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Le virus racialiste

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Le virus racialiste

laffaire Lale Gül

 

 

Entretien à Radio Judaïca

L’affaire Gorman/Rijneveld (suite)

 

 

Le 11 mars dernier, Radio Judaïca de Bruxelles m’a invité à m’exprimer au sujet de ce qu’on appelle l’affaire Gorman/Rijneveld, laquelle reflète un sommet de la bêtise humaine.

Après un premier billet d’humeur sur la question, voici un compte rendu de ce que j’ai dit à l’occasion de cette émission diffusée en direct sur FaceBook et par la suite sur le site de la radio. Je complète mon propos, étant donné que le temps d’antenne ne me permettait pas d’entrer dans le détail. Et qu’il me paraît nécessaire d’évoquer  la jeune romancière Lale Gül, menacée de mort Amsterdam.

Mon intervention a suivi celle de Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles et de Lydia Mutyebele, l’une des échevines, ainsi que celle, magnifique, de Hassan Jarfi à propos des violences homophobes ; après mon passage, l’historienne Frédérique Schillo a proposé avec humour, depuis Jérusalem, sa chronique hebdomadaire sur l’actualité israélienne (à revoir sur FB). Ci-dessous, la vidéo de ma seule intervention :

 


 

 

Frédéric Bergman, le présentateur de cette émission intitulée « Et si pas maintenant quand ? », m’a d’abord demandé quelques précisions au sujet de Mme Deul et de la querelle née à la suite de la prise de position de cette dernière dans le quotidien néerlandais De Volkskrant.

 

Janice Deul est une journaliste hollando-surinamienne, activiste et rédactrice de mode. Elle milite en faveur d’une plus grande diversité dans la mode, les médias (life style) et le secteur culturel. À ce jour, elle a publié un ouvrage : Little Black hair Book.

Elle nous dit que, malgré son talent, Marieke Lucas Rijneveld n’a aucune expérience en tant que traductrice, n’a pas une grande expérience de la poésie slam et que sa connaissance de la langue anglaise laisse à désirer. Tout cela est vrai. Le problème, c’est que Janice Deul & Cie ne dénoncent en réalité qu’une seule chose, une vérité de la Palisse : Marieke Lucas Rijneveld n’est pas noire. Si elle avait été noire, même sans expérience de la traduction littéraire, même sans grande connaissance du slam ni de je ne sais quoi, jamais il n’y aurait eu la moindre protestation.

Cette protestation est d’autant plus ridicule qu’il existe, depuis la fin janvier, deux traductions néerlandaises du poème « The Hill we climb » qui a rendu célèbre Amanda Gorman après qu’elle l’a eu déclamé lors de l’investiture de Joe Biden. Deux traductions néerlandaises réalisées, l’une, par une Flamande blanche et publiée, à Bruxelles, dans De Standaard, l’autre par un Hollandais blanc publiée dans un quotidien protestant néerlandais.

Il s’agit donc bien, de la part de Janice Deul, d’une prise de position racialiste. Aux antipodes de la teneur réconciliatrice du poème d’Amanda Gorman.

Autre problème dans cette affaire : cette prise de position est soutenue et colportée avec complaisance par certains médias. Imaginez l’indignation et le tollé si l’on avait interdit à un Noir de traduire un auteur blanc, à un homosexuel de traduire un auteur hétéro, à un Juif, un musulman, un bouddhiste de traduire une pièce de théâtre de Paul Claudel, un roman de Dostoïevski ou un recueil de Marie Noël ! Imaginez le tollé si j’avais refusé de traduire un écrivain noir en raison de sa couleur de peau !

MLR0.jpegUn exemple de cette complaisance médiatique : samedi 6 mars, quand Marieke Lucas a répondu à la polémique par le moyen du poème « Alles bewoonbaar » (Tout habitable), De Volkskrant, le quotidien néerlandais qui avait la primeur de cette publication, a présenté ces vers de façon à laisser entendre que Marieke Lucas s’excusait platement… Cette présentation en ligne sur le site du journal a été modifiée quelques heures plus tard.

Autre exemple : le 5 mars, le quotidien Le Monde, par la voix de son correspondant à Bruxelles, a repris, sans les remettre en doute, les propos de M. Ouaamari, chroniqueur du journal flamand De Morgen. Ce M. Ouaamari nous dit, à propos des Plats Pays : « Il n’y a pratiquement aucune place pour les plumes des minorités et le secteur littéraire demeure aussi blanc que la cocaïne que l’on décharge sur les quais du port d’Anvers. » Sans le moindre scrupule, cet essayiste publié à Amsterdam ajoute : « Amanda Gorman ne serait jamais publiée si elle vivait en Belgique ou aux Pays-Bas. Passez en revue le fonds des maisons d’édition pour vous en assurer. »

Ce ne sont là, bien entendu, que purs mensonges. Je crois que les Plats Pays investissent, plus qu’aucune autre contrée, en énergie, en temps et en argent, pour défendre les minorités, en tout cas, bien plus, me semble-t-il, que la Chine, le Japon, l’Arabie Saoudite ou que le Maroc. Des dizaines et des dizaines d’auteurs des minorités – et de n’importe quelle couleur –, d’expression néerlandaise sont publiés. Beaucoup sont traduits grâce à de l’argent public. Certains d’entre eux n’hésitent d’ailleurs pas à traduire : Hafid Bouazza en est l’un des plus brillants exemples ; la poétesse Nisrine Mbarki en est un autre.

Kader Abdolah & sa fille Bahar

Kader_&_Bahar_Abdolah.jpgEspérons que les institutions belges et néerlandaises concernées démentiront officiellement ces allégations. Que les organismes représentatifs prendront position : par exemple le CEATL (Conseil européen des Associations de Traducteurs Littéraires, association internationale Majuscule sans but lucratif), qui nous parle de « Répression totale de la culture biélorusse en janvier 2021 », mais qui n’a pas, semble-t-il, entrouvert la bouche à ce jour sur l’affaire qui nous concerne. ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire) renvoie à quelques articles dont celui de Françoise Wuilmart : « Amanda, Marieke : I have a dream… Jamais Blanche n’aura fait couler autant d’encre noire ! », mis en ligne par l’ATLF (Association des Traducteurs littéraires de France). Par la voix de sa présidente, la romancière Vonne van der Meer, PEN Nederland regrette cette « exclusion » de Rijneveld. On attend le réveil de diverses institutions hollandaises. L’Auteursbond, qui défend les auteurs et les traducteurs depuis plus d’un siècle ne paraît pas s’être exprimé officiellement sur la question, non plus que Flanders Literature et la Dutch Foundation for Literature, plus ou moins les équivalents flamand et batave du CNL français.

Pour prendre la mesure de la représentation des écrivains « pas tout à fait blancs » en Hollande, il suffit, par exemple, de consulter la base de données qui figure sur le site de la Fondation sise à Amsterdam. Par ordre alphabétique, on trouve :

en deuxième position : Kader Abdolah, né en 1954 en Iran, dont plusieurs œuvres sont disponibles en français (Gallimard), en anglais, en allemand, en danois, en chinois, etc. ;

en huitième position : Yasmine Allas, née en 1967 à Mogadiscio – une de ses œuvres est traduite en espagnol ;

en neuvième position : Karin Amatmoekrim, née en 1977 à Paramaribo, capitale du Suriname dont un choix de l’œuvre est disponible en traduction anglaise ;

en seizième position : Frank Martinus Arion, né à Curaçao (1936-2015),  dont le chef-d’œuvre Dubbelspel a été transposé en plusieurs langues, pas encore en français malheureusement.

On continue, M. Ouaamari ?

Yasmine Allas, photo Bert Nienhuis

YA1.jpgLe CNL flamand ne peut mettre en avant beaucoup d’écrivains noirs puisque la plupart de ceux-ci, nés ou vivant en Belgique, écrivent en français. Cependant, on relève tout de même les noms de Dalilla Hermans, originaire du Rwanda, et de Nadia Nsayi, d’origine congolaise. À ces dames viennent s’ajouter des personnes d’origine (ou de nationalité) marocaine : Ish Ait Hamou, Fikry El Azzouzi, Rachida Aziz, Rachida Lamrabet et Mohamed El Bachiri, ou irakienne : Hazim Kamaledin. Je crois savoir que Flanders Literature, dans sa politique « raciste », n’a pas manqué, en outre, de venir en aide à Ali Bader, autre écrivain né en Irak, lequel ne parle pourtant pas néerlandais.

Comment se fait-il que, dans ces Plats Pays qui n’aiment ni les nuances de couleurs, ni les minorités, l’Anversoise Nadia Dala ait pu publier un roman aux Pays-Bas et un autre en Belgique sans compter quelques autres titres ? Comme se fait-il que Mustafa Kör, qui nous vient d’Anatolie, vient d’être désigné prochain « poète national » en Belgique ? Comment se fait-il qu’à Amsterdam, on a un jeune homme d’origine berbère qui a cofondé une très belle collection, la « Bibliothèque Berbère », aux éditions Jurgen Maas ? Asis Aynan, ainsi s’appelle-t-il, vient d’ailleurs de publier un essai aux éditions Van Oorschot, l’une des maisons les plus réputées dans le monde néerlandophone. Comment se fait-il encore qu’il existe, depuis quelques décennies en Hollande, un prix littéraire qui récompense des auteurs originaires des mondes arabophones ? Comment se fait-il que la Surinamienne Astrid Roemer vient de se voir décerner la distinction la plus prestigieuse des Plats Pats, le Prix des Lettres Néerlandaises ? Si les gens de couleur sont sous-représentés dans les bureaux des maisons d’édition et dans le milieu de la traduction, cela tient à des motifs sociaux et non pas raciaux. Personnellement, je connais des personnes de toutes les couleurs et appartenant à toutes les minorités possibles dans le milieu littéraire hollandais.

 

Couv-Habitus.jpgDu néerlandais, j’ai traduit de ma propre initiative le recueil Habitus (éditions Caractères, 2019), de Radna Fabias, poétesse noire de Curaçao, laquelle se lance d’ailleurs à son tour dans la traduction littéraire sans que cela ait soulevé le moindre problème : un recueil de Warsan Shire et deux de… Louise Glück – oh ! scandale ! Dans ma langue maternelle, j’ai transposé des poèmes d’une poétesse hollando-congolaise, des romans et nouvelles de deux romanciers nés au Maroc, Hafid Bouazza et Abdelkader Benali. Va-t-on bientôt m’interdire de traduire ces auteurs ? de traduire le Juif Leon de Winter ? Et retirer des rayonnages ma traduction du Journal écrit à Westerbork par cet autre Juif, Philip Mechanicus ? la poésie de l’anglican Benno Barnard ? les romans et albums jeunesse de l’homosexuel Bart Moeyaert ? Va-t-on m’interdire de traduire le roman « culte » gay du début du XXe siècle au prétexte que je n’aurais pas le vécu requis et adéquat ? interdire, en cette année 2021, la publication de L’ovaire noir de la poésie, anthologie de la poésie du violeur et meurtrier Gerrit Achterberg, au prétexte que je n’aurais pas là non plus le bon pedigree ?

Que n’aurait-on pas dit si d’aucun s’était élevé contre le choix de Marieke Lucas Rijneveld – pur produit d’un milieu protestant rigoriste – pour traduire la catholique revendiquée Amanda Gorman !?

Plutôt que du chantage à la victimisation, la société a besoin de gens et de voix pour empêcher l’opprobre jeté voici peu aux Pays-Bas sur Lale Gül, une jeune femme (23 ans) d’origine turque, sans doute trop blanche pour M. Ouaamari : son premier livre, le roman Ik ga leven (Je vais vivre) a révulsé des esprits dans le milieu d’où elle vient, autant de mâles mal équarris harcelant la famille de l’auteure débutante, protégée depuis par la police. Menacée de mort, la jeune femme a annoncé renoncer à publier et se résoudre à mener une vie rangée d’épouse au service d’un mari ethniquement « compatible », probablement choisi par ses parents. Aux dernières nouvelles, elle a quitté la maison familiale, rejetée qu’elle est par les siens. Qui en parle hors d’Amsterdam, hors de la néerlandophonie ? N’est pas « Amanda Biden » qui veut.

 

LG1.jpg

 

 

Ensuite, Frédéric Bergman m’a interrogé sur Meulenhoff et les rapports de cette maison d’édition avec Marieke Lucas Rijneveld.

 

À l’origine, c’est une question de gros sous. Les éditeurs européens se battent pour acheter les droits des livres – écrits ou pas encore écrits – de la jeune star Amanda Gorman. Meulenhoff pense faire un gros coup publicitaire en désignant Marieke Lucas Rijneveld, comme traductrice de l’un de ses recueils, préfacé, de surcroît, par la star télévisuelle Oprah Winfrey. Marieke Lucas, une femme jeune elle aussi, jouissant déjà d’une grande réputation, représentant une « minorité » puisqu’elle se définit comme « non-binaire », c’est-à-dire à la fois comme femme et comme homme ou comme non marqué(e) sexuellement (elle a ajouté le prénom Lucas à Marieke, celui que lui ont donné ses parents).

Ce coup publicitaire a dépassé, bien entendu, toutes les espérances de la maison d’édition Meulenhoff. Et franchi allégrement les frontières de la Hollande.

Meulenhoff – qui n’est, je précise, ni l’éditeur de la poésie de Marieke Lucas, ni celui de ses romans – s’est montré d’une lâcheté sans nom en ne soutenant pas la jeune femme.

J’ose croire que si Marieke Lucas Rijneveld a cédé et a renoncé à traduire Amanda Gorman, c’est parce qu’elle est jeune, pas très casse-cou sans doute (si ce n’est, de façon remarquable, dans son écriture), et qu’elle n’est pas assez « blindée » non plus, car n’ayant, comme on l’a dit, pas d’expérience de la traduction.

Karin Amatmoekrim (2017)

KA2.jpgSa réponse, à la suite de ce tollé, est un poème formulé dans un lexique fort et marquant, qui ouvre plusieurs lectures possibles. Mais c’est un poème qui n’est ni un renoncement, ni une forme de résignation. Elle recourt d’emblée au mot verzet (soit : résistance, rendu dans la traduction française par : pugnacité).

Le poème a été publié en français par l’hebdomadaire Marianne qui a couvert le sujet, tout comme Le Point, de façon intéressante et assez complète, à la différence de la plupart des autres organes de presse francophones, pas même capables de mentionner correctement le titre du roman de Marieke Lucas paru aux éditions Buchet/Chastel : Qui sème le vent. Depuis, quelques quotidiens et périodiques ont ouvert leurs pages à quelques écrivains et traducteurs renommés.

Dans cette affaire, on a accordé trop peu de place à la dimension littéraire de Rijneveld ou à celle d’Amanda Gorman. Beaucoup trop à la politique et à l’idéologie qui sont certes au cœur du débat. Quant à cette dimension idéologique, je renvoie les auditeurs/lecteurs à un entretien très éclairant accordé le 5 mars au Figaro par l’un des rares spécialistes de la Hollande en France, à savoir l’historien et politicologue Christophe de Voogd (à propos de l’idéologie décoloniale, de l’inclusion, de l’intersectionnalité généralisée…).

 

entretien radio (NL) avec  Lale Gül

 

 

Enfin, Frédéric Bergman m’a interrogé sur les suites que cette affaire pouvait avoir pour le milieu littéraire, en particulier pour les traducteurs.

 

Aujourd’hui, sur cette question, il y a trois « camps » :

celui des activistes racialistes, de leurs relais dans les médias et des éditeurs qui se mettent à genoux ; Meulenhoff ou encore Univers, l’éditeur catalan qui a refusé de publier la traduction qu’il avait pourtant confiée à Victor Obiols, traducteur blanc réputé qui avait déjà terminé le travail ;

celui des plus ou moins tièdes : ils gardent le silence ou ils disent que, si la qualité d’une traduction ne repose certes pas sur la couleur de la peau, ni sur le sexe, etc., on peut regretter le manque de traducteurs de couleur dans les Plats Pays – ce que tous les esprits bien intentionnés regretteront. Mais, par idéologie, par une empathie saugrenue, ils se refusent à voir et à condamner le racialisme en question ;

enfin, celui de celles et ceux qui s’indignent, très nombreux parmi les auteurs, les traducteurs et le reste de la population, en Hollande, en France et j’imagine aussi en Belgique. On peut se demander pourquoi, en Hollande, il n’y a pas plus de traducteurs d’origine surinamienne, par exemple, alors qu’une bonne partie de la population de l’ancienne Guyane néerlandaise a opté, fin 1975, pour les Pays-Bas lorsque cette partie du monde est devenue indépendante. La maîtrise, à l’écrit, d’une langue (la langue maternelle en principe), ça ne s’improvise pas. Pas plus que l’apprentissage d’une langue étrangère avec laquelle, à l’origine, on n’a pas forcément de liens particuliers. On pourrait dénoncer, en France, l’absence quasi totale d’enfants de paysans ou d’ouvriers dans les grandes écoles, mais de là à en faire un chantage victimaire basé sur la couleur ou les origines, de là à réduire les gens à la quantité et à la nature des mélanines de leur peau !

 

TdF1.jpgBeaucoup de personnes estiment, sans doute plus encore en France qu’en Hollande ou qu’ici en Belgique – peut-être est-on plus sensibles en France à ces formes de propagande en tout genre –, que cette affaire qui repose à l’origine sur de la bêtise crasse n’est que le début d’une attaque. Une agression importée des États-Unis qui va toucher tous les domaines et secteurs de la société, culturels et autres. On en veut pour preuve la décision d’un éditeur américain de ne pas traduire le dernier roman de Timothée de Fombelle (Alma, le vent se lève), pourtant salué par la critique, au motif qu’un Blanc de notre époque n’a pas la légitimité pour se glisser dans la peau d’une jeune esclave noire d’une époque reculée.

L’indignation n’est pas retombée, loin de là. Les éditions Meulenhoff se sont ridiculisées aux yeux d’une grande partie des Hollandais. Il s’agit, en réalité, d’un conflit de civilisation. Des formes de résistance doivent s’organiser.

Le racisme est en tout homme. Si l’on ne s’aime pas soi-même, comment aimer l’autre ? Que répondre d’autre à ces idéologues qui cherchent à propager le virus racialiste et donc la haine dans nos sociétés ? Mieux vaut intervenir le plus tôt possible sans attendre les vaccins.

Pour le reste, comme me le rappelait un ami, nous sommes face à un problème qui n’est pas nouveau et qui existera toujours : il y a d’un côté ceux qui aiment les arts et le beau en tant que tels et pour eux-mêmes ; de l’autre, il y a ceux qui, au fond, n’envisagent l’art que par le petit bout de la lorgnette économique, sociologique ou, en l’occurrence, raciale.

L’élévation de l’esprit d’un côté. De l’autre, de très basses manœuvres.

Vive la vraie littérature ! De la littérature, on va en voir et en entendre de toutes les couleurs très bientôt avec Marieke Lucas Rijneveld, invitée ce 26 mars au Festival PassaPorta de Bruxelles.

 

Daniel Cunin

 merci aux deux Pierre

 

 

MLR-PLATS PAYS1.jpeg

Le deuxième roman de Marieke Lucas Rijneveld

(parution en français en 2022) 

 

 

 

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