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  • Carte postale

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    Ted van Lieshout

     

     

    Auteur prolifique, l’illustrateur et graphiste Ted van Lieshout (1955) doit sa renommée à des recueils de poèmes pour enfants plein d’humour comme Le chagrin, on peut en faire des chapeaux rigolos (1986) et des albums très inventifs. Le roman Frère (1996), seule œuvre disponible en français, est écrit dans une veine plus grave puisqu’il y est question du travail de deuil chez un adolescent qui a perdu son frère. Ci-dessous, « Comment ça s’appelle », un poème-carte postale bilingue, édité par les éditions Leopold à l’occasion du Salon du Livre de Paris (2003).

     

    CartePostaleLieshout.jpg
    (trad. D.C.)

     

    page en français sur le roman Frère :

    www.nlpvf.nl/events/salon/auteurs/lieshout_freres.htm

    site de l’auteur avec page en anglais :

    www.tedvanlieshout.com/

    Frère, trad. Véronique Roelandt,

    Genève, La Joie de lire, 2001.

     

    CouvFrèreTed.jpg

     

     

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  • Verlaine par le poète J.C. Bloem

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    Baudelaire,

    maître en poésie puis en scepticisme

     

     

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    La biographie du poète par Bart Slijper :

    Van alle dingen los. Het leven van J.C. Bloem, De Arbeiderspers, 2007

     

    Bien qu’il ait laissé une œuvre peu nombreuse (l’édition la plus récente des poèmes compte 272 pages), Jakobus Cornelis Bloem (1887-1966)  appartient aux classiques du XXe siècle néerlandais. Vers les années 1920, ce grand lecteur des poètes français du XIXe défendit un retour au vers classique dans la tradition française, « la forme pleine et vitale ». Il se réclamait alors de Baudelaire, privilégiant la dextérité et l’alexandrin. De nos jours comme de son vivant, il reste un poète lu et très apprécié. Certains de ses vers sont dans presque toutes les têtes néerlandaises : « De songer à la mort, je ne puis fermer l’œil » (Insomnia), « Domweg gelukkig, in de Dapperstraat » (« Tout bêtement heureux dans la rue O. Dapper »)… Son œuvre « est placée sous le signe d’une dichotomie : d’un côté l’irréalisable désir d’atteindre une réalité plus élevée qui conférerait un sens à l’existence, de l’autre les incontournables désillusions, le tædium vitæ. » ( Jaap Goedegebuure, Histoire de la Littérature néerlandaise, Paris, Fayard, 1999, p. 588). Dans ses Œuvres poétiques complètes figurent certaines traductions qu’il a pu faire de poètes d’expression anglaise. Il a d’ailleurs écrit sur la traduction, par exemple un texte intitulé : « L’art le plus difficile : traduire de la poésie ». Outre des essais et des critiques, il a laissé des aphorismes dans lesquels il exprime tout le scepticisme que lui inspire l’homme moderne dont « la qualité spécifique majeure, la seule peut-être qui le distingue de son prédécesseur, est la servilité ». Nous proposons ci-dessous une traduction de son poème Verlaine dont la version originale figure sur la façade postérieure d’un bâtiment de Leyde où le poète a vécu au début du XXe siècle.

     

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    © GFDL

     

    VERLAINE

     

    Ceux-là qui ont tout vu sont les moins éclairés,

    De robustes benêts qui, sans qu’il leur en coûte,

    Endossent des corsets aux lacets bien ferrés

    Et rondissent le dos sous la première voûte.

     

    Que réserve le sort aux asservis sans nom,

    Aux derniers des soumis servant de bonne grâce ?

    Un seul moule, coulé selon un seul canon,

    Une bouchée rassise, une aigre gorgée grasse.

     

    Le monde est maître en l’art des promesses en l’air,

    Il n’y a plus offrant, il n’y a plus perfide ;

    Lui dit-on : « Tope-là ! » – il fond comme l’éclair :

    Vous voilà dépouillé et du plein et du vide.

     

    Pourquoi dès lors aller le cœur crève-la-faim,

    Sur le chemin qui mène au bout de ce voyage,

    Plutôt que trépasser comme Verlaine, en fin

    Soûlographe et seigneur de l’Impair, sale et Sage ?

     

    traduction Daniel Cunin

     

     

    « Verlaine », J.C. Bloem, Verzamelde gedichten,

    Amsterdam, Athenaeum-Polak & Van Gennep.

     

     


    images du poète et de ses amis en 1941 à Bergen

     

     

     

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    J.C. Bloem, son épouse Clara Eggink (1906-1991) et leur fils Wim

    couverture du livre que Clara a consacré à son premier mari 

     

     

     

     

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