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Intermèdes

  • Intermède Fauré / Van Lerberghe

     

    La Chanson d’Ève 

     

    Dawn Upshaw : soprano
    Gilbert Kalish : piano

     

     

    Charles Van Lerberghe, Gabriel Fauré, Chanson d'Ève, Flandre,Dédié à Émile Verhaeren, le recueil La Chanson d’Ève (1904) du poète gantois Charles Van Lerberghe (1861-1907) a inspiré à Gabriel Fauré un cycle pour voix et piano (op. 95). Le compositeur a retenu dix poèmes : Paradis ; Prima Verba ; Comme Dieu rayonne ; Dans un parfum de roses blanches ; L’aube blanche ; Eau vivante ; Veilles-tu, ma senteur de soleil ; Roses ardentes ; Crépuscule ; Ô mort, poussière d’étoiles.

    « Ma Chanson n’est, après tout, qu’un poème tout à fait subjectif et lyrique, auquel Ève et quelques beaux motifs de sa légende servent de thèmes et de symboles. Aussi l’unité n’est-elle qu’apparente, et jusqu’à un certain point artificielle. […] C’est quelquefois une qualité, quelquefois un défaut. Cela manque de transitions, de concordance. On est au soir à une page, et au matin dans l’autre. Ève a péché ici, et a retrouvé son innocence là-bas. Cela n’importe guère, je crois, s’il est entendu que je n’ai jamais songé à la traiter objectivement.

    Charles Van Lerberghe, Gabriel Fauré, Chanson d'Ève, Flandre,« Elle est ma pensée, Psyché si l’on veut, la Muse comme on disait jadis : moi et un certain idéal que j’ai non seulement de la jeune fille et de ses songeries, mais d’une âme féminine, très douce et pure, très tendre et rêveuse, très sage et en même temps très voluptueuse, très capricieuse, très fantasque. L’âme que j’ai dû avoir dans une autre existence, lorsque l’homme n’existait pas encore et que tout le monde avait encore un peu une âme de jeune Ève. » (extrait d’une lettre de Charles Van Lerberghe à Albert Mockel, décembre 1903)

     

     

     

  • Intermède Rembrandt

     

    REMBRANDT PAR SIMON SCHAMA

     

     

     

    rembrandt,simon schama

    S. Schama, Les Yeux de Rembrandt, Le Seuil, 2004, trad. André Zavriew


    Dans un livre à facettes multiples crépitant d’énergie intellectuelle, le grand historien Simon Schama s’attache à montrer comment Rembrandt est devenu Rembrandt, comment celui qui voulait être le Rubens de la Hollande - et qui a échoué dans cette ambition - est devenu peu à peu le maître admirable que nous mettons aujourd’hui au-dessus du peintre d’Anvers, mais au prix d’une gloire décroissante auprès de ses contemporains, qui lui préférèrent des artistes de second ordre et le laissèrent terminer sa vie dans la pauvreté. L’étude de ce parcours est minutieuse, se fonde sur un examen très fouillé de nombreux tableaux et dessins, d’un ton singulièrement personnel et passionné, d’une autorité aussi convaincante que provocante. Jamais livre ne nous a pareillement plongés dans l’œuvre d’un peintre. Dans l’œuvre et la vie de deux peintres, devrait-on dire, car Schama étudie successivement le modèle puis le disciple, Rubens, puis Rembrandt. Du même coup, il fait revivre leur environnement, la lutte acharnée qui a donné naissance aux Pays-Bas catholiques et aux Provinces-Unies protestantes. De telle sorte que la vie et l’œuvre de ces deux peintres s’encadrent dans une fresque historique et sociale d’une magnifique ampleur.



  • Intermède Alexandre Agricola

     

    Je n'ay dueil

     

    Michael Chance (haute-contre)

    Agricola : Chansons, 2005

     

     

     

    Je n'ay dueil que de vous ne viengne
    Mais quelque mal que je soustiengne
    J'ai trop plus cher vivre en douleur 
    Que souffrir que mon povre cuer
    A un aultre que vous ne tiengne

    Car Dieu voullut tant vous parfaire
    Qu'il n'est affaire
    Qui sceust vos biens trop reclamer

    Son plaisir fut tel de vous faire
    Si debonnaire
    Que chascun tend a vous amer

    Et pour ce quoi qu'il adviengne
    Je vous supply qu'il vous souviengne
    De moy vostre humble serviteur
    Car pour amer vostre doulceur
    Quelque chose qu'il me surviengne

     

     

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  • Intermède Jacques Brel (1)

     

    Jacques Brel chante en néerlandais

    Le Plat pays

     

     

    En guise d’hommage à toutes les personnes

    qui disent que le néerlandais est un patois

    ou tout au plus une langue qui « s'aboie ».

     

     

     

     

    MIJN VLAKKE LAND

     

     

    Wanneer de Noordzee koppig breekt aan hoge duinen 

    en witte vlokken schuim uiteen slaan op de kruinen, 

    wanneer de norse vloed beukt aan het zwart basalt 

    en over dijk en duin de grijze nevel valt, 

    wanneer bij eb het strand woest is als een woestijn 

    en natte westenwinden gieren van venijn, 

    dan vecht m’n land... mijn vlakke land...

     

    Wanneer de regen daalt over de grauwe perken 

    op dak en torenspits van hemelhoge kerken, 

    die in dit vlakke land de enige bergen zijn, 

    wanneer onder de wolken mensen dwergen zijn, 

    wanneer de dagen gaan in domme regelmaat 

    en wollen oostenwind het land nog vlakker slaat, 

    dan wacht m’n land... mijn vlakke land...

     

    Wanneer de lage lucht vlak over het water scheert, 

    wanneer de lage lucht ons nederigheid leert, 

    wanneer de lage lucht er grijs als leisteen is, 

    wanneer de lage lucht er vaal als keileem is, 

    wanneer de noordenwind de vlakte vierendeelt 

    wanneer de noordenwind er onze adem steelt, 

    dan kraakt mijn land... mijn vlakke land...

     

    Wanneer de Schelde blinkt in Zuidelijke zon 

    en elke Vlaamse vrouw flaneert in zonjapon, 

    wanneer de eerste spin zijn lentewebben weeft 

    of dampende het veld in julizonlicht beeft 

    wanneer de zuidenwind er schatert door het graan, 

    wanneer de zuidenwind er jubelt langs de baan, 

    dan juicht mijn land... mijn vlakke land...

     

     

    traduction Ernst van Altena

     

     

     

     

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    un des recueils de chansons françaises

    traduites par Enst van Altena