Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

chanson d'Ève

  • Intermède Fauré / Van Lerberghe

     

    La Chanson d’Ève 

     

    Dawn Upshaw : soprano
    Gilbert Kalish : piano

     

     

    Charles Van Lerberghe, Gabriel Fauré, Chanson d'Ève, Flandre,Dédié à Émile Verhaeren, le recueil La Chanson d’Ève (1904) du poète gantois Charles Van Lerberghe (1861-1907) a inspiré à Gabriel Fauré un cycle pour voix et piano (op. 95). Le compositeur a retenu dix poèmes : Paradis ; Prima Verba ; Comme Dieu rayonne ; Dans un parfum de roses blanches ; L’aube blanche ; Eau vivante ; Veilles-tu, ma senteur de soleil ; Roses ardentes ; Crépuscule ; Ô mort, poussière d’étoiles.

    « Ma Chanson n’est, après tout, qu’un poème tout à fait subjectif et lyrique, auquel Ève et quelques beaux motifs de sa légende servent de thèmes et de symboles. Aussi l’unité n’est-elle qu’apparente, et jusqu’à un certain point artificielle. […] C’est quelquefois une qualité, quelquefois un défaut. Cela manque de transitions, de concordance. On est au soir à une page, et au matin dans l’autre. Ève a péché ici, et a retrouvé son innocence là-bas. Cela n’importe guère, je crois, s’il est entendu que je n’ai jamais songé à la traiter objectivement.

    Charles Van Lerberghe, Gabriel Fauré, Chanson d'Ève, Flandre,« Elle est ma pensée, Psyché si l’on veut, la Muse comme on disait jadis : moi et un certain idéal que j’ai non seulement de la jeune fille et de ses songeries, mais d’une âme féminine, très douce et pure, très tendre et rêveuse, très sage et en même temps très voluptueuse, très capricieuse, très fantasque. L’âme que j’ai dû avoir dans une autre existence, lorsque l’homme n’existait pas encore et que tout le monde avait encore un peu une âme de jeune Ève. » (extrait d’une lettre de Charles Van Lerberghe à Albert Mockel, décembre 1903)