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enfants

  • L’enfer à la maison

    Le premier roman de David de Poel

     


    Bedrukt-papier, n° 1, nov. 2009

    CouvBedruktPapier.pngPeu connu encore, il est pourtant le plus grand écrivain néerlandais, puisque le cerveau où il conçoit ses nouvelles et romans est perché à plus de 2, 10 m du sol. Écrivant depuis ses plus jeunes années, David de Poel – né à Groningue en 1973 – suit son chemin en réalisant peu à peu ses rêves, par exemple celui de fonder une revue dont il serait l’unique rédacteur, un de ces een- manstijdschrift dont il existe une belle tradition en Hollande : Bedrukt-papier a ainsi vu le jour en novembre 2009, un premier numéro dans lequel l’auteur publie des entretiens avec un éditeur et des confrères dont il admire l’œuvre ainsi que deux nouvelles : l’une évoque de manière hilarante une activité à laquelle David de Poel se livre dans la ville où il réside, Amsterdam : contre quelques dizaines d’euros, l’écrivain vient lire le soir à votre domicile, à l’heure où vous vous couchez – il s’assied près de votre lit, vous berce de sa voix et vous n’avez plus qu’à vous endormir. À moins que vous ne l’ayez fait venir pour autre chose…


    En 2004, David de Poel a publié son premier roman : De buitenstaander (L’Exclu). Un garçon prénommé Baldwin nous raconte son existence, entre le moment où sa mère meurt dans un accident (il a environ 6 ans) et la fin de sa scolarité en primaire. Son père s’est assez rapidement remarié ; or, le garçon est brimé et battu par sa belle-mère. Il subit les choses en secret, son père refuse d’ailleurs de regarder la réalité en face. Ses grands-parents projettent de l’aider, mais sa grand-mère meurt à son tour. Comment le garçon peut-il échapper à l’enfer qu’il vit sous le toit familial ? Portée par une belle écriture simple et subtile, cette histoire traite de façon crédible, sans tomber dans le mélodrame, un sujet grave. La cinquantaine de courts chapitres se referme sur une fin ouverte. L’auteur brosse un beau portrait d’une belle-mère psychopathe et d’un père aveuglé par l’amour. Il propose aussi une belle évocation des premiers sentiments amoureux qu'éprouvent des enfants d'environ 10 ans. Un livre pour adolescents et pour les plus grands aussi (il n’a d’ailleurs pas été publié aux Pays-Bas dans une collection jeunesse) auquel David de Poel a donné une suite : Blauwzeer (Blessure bleue, éd. Aspekt, 2007).

     

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    illustration : peinture de Barend Blankert, Jeune qui dort


    David de Poel a réuni certaines de ses nouvelles dans Mannen in pakken, de grootste viezeriken die er zijn (XX uitgevers, 2005), recueil traduit en japonais. Il a par ailleurs rendu hommage à certains écrivains comme Boudewijn Büch – romancier, bibliophile et réalisateur de documen- taires qui aimait faire partager ses passions ou encore sa fascination pour les dodos. En vrai amoureux de la lit- térature de son pays, De Poel a aussi écrit une biographie de l'auteur Frans Pointl dont on attend la parution.

     


  • La Fille sans cœur

    ÊTRE OU PARAÎTRE

    La plus belle fille du monde s’entend dire par un amoureux éploré : « Tu n’as pas de cœur. » Voilà pourquoi elle se met en quête d’un cœur auprès d’un sculpteur, d’un peintre, du boucher du village, du forgeron ou encore du boulanger. Chacun lui en donne un de fortune en échange d’un morceau de sa beauté. Un conte sur le paraître, la vanité du paraître, la beauté intérieure.

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    C’était une belle fille. Jamais encore on n’avait vu une fille aussi belle.

    Elle était belle comme les premières fleurs du printemps, comme un rayon de soleil sur l’eau, comme une clairière au milieu des bois.

    Quand elle passait dans la rue, les oiseaux s’arrêtaient de chanter. Les hommes ôtaient avec respect leur chapeau. Les cloches se taisaient.

    Aucun miroir ne pouvait la voir sans se fendre, sans tomber par terre en mille morceaux.

    Elle, ça la laissait froide.

    Elle n’avait pas besoin de miroir pour savoir combien elle était belle.


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    Néerlandais né en 1957, Pieter van Oudheusden est un grand connaisseur de la bande dessinée. Il a écrit de nombreux scénarios, a traduit beaucoup de BD françaises et belges ainsi que des livres pour enfants. Sa biblio : ici

    L’illustratrice flamande Goele Dewanckel vient de fêter ses 50 ans ; elle illustre des livres depuis 1997 dont 5 ont paru aux éditions du Rouergue.

     

     

     

     

    Pour les plus petits, Pieter van Oudheusden a également publié aux éditions du Rouergue, avec la complicité d’Isabelle Vandenabeele, Mon ombre et moi.

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    « Une ombre si elle pouvait parler... elle en raconterait des choses. Le petit garçon de cette histoire se fait ici le porte-parole de son alter ego. Observateur de premier plan, il décrypte les comportements de sa compagne de tous les jours et évoque leur complicité. » (www.ricochet-jeunes.org)  « Un petit garçon vit avec son ombre, qu’il personnifie comme son double, il la nomme “Elle”. Ainsi, elle le suit au gré de sa journée : Elle marche devant moi... sous l’eau, elle nage en cachette, derrière mon dos… elle aime bien regarder la télé… L’ombre s’envole à la tombée de la nuit, et l’enfant vit à travers elle une autre vie : Elle danse avec les indiens… En Chine, elle monte sur la scène des théâtres... Mais, le matin, elle se dépêche de revenir près de l’enfant, épuisée : Ça t’étonne, après une nuit pareille ? la gronde-t-il. Une qualité graphique, un texte bleu sur fond écru, une mise en page alternant découpages et collages, et la gravure sur bois, accompagnée de couleurs primaires. » (C.G, www.sitartmag.com)

    un document qui reprend des illustrations d’Isabelle Vandenabeele :

    MonOMbreEtMoiill.jpg
  • Amourons-nous, album hors norme, Waouw !!!

     

     

    littérature,enfants,jeunesse,érotique,traduction

     

    Les libraires et les bibliothécaires ne savent guère où placer cet album publié au Rouergue qui mêle poèmes et illustrations sur les premières caresses. Album coquin ? album érotique ? "Album tout court", comme le dit Blandine Longre

     


    Tu cries : Cherche-moi !

    alors que tu es étendue

    toute nue sur le lit.

     

     

     

    Parmi les nombreuses chroniques consacrées à ce livre

    blog littérature-traduction

    magali turquin sur http://www.ricochet-jeunes.org/

    site de l'auteur : www.geertdekockere.be

    site de l'illustratrice : www.sabienclement.be

     

     

    Du même auteur et du même éditeur - et toujours 100% flamand, un autre album, mais celui-ci pour les petits :

     

    WAOUW, PETIT NAVIRE !

    littérature,enfants,jeunesse,érotique,traduction

     

    "Pour son anniversaire, Papa et Maman offrent la mer à leur Petit Navire. Pour la première fois, il peut naviguer tout seul. La mer est tellement pleine de surprises et il s'y passe tellement plus de choses que dans le port que Petit Navire décide d'y rester pour toujours. Mais voilà que le ciel se couvre et que la mer se fâche...

    Un bel album qui utilise les trois couleurs primaires (et le noir et blanc) sous forme d'empreintes, de projections d'encre. Les illustrations reflètent à merveille les impressions de ce petit navire qui découvre le monde. Le texte, plein d'onomatopées, est vraiment très agréable à lire : on suit avec joie le parcours initiatique de ce petit navire enthousiaste. Une vraie petite aventure qui fait parfois un peu peur... mais c'est pour mieux apprécier le retour au port."

    (Nathalie Ventax, www.comptines.fr)

     

     

    site de l'illustratrice Noke Van den Elsacker : www.noraflora.be