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d'ormesson

  • Le voyage vers l'enfant

    L'ENFANT ET LE VIEIL HOMME

    Troisième roman de Vonne van der Meer en traduction française (éditions Héloïse d’Ormesson). Non pas le dernier volet de la trilogie de l’île frisonne – ça viendra peut-être –, mais une histoire dérangeante qui nous emmène sur les traces de Julia, femme prête à tout pour adopter un enfant.

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    LE MOT DE L’EDITEUR

    Quand Julia aperçoit un siège enfant sur une bicyclette, son désir de maternité s’affirme et elle rêve d’un bébé avec Max, son mari. Or le couple ne peut pas avoir d’enfant. Dans l’espoir d’adopter, ils décident alors de partir au Pérou, où ils iront de surprises en défaites. Et rencontreront Pablo qui, loin d’être le nourrisson tant espéré, changera leur vie à jamais.

    Vonne van der Meer nous éblouit par son écriture limpide qui cerne les craquelures du quotidien. Son histoire forte et juste déborde d’émotions.

     

    EXTRAIT

    Dans l’appartement d’en face, la femme était en train d’entreposer sur son balcon les gâteaux qu’elle venait de cuire. Bientôt, quand le soir tomberait, son mari rentrerait du travail, garant sa voiture au coin de la rue avant d’en soulever le capot. Il ne se mettrait pas, à l’inverse de ce que Julia avait cru la première fois, à bricoler son moteur mais étendrait dessus une bâche. Sur cette bâche, il poserait les gâteaux préparés par sa femme ; dans le coffre grand ouvert, il entreposerait des boîtes de biscuits. Si la vente ne marchait pas bien, ils mettraient tout dans la voiture et tenteraient leur chance une ou deux rues plus loin. La femme allongerait son bébé sur la banquette arrière pour qu’il dorme et ne rentrerait que lorsqu’elle aurait vendu tous les gâteaux.

    Elle empaqueta son bébé dans une pièce de tissu aux rayures vives, plus ou moins semblable à celle que Julia avait achetée à Puno. Elle fredonna la chanson qu’elle chantait toujours pour son enfant. À chaque fois, Julia captait quelques paroles : Es tu risa en tus ojos, la luz del mundo… Tu risa me hace libre…

    Julia sortit son morceau d’étoffe de l’armoire et l’étendit sur le lit. Elle roula quelques vêtements dans une serviette qu’elle posa sur le tissu. Elle s’était entrainée jusqu’à parvenir à le jeter sur son dos en un mouvement fluide. À plusieurs reprises, ayant songé que son enfant ne serait peut-être pas un bébé, elle avait alourdi le paquet avec un oreiller, ses chaussures de marche et un dictionnaire.

    Cette fois, le paquet était tellement léger qu’elle le sentait à peine dans son dos. Elle s’endormit avec lui. C’est bien plus tard – il faisait déjà nuit dehors –, alors qu’elle s’avançait vers le lavabo, quelques petites culottes à la main, qu’elle remarqua dans le miroir qu’elle le portait toujours.

     

    Lecture de Thomas Roman, Parutions.com, 24/08/2009

    « Vonne van der Meer trace cette errance à deux, en fait une véritable solitude, de main de maître. Sous sa plume, marionnette triste, Julia incarne mille itinéraires, dix-mille, des milliers ; ceux de femmes dont l’horloge biologique devient ce mécanisme grippé, déboussolé. Une fable aussi sur le besoin d’ “être avec”, et les solutions offertes par l’existence, jusqu’aux plus surprenantes. Vous lirez… Vous verrez… Une écriture sèche, blanche, dure parfois, qui convainc tout à fait. »

     

    Lecture de Jeanne Garcin, Femmes, septembre 2009

    SignetVonneVoyage.jpg« Elle est professeur de lettres classiques, lui est architecte. Max et Julia s’aiment depuis dix ans mais désespèrent  de fonder une famille. Las d’attendre que le miracle opère, le couple se lance dans l’aventure de l’adoption.

    Par le biais du jeune duo et au fil de son parcours à travers le Pérou, le périple quotidien viendra sans cesse nourrir l’épopée humaine. De découvertes en déceptions, de désillusions en espérances renouvelées, Le Voyage vers l’enfant figure avant tout l’intense expérience d’une vie. Heureuse coïncidence par ailleurs, c’est une écriture tout en rondeur et en limpidité qui sert ce chemin déployé vers la maternité. A cette féminité ambiante, Vonne van der Meer ajoute un très exigent soucis du détail. Minutieusement relatée, chaque scène évoque une manière de tableau mouvant.

    De cette prose quasi cinématographique découle une lecture éminemment visuelle : accolés les uns aux autres, les plans successifs laissent transparaître la possibilité d’un scénario. Rien d’étonnant à ce que, déjà attelé à l’adaptation sur grand écran, un cinéaste ait succombé à la séduisante intrigue. »


    Lecture de Yaël Hirsch : ici

     

    voir sur ce blog l’entretien avec l’auteur : ici


    L'auteur présentera et dédicacera son livre le jeudi 8 octobre à 19h00 à l'Institut néerlandais, 121 rue de Lille, 75007 Paris : ici

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  • Le matériau, c’est moi

     

    La romancière Vonne van der Meer

     

    Née en 1952 à Eindhoven, Vonne van der Meer a très tôt aimé écrire ; durant ses études, elle a conçu une véritable passion pour le théâtre. Tout en travaillant comme metteur en scène, elle a écrit des nouvelles réunies dans un premier recueil en 1985. Vingt-cinq ans plus tard, l’œuvre compte deux pièces de théâtre, dix romans et plusieurs recueils de nouvelles.  Sa trilogie romanesque, dont l’action se situe sur une île frisonne, Vlieland, a rencontré un énorme succès aux Pays-Bas. Les éditions Héloïse d’Ormesson en ont publié les deux premiers volets : La Maison dans les dunes (2005, rebaptisé Les Invités de l’île dans l’édition de poche 10/18) et Le bateau du soir (2006) ; le réalisateur Karim Traïda les a adaptés pour la télévision néerlandaise. Un troisième roman, qui aborde le thème de l’adoption (et qui sera lui aussi porté à l’écran), paraîtra prochainement en traduction française chez le même éditeur. La romancière a eu la gentillesse de répondre à quelques questions.

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    DC. Alors que vous écrivez depuis votre adolescence, vous dites avoir trouvé votre manière en écrivant la première de vos nouvelles, L’Adieu à Phœbé, soit vers 1980. Quel a été au juste votre travail sur l’écriture entre 15 et 30 ans ?

    VvdM. Au lycée, j’ai découvert que je pouvais me perdre totalement dans l’écriture. J’ai alors essayé différents genres : poème, chanson, pièce de théâtre. À 23 ans, j’ai remporté un prix pour le monologue De Behandeling (Le Traitement) qui a été mis en scène et joué par une compagnie professionnelle. Comme je croyais tenir le bon bout, je me suis focalisée pendant plusieurs années sur l’écriture et l’adaptation théâtrales. Mais il m’a bien fallu admettre que ma force ne résidait pas dans ce genre d’écriture ; je n’ai pas trouvé un ton propre. Ce que j’obtenais, c’était trop minimaliste, trop introverti. J’ai tenté d’écrire des nouvelles qui ont été refusées par différentes revues littéraires. Puis un jour, l’une d’elles, Afscheid van Phoebe (L’Adieu à Phœbé) a été publiée, remarquée et appréciée. À partir de ce moment-là, j’ai disposé d’une « tribune » pour mes nouvelles.

     

    DC. Quelle influence a eu le théâtre sur votre écriture, quelle place occupe-t-il dans la structure de vos romans ?

    VvdM. Mon travail dans le domaine du théâtre m’a permis d’apprendre à penser de manière scénique. Et aussi de savoir la part narrative qu’il est possible de glisser dans un dialogue. Cela m’a permis aussi de me représenter très concrètement une situation donnée avant de l’écrire. Au fond, je traite mes personnages comme des comédiens. Je me pose des questions comme celles-ci : Où était-elle avant d’entrer dans cette pièce ? Pourquoi est-elle là ? Que fait-elle quand elle parle ?

     

    DC. Quel était au départ votre ambition en écrivant La Maison dans les dunes / Les Invités de l’île ? Quelle est la genèse de la trilogie romanesque insulaire ?

    VvdM. Un jour, j’ai trouvé un livre d’or dans une maison que je louais sur l’une des îles des Wadden. Les petites phrases et quelques brèves histoires consignées par d’anciens locataires ont piqué ma curiosité au plus haut point. Certaines avaient été écrites par simple politesse, d’autres paraissaient tout à fait absurdes. Ces phrases par exemple : hier, on a apporté huit cartons. Pour les prochains locataires ? On les a laissés dans le couloir. Qui sont ces gens ? voilà ce que je ne cessais de me demander. J’ai tout de suite vu qu’il y avait un roman à faire. Des locataires qui se succèdent, qui vivent toutes sortes de choses, qui pensent toutes sortes de choses sur ceux qui les ont précédés. Avec la maison en tant que personnage principal. Pareille aux jupes de la maman sous lesquelles les enfants peuvent se réfugier. Pendant plusieurs années, j’ai tourné en rond sans rien parvenir à écrire. Un jour, j’ai entendu dans ma tête la première phrase de la femme de ménage et le reste est venu tout seul.

     

    DC. La plupart de vos romans et nouvelles sont centrés sur un petit nombre de personnages qui vivent à l’époque contemporaine. Presque tous et toutes traitent de thématiques très concrètes, très humaines (les conflits dans un couple ; le suicide ; l’avortement ; l’adoption ; la lâcheté ; la jalousie ; la culpabilité ; le mensonge…). Pouvez-vous préciser votre démarche qui semble à l’opposé de celle d’écrivains qui se documentent beaucoup, par exemple celle d’une romancière comme Hella S. Haasse quand elle compose ses romans historiques ?

    VonneBateauCouv.gifVvdM. L’action de mon dernier roman, Zondagavond (Dimanche soir), se déroule pour une part durant la Deuxième Guerre mondiale. Même si je n’entraîne pas le lecteur dans cette période, il y a un personnage qui parle d’un événement remontant à 1943. Pour le lecteur, il s’agit donc d’un bond dans le temps, de la façon dont un événement d’un passé assez lointain continue d’agir dans le présent et d’influer sur la vie de certaines personnes. Mais je le reconnais : ce n’est pas devenu un roman historique. En écrirai-je un, un jour ? Je ne l’exclus pas.

    Quant à ce qui est de la documentation, j’ai par exemple assisté à des conférences sur l’architecture pour mieux cerner le personnage du mari du roman De reis naar het kind (même si au bout du compte on ne trouve peut-être trace de cela que dans une seule phrase du livre) ; pour mon dernier roman, Dimanche soir, j’ai échangé quelques lettres avec un chirurgien. En réalité, le matériau, c’est moi, c’est ma capacité à me transporter dans une situation donnée, et c’est à partir de cela que je travaille. C’est la comédienne en moi qui écrit.

     

    DC. Pouvez-vous dire deux mots à propos du roman De reis naar het kind (L’Enfant au bout du voyage), sans en dévoiler le contenu, qui paraîtra en traduction dans l’année qui vient ?

    VvdM. À mes yeux, il ne s’agit pas d’une simple histoire sur l’adoption, sur le long chemin qu’un couple doit faire pour avoir un enfant. C’est plutôt une histoire sur la volonté, celle d’une femme qui est prête à aller jusqu’au bout de son idée, de ce qu’elle désire, au point de devenir une étrangère pour son mari.

     

    DC. Avez-vous le désir d’écrire un jour une grande fresque romanesque mêlant époques différentes et nombreux personnages ?

    VvdM. Même si mes livres se concentrent sur peu de personnages, ils portent en réalité le plus souvent sur une communauté. Le roman Take 7, dont l’action se situe dans un village espagnol, en est peut-être le meilleur exemple. Quant à ce qui est d’écrire une « épopée » romanesque, je ne l’envisage pas. Je cherche seulement à écrire ce que je conçois en moi-même – sans avoir besoin de me référer à ce que d’autres ont pu faire – et ceci quelle que soit la forme que peut prendre ce que j’écris. Je ne travaille pas en me disant : « Cela, je tiens à l’écrire » ou « Il faudrait que j’écrive un roman comme cela » – peut-être y a-t-il là une différence avec ce que font les hommes.

     

    DC. Quel rôle jouent au juste dans nombre de vos livres les objets (plumes, coquillages, vêtements, livre d’or…), autrement dit ces choses « mortes » qui occupent une place importante entre les personnages ? En quoi peuvent-ils être une métaphore du quotidien de votre lecteur/lectrice ?

    VvdM. Chaque personnage met un sens sur chaque objet ; or, cela révèle bien des choses sur cette personne et permet de dire beaucoup de choses sur elle. Ces objets sont aussi des traits d’union, des liens, entre différents personnages mais aussi entre les personnages et le lecteur – un caillou devient bien plus qu’un caillou : il porte à son tour des histoires, une association d’idées. Il porte aussi l’image qui correspond à un personnage donné. Dans une nouvelle de John Updike, j’ai relevé un jour une image qui permettait de voir ce que le personnage féminin ressentait sans qu’on ait besoin de rien expliquer : c’est la même chose avec mes objets.

     

    DC. Dans un essai de Liesbeth Eugelink consacré à votre œuvre, dont on peut lire une traduction anglaise sur votre site (www.vonnevandermeer.nl), il est question de la place que vous accordez à la compassion et de la difficulté de faire entrer de la compassion dans une œuvre littéraire. Pouvez-vous préciser votre propre point de vue sur cette question ?

    VvdM. Par rapport à ce qui est dit dans cet essai, je tiens à préciser que, lorsque j’écris, je ne juge pas mes personnages. J’essaie de vivre leurs angoisses, leur jalousie, etc. ; si je sens que j’émets un jugement, c’est que ça ne marche pas. Je m’efforce d’être au plus près de mes personnages sans qu’il s’agisse pour autant d’empathie. Cette proximité qui ne juge pas se traduit peut-être par un regard compassionnel posé sur eux.

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    DC. Quels sont vos auteurs flamands et néerlandais de prédilection ? Quelles qualités appréciez-vous dans leurs œuvres ? À quels auteurs êtes-vous redevable ?

    VvdM. Les écrivains néerlandais que je préfère sont Arthur van Schendel (1), Louis Couperus (2), Maria Dermoût (3) et Thomas Rosenboom (4). Ce sont tous des romanciers d’une forte invention scénique. Ils sont tous à l’écoute de leurs personnages, leur oreille leur permet de saisir la meilleure façon dont ceux-ci peuvent s’exprimer.

    Très jeune, j’ai commencé à lire des livres pour enfants qui m’ont donné envie d’être lectrice mais aussi écrivain. Et j’ai lu aussi très tôt des auteurs dans des langues étrangères (Dickens…). Modiano est l’auteur français dont j’ai lu le plus de livres, mais ceux-ci n’exercent aucune influence sur mes propres romans. Crime et châtiment demeure l’une de mes plus belles expériences de lecture. De boeken der kleine zielen de Couperus fait aussi partie des romans que je relis tous les trois ou quatre ans au même titre que certaines œuvres d’Arthur van Schendel (L’Homme de l’eau, La Frégate Marie-Jeanne...) ou encore La Fille que j’ai abandonnée de Shūsaku Endō. Si un auteur français a exercé une certaine influence sur mon œuvre, c’est l’anthropologue René Girard. Romano Guardini compte aussi beaucoup pour moi.

     

    VonneSoirCouv.gif(1) Arthur van Schendel (1874-1946). Trois œuvres de ce romancier ont été traduites en français : Le Vagabond amoureux (Een zwerver verliefd, 1904), trad. Louis Piérard, publié dans la Revue de Hollande durant la Première Guerre mondiale puis réédité en volume ; Les Oiseaux gris (De grauwe vogels, 1937), traduit par la romancière belge Marie Gevers, Plon, 1939 et Éditions Universitaires, 1973 ; L’Homme de l’eau (De waterman, 1933), trad. Selinde Margueron, Gallimard, 1984.

    (2) Louis Couperus (1863-1923). Voir sur cet écrivain la catégorie qui lui est consacrée sur ce blog ainsi que la rubrique Vidéos-Documents. Son roman De Boeken der kleine zielen (Les Livres des petites âmes, 1901-1903) est une grande fresque familiale.

    (3) Maria Dermoût (1888-1962), née en Indonésie, n’a publié que sur le tard. Son œuvre majeure a pour cadre, comme ses autres textes, sa terre natale : Les Dix milles choses (De tienduizend dingen, 1955), trad. Denise Van Moppès et Tylia Caren, Robert Laffont, 1959.

    (4) Thomas Rosenboom, né en 1956, auteur de magnifiques fresques romanesques non encore traduites en français.

     

    Les œuvres de Vonne van der Meer

    De behandeling (monologue, théâtre, 1976)

    Het limonadegevoel en andere verhalen (nouvelles, 1985)

    Een warme rug (Un dos chaud, roman, 1987)

    De reis naar het kind (L’enfant au bout du voyage, roman, 1989)

    Zo is hij (Ainsi est-il, roman, 1991)

    Nachtgoed (nouvelles, 1993)

    Spookliefde (Amour fantôme, roman, 1995)

    Weiger nooit een dans (Ne refuse jamais une danse, théâtre, 1996)

    De verhalen (toutes les nouvelles, 1997)

    Eilandgasten (Les Invités de l’île, 1999)

    De avondboot (Le Bateau du soir, 2001)

    Laatste seizoen (Dernière saison, roman, 2002)

    Ik verbind u door (Je vous mets en ligne, roman, 2004)

    Take 7 (roman, 2007)

    Zondagavond (Dimanche soir, roman, 2009).

     

    Vonne van der Meer en français

    La Maison dans les dunes, roman, Héloïse d’Ormesson, 2004 (10/18 n° 4036 sous le titre Les Invités de l’île).

    Le Bateau du soir, roman, Héloïse d’Ormesson, 2006 (10/18 n° 4148)

    L’Adieu à Phœbé, nouvelle, Deshima, n° 3, printemps 2009.

    Le Voyage vers l'enfant, roman, Héloïse d’Ormesson, 2009.

     

    VonneCouvMaisonGC.jpgLes éditions Feryane proposent La Maison dans les dunes et Le Bateau du soir en gros caractères.

    La Maison dans les dunes a été le premier roman étranger publié par les éditions Héloïse d’Ormesson. Il a changé de titre en format de poche car il existe, selon l’éditeur de Maxence van der Meersch, une trop grande similitude entre, d’une part, le nom de la romancière et celui du romancier roubaisien, et d’autre part, le titre de son roman à elle et celui de son roman à lui : La Maison dans la dune (Albin Michel, 1932).

     

     


    La Maison dans les dunes (1908-1909)

    cycle de dix pièces pour piano du compositeur Gabriel Dupont