu’elle est bien plus cohérente en ce sens qu’elle dit et fait bien mieux ce que dit et fait l’original. Dans sa correspondance, Willem Frederik Hermans écrit qu’il a l’impression, pour autant qu’il peut en juger, que la traduction est « excellente ». Mais il semble être revenu sur ce point de vue.

     

    AvdW : Y avait-il des nœuds de résistance, c’est-à-dire : des difficultés récurrentes dans l’original qui étaient difficiles à traduire ? En avez-vous des exemples concrets ?

    DC : Comme pour toute œuvre littéraire, il y avait des difficultés de plusieurs ordres. Mais l’essentiel, pour le traducteur, devant la tâche à accomplir, c’est la mesure dans laquelle il a réellement conscience de ce qu’il fait. Pour l’instant, je me contente d’évoquer quelques obstacles pratiques. Certains, anecdotiques, par exemple tout ce qui concerne le Leica et le développement des photos. Quand on ne maîtrise pas la technique photographique comme Hermans la maîtrisait, quand on n’a pas développé soi-même de photos prises avec un Leica des années 1930, il est nécessaire retrouver le vocabulaire approprié. Un spécialiste des Leica a eu la gentillesse de me fournir les éléments nécessaires. Le Leica IIIa 256789 du roman existe bien, il a été fabriqué en 1937, et l’objectif en 1934. On touche là au problème des anachronismes, autrement dit à bon nombre de petits écueils à éviter tout au long de la traduction. Ainsi, j’ai évité, dans les dialogues, d’employer un vocabulaire postérieur aux années de la guerre, par exemple le verbe « dégueulasser » (mot qui remonte aux années 60) à la fin du chapitre où Osewoudt, trempé et crotté après avoir traversé le canal, tente d’échapper aux Allemands.

    Il y a aussi une difficulté que l’on retrouve dans d’autres romans de Hermans : un emploi de l’italique pas toujours cohérent, me semble-t-il, ou qui en tout cas pose un réel problème du fait que l’italique ne fonctionne pas de la même façon dans les deux langues. Ce n’est pas simple quand il est employé dans un paragraphe pour une raison donnée, dans un autre pour une autre raison. Il arrive qu’on se demande ce que l’auteur souhaite au juste souligner : un dialogue intérieur ? autre chose ? sachant qu’à tout cela viennent s’ajouter en français d’autres mots ou passages en italique (mots étrangers, titres….).

    Pour ce qui est des interrogatoires d’Osewoudt, le plus difficile consistait sans doute à déterminer la place exacte faite par Hermans à la langue allemande et à la langue anglaise dans certains dialogues ; en effet, la syntaxe néerlandaise est par endroits influencée par l’une de ces deux langues.

    couvWFHParijs.jpgMais la difficulté majeure tient sans doute à la particularité de l’écriture de Hermans : s’il recourt comme d’autres romanciers à une phrase à la fois simple, concise, souvent précise en même temps qu’ambiguë, qui trouve bien entendu des ramifications plus loin dans le texte, cette phrase, envisagée dans un paragraphe donné et dans le continu du texte, ne se laisse pas facilement dompter, du moins pour le traducteur français. Cette simplicité et cette concision font que, étonnamment peut-être, l’on dispose sou- vent de plusieurs solutions en français (en particulier pour traduire les adverbes, les prépositions, mais aussi la tournure de la phrase elle-même), mais au final, une fois cette phrase considérée dans le contexte du paragraphe et située par rapport à toutes ses ramifications éparpillées dans le roman, une seule se révèle être la bonne. Autrement dit, il convient de faire à chaque fois le bon choix, à condition bien sûr que parmi les solutions trouvées, il y ait la bonne, car il est facile de se laisser tromper par une solution en apparence satisfaisante et de ne pas chercher plus loin. Après avoir traduit De donkere kamer van Damokles, je suis passé à Specht en zoon de Willem Jan Otten ; l’écriture de ce dernier est d’une précision diabolique, mais une précision qui sort d’un autre moule : sa phrase détermine a priori le choix de la phrase française, alors que la phrase d’Hermans réclame, si je puis m’exprimer ainsi, une traduction a posteriori – du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti.

    Pour évoquer une dernière difficulté récurrente, je parlerai des répétitions. Il n’est pas rare que Hermans emploie trois fois le même mot, souvent un substantif, parfois un verbe ou une préposition ou encore le nom d’un personnage, dans des phrases très rapprochées. Les phrases étant courtes, et l’auteur n’étant plus en vie, cela ne va pas sans poser quelques problèmes : il convient de distinguer les cas où ces répétitions tiennent uniquement à la langue néerlandaise elle-même de ceux où elles résultent d’un choix stylistique de Hermans.

     

    AvdW : D’après votre collègue Jan Pieter van der Sterre, il y a des imperfections dans le texte de WFH. Êtes-vous d’accord avec lui ?

    DC : Il y a des imperfections dans le texte qui disparaîtront certainement dans l’édition prochaine du roman dans les Œuvres complètes. J’ignore si l’éditeur n’a pas osé apporter les corrections souhaitables, j’ignore si des erreurs sont dues aux révisions opérées par l’auteur : quand on corrige, quand on modifie un texte, des coquilles et quelques maladresses en profitent pour se glisser à notre insu. Ce qui est sûr, c’est que malgré ou à cause de ces révisions, il reste des erreurs ; le travail éditorial n’a donc pas été poussé à bout. Je parle ici de choses qui ne remettent pas en cause la narration elle-même (même si on relève certaines choses étonnantes relativement à la logique narrative du roman), mais de fautes qui auraient dû être corrigées par l’éditeur (fautes de frappe, tournures un peu lourdes…). Je vous renvoie à ce sujet à un article de Tonnus Oosterhoff (« Een ijlroman », De Revisor, 2005 n° 5, p. 5-18) et à un autre, de Jan Pieter van der Sterre, à paraître dans la revue consacrée à la traduction Filter (« De duistere hoeken van de donkere kamer. W.F. Hermans in het Frans, Duits en Engels », Filter, 2007, n° 4, p. 39-50)

     

    WFH19994meDKK.jpgAvdW : « Le travail de Daniel Cunin l’aurait sûrement satisfait, » écrit Livres Hebdo. Qu’en pensez-vous ?

    DC : J’aurais aimé entendre le compliment de la voix de l’auteur en personne, sur le ton badin qu’on lui entend souvent dans les divers enregistrements qui existent. Toutefois, je suis d’avis que seule une personne d’expression française (connaissant bien le néerlandais) peut réellement émettre un avis sur une traduction française (faite à partir du néerlandais).

     

    AvdW : Combien de temps avez-vous mis pour traduire De donkere kamer van Damokles ?

    DC : Aucune idée. Je ne compte pas les centaines, les milliers heures que je passe à traduire un roman, entre la première version, les révisions successives, la relecture des épreuves. La seule chose que je peux vous dire, c’est que j’ai beaucoup de mal à travailler sur plusieurs livres en même temps ; aussi, je traduis un roman, j’envoie la traduction à l’éditeur et, en attendant les épreuves, je commence une nouvelle traduction.

     

    AvdW : Vous êtes traducteur d’autres livres, vous serait-il possible de dire en quoi la traduction de ce livre diffère (si tel est le cas) d’autres traductions de votre main ? Avez-vous des exemples concrets ?

    DC : Ce qui diffère, c’est que l’écriture de Willem Frederik Hermans n’est pas du tout celle des autres auteurs que j’ai pu traduire. Il a une manière bien à lui, un mariage style-progression de la narration aisé à reconnaître. Le traducteur doit écrire dans sa langue ainsi que l’auteur a écrit dans la sienne. Il se doit de restituer l’oralité de l’écrit propre à chaque livre, à chaque grand auteur.

    Il est certain que si l’on étudiait de près différentes traductions que j’ai pu faire, on relèverait certains tics, des locutions, des termes, des tournures que j’emploie de façon un peu trop systématique au détriment d’autres.

     

    AvdW : Passons à l’intrigue de La Chambre noire de Damoclès. Osewoudt : traître ou héros ?

    DC : Il me semble que l’un des mérites de ce roman est justement de permettre au lecteur d’échapper à cette approche manichéenne, une approche qui malheu- reusement triomphe en France. On devrait donner à lire ce roman aux lycéens français plutôt que leur faire subir d’année en année le lavage de cerveau auquel les manuels scolaires (ceux d’Histoire et les autres) les soumettent.

    Ce qui me paraît plus intéressant, c’est de se poser la question : Quelle est en nous la part osewoudtienne ? et qu’elle est la part dorbeckienne ? Ou peut-être : Qu’est-ce qui fait que nous ne croyons pas en nous-même ? et dans quelle mesure avons-nous besoin d’être un autre ?

     

    AvdW : Croyez-vous à l’existence de Dorbeck ?

    DC : Dorbeck, « avec ck », existe, même en français, relisez la page 32 de la traduction, c’est écrit noir sur blanc, il est là. Le prince charmant arrive en uniforme et à moto. Il existe d’autant plus qu’on peut par moments douter de son existence. Un des tours de force de Hermans, c’est de faire croire au lecteur que Dorbeck n’existe pas alors que quelques dizaines de pages plus tôt, on était persuadé de son existence. Dans quelle mesure sommes-nous nous-même en mesure de croire réellement, effectivement, à l’existence de l’autre ? Rien ne nous empêche non plus, après tout, de voir Osewoudt et Dorbeck comme un seul et même personnage.

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    AvdW : Connaissiez-vous déjà le roman de WFH ?

    DC :  Oui, bien sûr. Je l’avais déjà lu à quelques reprises. Si je me souviens bien, j’ai découvert Hermans à travers Mandarijnen op zwavelzuur, (Mandarins au vitriol, 1963 et 1983) une œuvre que j’ai décortiquée à l’époque où j’apprenais le néerlandais. Une entreprise un peu folle, me direz-vous, mais j’avais envie de découvrir ces pages qui sortent de l’ordinaire. Et la polémique est un genre qu’il m’arrive d’apprécier. Au début des années 1990, j’ai passé des mois et des mois à lire une bonne partie de ses romans. Je suivais à l’époque quelques cours à la Sorbonne comme auditeur libre. Pendant deux semestres, deux jeunes lectrices de néerlandais m’ont donné un cours sur l’œuvre de Hermans – j’étais le seul étudiant. Autrement dit, nous passions plusieurs heures par semaine à parler d’un passage ou d’un thème d’un roman, ces deux jeunes femmes ayant eu accès à une partie de la littérature portant sur ces questions dont je pouvais difficilement disposer à Paris. Depuis cette époque, ma préférence va sans doute au roman De tranen der acacia’s (Les Larmes des acacias), mais j’aime aussi beaucoup De heilige van de horlogerie, bon nombre des nouvelles ou encore les textes plus polémiques et les chroniques parisiennes.

     

    AvdW : Êtes-vous devenu amateur de WFH ?

    DC :  Après l’avoir beaucoup lu, je me suis contenté par la suite de relire de temps à autre quelques-uns de ses livres, quelques-unes de ses nouvelles – mais je suis loin d’avoir lu toute son œuvre ! J’ai alors beaucoup fréquenté Couperus, lu tout Reve ou presque, apprécié Slauerhoff, Louis Paul Boon, Maurice Gilliams, Jeroen Brouwers, Hafid Bouazza, découvert Willem Jan Otten, etc., sans oublier quelques poètes comme Nijhoff et Achterberg et les principaux auteurs médiévaux ou encore Vondel. Je m’émerveille souvent devant ce phénomène : notre capacité à goûter des auteurs très différents les uns des autres, et à toujours en découvrir de nouveaux en éprouvant la même admiration. Traduire De donkere kamer van Damokles m’a permis de me replonger dans l’univers de Hermans, d’approfondir des facettes que je connaissais mal, d’apprécier plus encore sa manière, la façon dont il construit ses romans. Ce que je regrette, c’est de ne pas avoir le temps de lire encore plus et mieux ses œuvres. À peine une traduction terminée, il faut passer à la suivante, lire et relire un autre auteur. Mais j’ai le bonheur de faire de nouveau un petit bout de chemin avec Hermans puisqu’à l’heure qu’il est, je traduis Nooit meer slapen (Ne plus jamais dormir). Je ne partage pas forcément son engouement pour certains sujets ou certains auteurs, mais plus je le pratique, plus sa capacité créatrice me fascine. Et je le rejoins, par exemple, dans l’intérêt qu’il porte à O.V. de L. Milosz. J’apprécie aussi beaucoup son humour ou encore son talent de polémiste : il sait mettre le doigt sur l’absurde d’un raisonnement, d’une prise de position. Dommage qu’il ne soit plus là, en vie et à Paris, pour ridiculiser le ridicule de la société française bêtifiante. Biquart, reviens !

     

    AvdW : Comment jugez-vous votre travail ? en êtes-vous content ?

    J’aurais aimé disposer de plus de temps, de plus de recul, pour relire les épreuves. Les choses se sont un peu précipitées à la fin, mais c’est souvent le cas quand on traduit un livre pour une grande maison d’édition : le livre doit sortir à la date prévue, on ne dispose d’aucun délai supplémentaire, on reçoit les épreuves au dernier moment. Quant au travail tel qu’il a été publié, quoi vous dire ? Je suis dans l’incapacité de relire mes traductions, sauf quand il s’agit d’un album illustré, dont j’aime faire la lecture à des enfants. Si Gallimard édite La Chambre noire de Damoclès en poche, je relirai la traduction, apporterai certaines améliorations. C’est le temps qui jugera.

     

    AvdW : Le livre n’a pas eu beaucoup d’écho en France. Savez-vous pourquoi il en est ainsi ?

    DC : En général, plusieurs romans sortent en même temps dans la collection « Du Monde entier » ; les journalistes s’intéressent à l’un d’eux et guère aux autres. C’est ce qui a dû se passer cette fois-ci. Les personnes chargées de la promotion ont peut-être mis l’accent, auprès des critiques et des libraires, sur un autre roman que La Chambre noire de Damoclès. Et on préfère faire plaisir aux vivants plutôt que de s’intéresser à un écrivain disparu, né dans ce petit pays bizarre dont le quotidien du soir Le Monde croit que la capitale est La Haye.

     

    AvdW : Vous avez vécu de longues années en Hollande. Qu’est-ce qui a amené à choisir le métier de traducteur ? C’est quoi, d’après vous « traduire » ?

    DC : J’ai vraiment découvert le plaisir de la lecture vers l’âge de 13 ou 14 ans, par la suite celui de l’écriture. À l’âge de 7 ou 8 ans, je savais que je ne pourrais jamais faire un travail qui ne soit pas intellectuel : je ne voulais pas me retrouver à devoir travailler dehors, à effectuer des tâches rudes, pieds et mains gelés par le froid comme alors quand, enfant haut comme trois pommes, je faisais de la charbonnette dans la forêt en plein hiver, les bottes plantées dans la neige. La tentation de la traduction est venue naturellement à partir du moment où j’ai eu envie de partager certains textes néerlandais avec des amis français. Au bout du compte, la traduction est devenue pour moi un réel apprentissage de l’écriture. À partir du moment où j’ai prolongé mes études, où j’ai constaté que la sclérose de la société française m’empêcherait de réaliser certaines choses dans mon pays, je me suis rendu compte que l’expérience de l’étranger et celle de la traduction pouvaient être un moyen de concilier mes deux passions : la lecture et l’écriture, et d’en vivre. Au départ, savoir qu’il y avait très peu de traducteurs de néerlandais a été un réel stimulant. Qu’est-ce que traduire ? Traduire, c’est d’abord lire. Ensuite, c’est une expérience de l’altérité, de l’exotisme au sens que Victor Segalen donne à ce terme.

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    AvdW : La traduction est-elle inférieure à l’original ?

    Il est vrai que bien souvent, une grande œuvre donne lieu à quantité de traductions médiocres. Mais alors, peut-on dire que l’œuvre a effectivement été traduite ? À partir du moment où Hermans se met à parler français dans une traduction française, chinois dans une traduction chinoise, il y a traduction, et il ne me semble pas approprié de dire que celle-ci est « inférieure » à l’original, « une traduction étant une historicité spécifique, un acte de langage spécifique. Un texte et ses traductions sont dans des histoires et des langues différentes et surtout des stratégies et des enjeux différents ». La « bonne » traduction « est celle qui fait ce que fait le texte, non seulement dans sa fonction sociale de représentation (la lit­térature), mais dans son fonc- tionnement sémiotique et séman­tique. Ainsi les critères du bon ou du mauvais ne sont plus des critères simplement philologiques définis par la bonne connais­sance de la langue : Amyot et Baudelaire ont fait des fautes, mais leur traduction est bonne. Une traduction sans faute peut être mauvaise. Les critères ne sont plus des critères subjectifs, esthé­tiques, l’accomplissement d’un programme idéologique, des goûts d’un individu, d’un groupe, d’un moment. Ce sont les cri­tères pragmatiques de la réussite historique, c’est-à-dire la durée, qui n’est rien d’autre qu’un fonctionnement textuel, une activité discursive de relais. Les exemples n’en sont pas si rares. Les tra­ductions mauvaises sont certainement plus nombreuses, comme les mauvais livres plus nombreux que les bons. Mais les bonnes sont exemplaires en ceci que, contrairement au caractère péris­sable donné pour inhérent à la traduction – comme si la traduc­tion était dans son essence identifiée à la mauvaise traduction – elles montrent que la traduction réussie ne se refait pas. Elle a l’historicité des œuvres originales. Elle reste un texte malgré et avec son vieillissement. Les traductions sont alors des œuvres – une écriture – et font partie des œuvres. Qu’on puisse parler du Poe de Baudelaire et de celui de Mallarmé montre que la traduc­tion réussie est une écriture, non une transparence anonyme, l’ef­facement et la modestie du traducteur que préconise l’enseigne­ment des professionnels ». (Henri Meschonnic, Poétique du traduire , Verdier, Lagrasse, 1999, p. 69 et 85).

    Je cite longuement Henri Meschonnic car il me paraît situer les questions que l’on se pose à propos de la traduction sur un plan beaucoup plus intéressant que ce qu’on peut lire habituellement, il nous permet de sortir des clichés.

     

    AvdW : La question capitale de mes recherches* est la suivante : La traduction affecte-t-elle l’original ? Dans le but de préciser cette question, je l’illustrerai avec la citation suivante de Kundera : « Depuis sa mort, en 1995, les Néerlandais le célèbrent comme leur plus grand romancier moderne et, aujourd'hui, lentement, l’Europe commence à le connaître. Je ne sais rien de plus sur lui. D’ailleurs, pour me réjouir de son roman, c’était inutile. Les œuvres d’art sont talonnées par une meute agitée de commentaires, d’informations dont le tapage rend inaudible la propre voix d’un roman ou d’une poésie. J’ai refermé le livre d’Hermans avec un sentiment de gratitude envers mon ignorance ; elle m’a fait cadeau d’un silence grâce auquel j’ai écouté la voix de ce roman dans toute sa pureté, dans toute la beauté de l’inexpliqué, de l’inconnu. » (« La poésie noire et l’ambiguïté »). Mais en lisant la traduction, Kundera a-t-il vraiment écouté la voix de ce roman dans toute sa pureté ? ou bien a-t-il entendu une voix différente ? La question qui se pose est donc de savoir si la traduction a affecté l’original. Ou l’original a-t-il une valeur intrinsèque ? La traduction est-elle une transformation ?

    DC : Je vais tenter de répondre globalement et brièvement à toutes ces questions qui rejoignent en réalité la précédente (et les suivantes). La traduction n’affecte en rien l’original, puisque celui-ci continue son existence propre. S’il y a traduction, cela veut dire que le nouveau texte fait dans la langue du traducteur ce qu’il fait dans la langue de l’auteur. Il faut accepter que la traduction vive une vie autonome. Il ne faut pas non plus oublier que Kundera, qu’il lise dans une langue ou dans une autre, qu’il lise un roman dans la langue originale ou dans une traduction, ne fait pas la même lecture qu’un autre lecteur lambda.

     

    AvdW : La traduction est-elle possible ? ou bien croyez-vous à la théorie monadiste selon laquelle les langues sont des monades qui ne se coulent dans aucune autre moule ?

    DC : Écoutez, l’histoire de l’Europe repose sur la traduction, en particulier la traduction de la Bible. Nous sommes, il me semble, la seule civilisation fondée sur la traduction (et donc sur des « errements » de traduction), à moins que l’on accepte que le monde arabo-musulman repose lui aussi sur une traduction, étant donné qu’une partie du Coran se compose de traductions (et donc des « errements » de traduction, mais aussi des déformations manifestes) de textes de la tradition hébraïque et de la tradition chrétienne.

    On peut développer des théories pour dire que la traduction est impossible, que les langues sont des monades, il n’en demeure pas moins qu’on traduit. Ce que l’on écrit sur l’intraduisible et sur traduire l’intraduisible (parmi bien d’autres Paul Ricœur) ne me convainc pas.

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    AvdW : Quelles sont les limites de la traduction ? Il y a-t-il des œuvres que vous ne pourriez traduire ?

    DC: Ces deux questions reviennent à s’interroger sur l’éternel présupposé de l’intraduisible. « Mettre la poésie, et donc la traduction, dans le sens, c’est produire du mystère, de l’intraduisible. L’intraduisible n’est pas une donnée empirique, c’est un effet de théorie. » (H. Meschonnic, op. cit., p. 79)

    L’œuvre littéraire de langue néerlandaise la plus difficile à traduire est celle de Hadewijch. C’est un sommet de la littérature sans égal à mon sens. La traduire suppose non seulement une connaissance approfondie du moyen-néerlandais, mais aussi de la spiritualité de l’époque, de la théologie, et plus encore de la musique et de la tradition liturgique dans lesquelles l’auteur baignait. S’atteler à la traduction des poèmes ou même des textes dits « en prose » de la mystique brabançonne me semble difficile tant qu’on ne connaîtra pas la trame mélodique qui préside au texte ou qui pour le moins l’accompagne main dans la main.

     

    AvdW : En traduisant De donkere kamer van Damokles, vous êtes à fond dans la matière. Walter Benjamin dit que le traducteur d’un texte connaît l’histoire à un autre niveau que le lecteur perspicace. Il y a même, dans l’optique benjaminienne, des révélations réservées uniquement à la perception du traducteur. Connaissez-vous l’histoire à un niveau différent, plus profond ?

    DC : Je connais sans doute un peu mieux le roman que beaucoup de lecteurs. Ceci dit, il y a des lecteurs beaucoup plus perspicaces que moi. Ce qui est sûr, c’est que le traducteur en moi a fait une autre lecture que le lecteur que j’étais jusqu’alors. En traduisant ce livre, j’ai appris à beaucoup mieux apprécier l’humour de Willem Frederik Hermans, à beaucoup mieux cerner son travail d’horloger qui revêt souvent un aspect quasi diabolique : la libraire de mon quartier affirme que La Chambre noire de Damoclès la hante depuis qu’elle l’a lu. « C’est un livre horrible ! », m’a-t-elle dit (au sens où il l’obsède comme quelque chose que l’on aimerait oublier) tout en expliquant que c’était bien plus riche et bien plus complexe que, par exemple, les romans d’Albert Camus.

    Alors que je n’avais pas encore lu l’article de Sonja Pos publié dans De literaire magneet (je préfère lire la littérature consacrée à un roman, dont je n’ai pas encore pris connaissance, seulement une fois la première version de la traduction achevée), j’ai été stupéfait de constater à quel point la thématique girardienne était présente – pour ne pas dire omniprésente – dans De donkere kamer van Damokles. Ce que personne n’a relevé encore semble-t-il en France. Le plus fascinant bien sûr dans l’histoire, c’est que tout cela était inconscient chez Hermans - René Girard n’avait alors encore publié aucune de ses œuvres.

    Peut-être qu’en traduisant, on suit aussi de plus près la façon assez fascinante dont Hermans exploite le thème de la paranoïa. La plus grande révélation réservée au traducteur, c’est le plaisir accru qu’il éprouve en concrétisant la lecture qu’il fait par un nouveau texte qui prend peu à peu forme sous ses yeux.

     

    Couvwfhkousbroek.jpgAvdW : Onze ans après la mort de l’auteur, l’histoire devient accessible au public français : c’est grâce à votre traduction. Selon Walter Benjamin « Übersetzen ist überleben », c’est-à-dire que c’est grâce à la traduction qu’une histoire survit et est redécouverte. Peut-on dire que le traducteur passe inaperçu, qu’on lui attribue un rôle secondaire, tandis que son travail est d’une grande importance ?

    Oui, le traducteur reste souvent dans l’ombre, principalement lorsqu’il n’est pas un écrivain de renom, mais cela impo rte peu. Peu importe que le traducteur reste obscur, l’important est qu’il ne disparaisse pas dans la traduction, c’est-à-dire qu’il parvienne, ainsi que le formule Valéry Larbaud, « à saisir et à recréer le sens littéraire des ouvrages de littérature ».

    Et puis, qu’est-ce que « passer aperçu » ? Il est quelqu’un qui nous voit, qui connaît l’importance du travail à faire, et il suffit, comme ce même Valéry Larbaud, de s’adresser à lui : « Docteur excellent, lumière de la sainte Église, bienheureux Jérôme, je vais entreprendre une tâche pleine de difficultés, et dès à présent, je vous supplie de m’aider par vos prières, afin que je puisse traduire en français cet ouvrage avec l’esprit même dans lequel il a été composé. » (Valéry Larbaud, Sous l’invocation de saint Jérôme, Paris, Gallimard, 1997, p. 52 [Tel, n° 290]).

     

    AvdW : En conclusion, voici une citation de Mauthner, à propos de laquelle je suis curieuse de connaître votre avis : « C’est grâce au langage dont la surface est commune et les fondations privées que les hommes ont réussi à ne jamais se connaître. »

    DC : Cette dernière série de questions a une teneur philosophique, y répondre convenablement supposerait de développer une vision du langage. Or, je n’ai guère de compétence pour vous répondre. Qui plus est, cette dernière question va explicitement plus loin. On peut l’aborder, me semble-t-il, sous l’angle de la métaphysique. Une réflexion sur le langage, la connaissance de soi, la connaissance de l’autre, l’impossibilité de connaître les autres, me paraît ne pas pouvoir se passer d’une prise en considération de l'incarnation, de ce qui fait chair. C’est une question que posent, au moins implicitement, toutes les grandes œuvres d’art.

     

    * Cet entretien a été réalisé par Anna van de WEYGAERT dans le cadre de sa recherche de fin d’études : « La traduction affecte-t-elle l’original ? » (Université de Nimègue, Département de langues et de cultures romanes, Sous la direction du Prof. Dr. F. SCHUEREWEGEN, 2007)

     


    trailer de Paranoia (1967)

    film d'Adriaan Ditvoorst d'après l’œuvre éponyme de W.F. Hermans

     

    Illustrations / Photographies

     

    De geur van een pasgestoomde deken, choix de textes de WFH sur les chats, par W. Otterspeer, De Bezige Bij, 2009

    La Chambre noire de Damoclès, Gallimard, mai 2006.

    Ad Fransen, W.F. Hermans, een Hollander in Parijs, Podium, 2005.

    W.F. Hermans photographié par lui-même, 4me de De donkere kamer van Damokles, G.A. van Oorschot, éd. 1999

    Mandarijnen op zwavelzuur, Erven Thomas Rap, 1981.

    De tranen der acacia’s, G.A. van Oorschot, éd. 1966

    Hans van Straten, Hermans, zijn tijd, zijn werk, zijn leven, Aspekt, 1999.

     

  • En guise de présentation : entretien avec Madeline Roth (2007)

     

    Daniel Cunin

    traducteur de littérature néerlandaise

     

    traduction,néerlandais,rouergue

     

    Après des études de droit, Daniel Cunin a quitté la France pour la Hollande où il a vécu de nombreuses années. C'est donc un peu tardivement qu'il a appris la langue néerlandaise, par curiosité pour ce pays si mal connu. Ses premières traductions datent, elles, d’un peu moins de quinze ans : des articles dans des revues, des documents d’entreprise, des travaux universitaires, quelques nouvelles… Mais après le Salon du Livre de Paris de 2003, où la Flandre et les Pays-Bas étaient les invités d’honneur, beaucoup d’éditeurs se sont intéressés à la littérature de langue néerlandaise, et Daniel Cunin travaille beaucoup aujourd’hui pour les éditions du Rouergue, pour lesquelles il traduit albums et romans de la collection doAdo.

     

    - Quel est le premier livre jeunesse que vous ayez traduit ?

    - C’est Amourons-nous, de Geert De Kockere, publié en 2003. Avant ce livre Les éditions du Rouergue, me semble-t-il, n’avaient pas fait paraître la moindre traduction. Leur ligne éditoriale consistait très clairement à mettre en avant de jeunes créateurs français. Mais ils ont aimé les illustrations de Sabien Clement, et décidé de faire traduire cet album. Le coup de cœur pour les illustrations commande souvent les choix des éditeurs, surtout quand ils n’ont pas accès au texte original.

    - Ce texte présentait-il des difficultés de traductions particulières ?

    - Le texte d’Amourons-nous est constitué de petits poèmes qui reposent sur des tas d’allitérations, de jeux de mots sur la langue, le corps, la sensualité. Dans un tel cas, le traducteur risque fort de tomber dans le cliché ou la poésie de quat’sous. On est en présence d’une tradition littéraire très différente de la nôtre, dans laquelle par exemple la rime n’a pas été bannie de la poésie, et d’une culture où les poèmes que nous qualifierions de mièvreries occupent, disons,une certaine place. Aussi cette réécriture n’a-t-elle pu se faire sans modifier bon nombre de choses – raison pour laquelle la mention indiquée dans le livre est "adapté du néerlandais" et non pas "traduit du néerlandais", mais en tenant compte des illustrations, voire en se laissant guider par elles.  Quant au titre néerlandais, Jij Lievert, c’est une tournure basée sur d'autres existantes, mais qui n’existe pas elle-même ; elle est grammaticalement impossible. Aussi a-t-il fallu imaginer pour le titre français un mot qui n’existait pas non plus. Et qui soit bien entendu dans le registre de la tendresse.

    - Il y a donc un travail de traduction particulier quand le texte est accompagné d'images ?

    - Oui, il faut conserver la cohérence entre eux. En ce moment, je travaille entre autres à un livre qui devrait sortir au début de l’année 2008 au Rouergue. C’est un album qui reprend le principe de Margot la folle : un tableau plus ou moins célèbre – reproduit en quatrième de couverture – à partir duquel un auteur et un illustrateur inventent une histoire, une nouvelle œuvre. Là, il s’agit d’un tableau du peintre belge Edgar Tytgat, intitulé Prélude à un amour brisé. Sur le tableau, une femme est allongée, une jambe coupée. Or l’auteur flamand emploie l’expression "op eigen benen staan" (mot à mot : se tenir sur ses propres jambes) qui signifie « être autonome », « voler de ses propres ailes ». Texte et illustrations de l’album jouent sur cette image en évoquant une femme qui est d’avis que se marier, c’est comme se retrouver avec une jambe en moins, c’est être amputé de sa liberté, ne plus pouvoir « se tenir sur ses propres jambes ». Cette métaphore ainsi que les allusions aux bras et aux jambes dans tout l’album rendent le travail de traduction assez délicat : conserver la correspondance entre jeux de mots et illustrations ne va pas forcément de soi quand on passe dans une autre langue ; or, ne pas la conserver dans le cas présent reviendrait à démolir l’album.

    - Travaillez-vous en relation avec l’auteur ?

    - Souvent, le traducteur entre en contact avec l’auteur pour lui demander des précisions, pour vérifier s’il a lu correctement tel ou tel passage qui pose problème. Cette démarche est bien entendu nécessaire quand on traduit un roman ; dans le cas des albums, on a en général tout au CouvMonOmbreEtMoi.jpgplus deux ou trois questions à poser. Il est très utile aussi d’entendre l’auteur lire quelques pages de son livre. Cela permet de mieux entendre le texte et le ton du texte, d’autant plus que le néerlandais est une langue à accentuation de mot (selon la syllabe qu’on accentue, le mot change de sens) et que là où le français réclame des points d’exclamation et autres points d’interrogation, lui se contente bien souvent d’accentuer une syllabe en jouant avec la place des mots dans la phrase.

    - L'éditeur intervient-il dans le travail de traduction ?

    - Avec Le Rouergue, tout se passe dans des conditions idéales.  Danielle Dastugue et ses collaboratrices travaillent sur les traductions comme elles travaillent sur les textes des auteurs français. Elles les relisent avec un vrai regard critique et en faisant des suggestions. Il arrive souvent que le traducteur bloque sur un mot. La plupart du temps, il suffit d’en parler de vive voix au téléphone durant quelques secondes à peine pour trouver la solution. Qui plus est, Le Rouergue me laisse en général des délais importants pour rendre la traduction des romans et des albums ! Si je ne travaille que pour Le Rouergue en jeunesse, c’est parce que je traduis par ailleurs beaucoup pour divers éditeurs de littérature générale. Mais il m’est aussi arrivé de refuser de traduire des romans jeunesse, parce que je n’étais pas assez intéressé par les livres qu'on me proposait. Et surtout parce que je tiens à garder du temps pour traduire les albums publiés par Le Rouergue et les livres de Bart Moeyaert.

    - Pouvez-vous nous en dire davantage sur l’œuvre de Bart Moeyaert ?

    - Les albums et les romans de Bart Moeyaert sont pour la plupart publiés à Amsterdam, par une vénérable maison d’édition, Querido. Dans les librairies hollandaises et flamandes, on trouve ses textes aussi bien dans les rayons de littérature générale que dans les rayons jeunesse. Cet auteur flamand incarne la volonté de jeter une passerelle pour rapprocher ces deux univers éditoriaux. Son œuvre est évocation, nuance, non-dit. Il écrit beaucoup pour le théâtre, monte souvent lui-même sur scène : ses textes sont vraiment faits pour être en même temps lus et entendus, ce que la traduction se doit de rendre possible en français. Bart Moeyaert creuse, avec une réelle qualité d’écriture, la thématique de la violence des adultes et de ses répercussions sur les enfants et les adolescents. Plus il avance en âge, plus il dépouille, plus il élimine. C’est au lecteur d’ajouter ce qui manque. Le ton de ses albums est moins grave en général. Mais il n’y a pas grande différence entre traduire un album de Bart Moeyaert et traduire l’un de ses romans : cela réclame la même démarche de la part du traducteur. Le texte des albums est en général tout aussi travaillé que celui de certains passages des romans. Les romans étant plus complexes, ils nécessitent simplement un effort de longue haleine, une attention accrue.

    - Sur lequel de ses livres travaillez-vous en ce moment ?

    - Sur Frères, qui devrait être publié au printemps 2008, toujours aux éditions du Rouergue. C’est un livre très autobiographique, une série d’anecdotes sur l’enfance de l’auteur et de ses six frères. Ils sont sept garçons, Bart étant le petit dernier. En Belgique, le roi est le parrain de tout garçon qui est le cadet de sept frères nés successivement. Voilà pourquoi le livre en question est dédié et aux six frères du romancier et à « feu le roi Baudoin ». Traduire les textes de Bart Moeyaert demande beaucoup de  travail : après le premier jet, il convient de peaufiner sans cesse, souvent pour aller au plus court. Il faut éviter de sur-traduire, d’expliciter. Il faut retrouver en français le dépouillement de l’original. Pour ce qui est de Frères, les multiples jeux de mots compliquent encore la tâche.

    - Comment définiriez-vous le travail du traducteur ?

    - Traduire, c’est d’abord lire. Pour traduire, il faut être un bon lecteur, et maîtriser sa langue maternelle à l’écrit - puisqu’un traducteur traduit par principe une langue étrangère dans sa propre langue. Ensuite, il y a tout un travail d’écriture. Les écoles de traduction enseignent souvent et la traduction et l’interprétariat, mais il s’agit de deux métiers bien différents : un très bon interprète n’est pas forcément quelqu’un qui excelle à écrire dans sa langue maternelle. Chez moi, la tentation de la traduction est venue naturellement à partir du moment où j’ai eu envie de partager certains textes néerlandais avec des amis français. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’une littérature encore très mal connue à l’étranger. Très peu de "classiques" néerlandais sont disponibles en langue française. J’ai eu le bonheur d’en traduire un récemment : La Chambre noire de Damoclès, de Willem Frederik Hermans. Au bout du compte, la traduction est devenue pour moi un réel apprentissage de l’écriture. Traduire me permet de concilier mes deux passions : la lecture et l’écriture, et d’en vivre, certes sans rouler sur l’or.

    - Un traducteur est-il pour autant un écrivain ?

    - Un traducteur est quelqu’un qui écrit, mais il n’a ni le souci de la page blanche - que n’a pas, je pense, le véritable écrivain -, ni le souci de créer à partir de rien. Quelqu’un a emprunté le chemin avant lui. Son travail ne consiste pas pour autant à simplement restituer plus ou moins correctement un texte ; l’essentiel à mon sens est d’obtenir en français un texte vivant, un texte qui dise ce que dit le texte original. La traduction n’affecte en rien l’original, puisque celui-ci continue son existence propre. S’il y a traduction, cela veut dire que le nouveau texte « fait » dans la langue du traducteur ce qu’il « fait » dans la langue de l’auteur. Il faut accepter que la traduction vive une vie autonome. Henri Meschonnic, dans un ouvrage qui s’intitule Poétique du traduire, dit que le fait « que l’on puisse parler du Poe de Baudelaire et de celui de Mallarmé montre que la traduction réussie est une écriture, non une transparence anonyme ».

    Propos recueillis par Madeline Roth, librairie L’Eau Vive

     

    Œuvres traduites par Daniel Cunin

    publiées aux Editions du Rouergue

     

    Embrasse-moi, de Bart Moeyaert, coll. doAdo

    Frères, de Bart Moeyaert, coll. doAdo

    Le Maître de tout, de Bart Moeyaert

    Prélude à un amour brisé, de Geert De Kockere & Isabelle Vandenabeele

    La fille sans cœur, de Pieter van Oudheusden & Goele Dewanckel

    Frisson de fille, de Edward van de Vendel & Isabelle Vandenabeele

    Waouw ! Petit Navire!, de Geert De Kockere & Noke Van den Elsacker

    Olek a tué un ours, de Bart Moeyaert, Wolf Erlbruch & Wim Henderickx (musique)

    Mon ombre et moi, de Pieter van Oudheusden & Isabelle Vandenabeele

    BartFrèresCouv.gifOreille d’homme, de Bart Moeyaert, coll. doAdo

    C’est l’amour que nous ne comprenons pas, de Bart Moeyaert, coll. doAdo

    On se reverra ?, de Ed Franck & Carll Cneut

    Pagaille, de Edward van de Vendel & Carll Cneut

    Nid de guêpes, de Bart Moeyart, coll. doAdo

    Moi, Dieu et la Création, de Bart Moeyaert & Wolf Erlbruch

    Rouge Rouge Petit Chaperon rouge, de Edward van de Vendel & Isabelle Vandenabeele

    Amourons-nous, de Geert De Kockere & Sabien Clement

     

    source : Citrouille, n° 48, novembre 2007

     

    Une liste tenue à jour des traductions figure sur le site de l'ATLF

    (Association des Traducteurs Littéraires de France) : www.atlf.org