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Le poète Hubert van Herreweghen

 

CET AUTRE ÉMERVEILLEMENT : LE BANAL

 

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Nous ne savons rien encore

                      de l’homme ni de la femme

                      ni des maux qui à force d’offense meurtrissent.

 

 

HubertvanHerreweghen-couv.jpgNé en 1920, le Brabançon Hubert van Herreweghen a publié son premier recueil en 1943. Le plus récent, De bulleman & de vogels (L’Épouvantail & les oiseaux), a paru le 1er février 2015 aux éditions P. de Louvain. Sa poésie rime avec émerveillement, passant avec aisance du ludique au tragique sans cesser de solliciter toutes les ressources sonores et lexicales qu’offre la langue néerlandaise. Quand bien même le memento mori hante l’œuvre, fraîcheur, suggestivité et vitalité semblent croître à mesure que le poète avance en âge. Parallèlement, la ténuité de ce qui nous rattache à l’univers s’affirme à travers des strophes toujours plus limpides, plus fragiles en apparence, des images plus plastiques aussi. Comme si la force créatrice et le tangible tendaient à s’exprimer dans le vibrant éclat d’éclats de la plus fine porcelaine. Chez cet auteur qui concilie tradition et modernité, formes classiques et jeux typographiques, l’observation attentive rejoint la méditation.

 

   

Tombe

  

C’est ici, dit-on, que tu gis.

Au cours de toutes ces années,

pourtant, qui nous ont séparés,

chaque jour je vois ton visage.

Non pas ici. Mais dans les pierres,

les arbres, les herbes, les houx,

les blés qui tout autour de nous

grouillaient de vifs coléoptères,

dans la forêt, dans les herbages,

ton couteau, ton vélo, ton chien,

dans la maison où tu m’as dit :

oui, je vais mourir, ce n’est rien.

 

Hubert van Herreweghen

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traduit du néerlandais par D. Cunin

 

 

Hubert van Herreweghen, poésie, Belgique, Flandre, traduction, Jos de HaesLa magnifique revue culturelle flamande Kunsttijdschrift Vlaanderen, longtemps dirigée par Patrick Lateur, a consacré l'un de ses numéros à Hubert van Herreweghen (février 2010). Il est illustré par Anne, fille du poète, et reproduit quelques traductions en français de la main de Frans de Haes, lui-même fils aîné du magnifique poète Jos de Haes (1920-1974). D'autres traductions ont paru dans la revue Septentrion ou encore dans le Cahier « Voix poétiques de Flandre » de la revue Nunc, n° 36, juin 2015.

 

  


Poème : Moeder, waar zijt gij ? / Où est tu, mère ?

(traduction : Maurice Carême)

 

 

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