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giono

  • L’Énéide revisitée

     

    Un chef-d’œuvre des lettres flamandes

     

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    Dans Énée ou la vie d’un homme (Aeneas of de levensreis van een man, 1982, rééd. 1999), le romancier Willy Spillebeen propose, en douze chapitres, une réécriture de l’Énéide du point de vue d’Énée, à la fois « je », « tu » et « il » au sein de la narration : « Moi, ou bien est-ce toi, toi qui m’est étranger, ou moi, Énée, ou bien encore lui, cet autre, je ne sais, je ne sais pas qui je suis, qui tu es ni qui il… Lui, Énée, lui la légende, les mensonges… ». Énée a perdu sa voix, son corps ne lui obéit plus. Allongé sur sa couche, il n’est plus que souffrance. Même ouvrir les yeux lui est devenu un supplice. La mort ne saurait tarder. À ses côtés, il a encore sa fille Elissa, Elissa qu'il confond presque dans son amour avec Didon. De nombreux souvenirs lui reviennent, de nombreux fantômes aussi et des courses ensanglantées à dos de cheval. On comprend pourquoi il s’est distancié de son père Anchise auquel il réservera tout de même de dignes obsèques. Le moribond revit aussi ses amours - par exemple avec Créuse qui lui a donné un fils, Ascagne - et sa carrière militaire : blessé, il choisit Théodore, lequel lui ressemble comme deux gouttes d’eau, pour le remplacer ; les actions héroïques de ce dernier seront attribués à Énée. Par devoir, Énée a renoncé à Didon et épousé Lavinia. Villages détruits et villes à édifier réapparaissent dans l’esprit de l’homme qui agonise. Alors que son existence prend fin, il laisse justement une cité qui est en cours de construction. Entre les drames qu’il a traversés se glissent malgré tout des parenthèses gaies, des instants de bonheur même si « l’homme n’est pas fait pour le bonheur, mais pour exercer sa curiosité ». Doutes sur ses ascendances divines, attirance pour le beau périssable, fait de terre, de chair et de sang, liens d’amitié qu’il est parvenu à tisser, furieuse passion des sens, ce ne sont là que quelques-unes des facettes qu’Énée explore, facettes de l’homme qu’il a été, qu’il a cru être au-delà de la légende avant d’enfin naître, à travers la mort, à une nouvelle vie : « Énée naît pour de bon… je meurs… je suis libre. » 

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    P.-N. Guérin, Énée et Didon, 1815 

     

    Mme Perrine Galand-Hallyn a évoqué Énée ou la vie d’un homme lors de plusieurs cours et conférences : « Le roman de W. Spillebeen apparaît comme une réécriture de l’Énéide du point de vue d’Énée. C’est l’une des rares réécritures centrées sur ce personnage, le plus souvent ce sont l’amour de Didon, la descente aux Enfers ou encore le voyage initiatique (par exemple dans La Modification de Michel Butor) qui ont été privilégiés (voir la thèse de Seuret-Deran, Le Personnage d’Énée dans la littérature française, 2001). Le travail de Spillebeen est ici, par certains aspects, comparable à celui de Giono dans Naissance de l’Odyssée : ces deux œuvres ont en commun la déconstruction systématique du mythe héroïque. Giono a montré comment l’histoire d’Ulysse s’est construite malgré lui, gommant ses erreurs et ses maladresses. Willy Spillebeen place dans la bouche d’Énée la même dénonciation des valeurs héroïques. Il opère ainsi une relecture “alexandrine” de l’Énéide : il s’inscrit en quelque sorte dans la lignée d’Ovide (comme de ses suiveurs antiques et modernes), qui a probablement cherché lui-même à démythifier dans ses œuvres l’idéologie mise en place par l’empereur Auguste, en opérant une “réduction épique”, c’est-à-dire une critique des valeurs collectives, une réutilisation à rebours ou décalée des thèmes de l’épopée, ainsi qu’une modification du point de vue de l’énonciation, de l’objectivité à la subjectivité.

    P. Lepautre, Énée  portant Anchise, 1716, Le Louvre

    énée,virgile,butor,giono,énéide,flandre,roman,willy spillebeen,héros,antiquité,mythes« Le roman de Spillebeen est symboliquement composé de douze chapitres. Il s’ouvre sur les angoisses d’Énée agonisant, victime d’une crise cardiaque (tout aussi symbolique). Dans un flash-back, le “héros” revoit tous les épisodes de sa vie qui ont été travestis par la légende (et l’Enéide), et dévoile ses échecs, de sorte que la “morale” virgilienne de tous les épisodes s’en trouve déconstruite. Anchise apparaît lâche, violent, autoritaire. Énée déteste la guerre et les armes (pendant la guerre de Troie, il est blessé et Théodore, un guerrier revêtu de son armure, accomplit ses exploits à sa place, comme Patrocle l’avait fait pour Achille), il ne croit ni aux dieux ni au surnaturel (sa mère est non Vénus, mais une simple bergère morte en couches). Ses sentiments pour Créuse et Lavinia, et même pour Ascagne, sont ambigus. Son seul amour aura été Didon, et l’ensemble du roman est structuré autour de cet amour, infiniment préférable à toute mission collective. Spillebeen, à travers ce roman qu’il a reconnu comme autobiographique, règle ses comptes avec la figure paternelle, la religion, le devoir. » (source)

    L'auteur en août 2009

    énée,virgile,butor,giono,énéide,flandre,roman,willy spillebeen,héros,antiquité,mythesL’écrivain flamand s’est montré à la hauteur de son ambitieux projet : il est parvenu à trouver une structure originale pour faire revivre les Troyens et Énée au sein d’un univers soutenu par des descrip- tions à la fois expressives et élégantes. Mariées à la beauté de l'écriture, l’intensité et la densité de la narration confèrent à ce roman une dimension intemporelle.  (DC)

     

     

  • De Descartes à Marie NDiaye

     

    Entretien à Utrecht

     

    Entretien en français avec la traductrice néerlandaise Jeanne Holierhoek qui nous parle de quelques auteurs français : Marie NDiaye (Trois femmes puissantes), Michel Tournier, Jonathan Littell (Les Bienveillantes), Jean Giono (Le Chant du monde), Bernard Clavel, Anne Philippe, Montesquieu, Voltaire, Descartes…

     

    le 3 novembre 2009

     

     

     

     

     

    Œuvres traduites du français

    par Jeanne Holierhoek

     

    Jean Potocki, Veertien dagen uit het leven van Alfons van Worden (Manuscrit trouvé à Saragosse), Meulenhoff, 1974.

    Victor Serge, De aanslag op kameraad Toelajev (L’Affaire Toulaev), Meulenhoff, 1975.

    Samuel Beckett, Verhalen en teksten zomaar (« Le calmant » et « La fin » des Nouvelles et textes pour rien), Meulenhoff, 1976.

    Pablo Picasso, De wellust bij de staart gevat (Le Désir attrapé par la queue), Meulenhoff, 1976.

    Jean Lorrain, Denkbeeldige genietingen (Monsieur de Bougre­lon), Meulenhoff, 1978.

    Michel Tournier, De fetisjist (Le Coq de bruyère), Meulenhoff, 1981.

    Simone de Beauvoir, Met kramp in de ziel (Quand prime le spiritu­el), Goossens, 1981.

    * Simone de Beauvoir, Wij vrouwen (choix d’écrits de Simo­ne de Beauvoir), Goossens, 1981.

    Olivier Todd, De mandarijn van Parijs (Un fils rebelle), Goossens, 1983.

    Luis Buñuel, Mijn laatste snik (Mon dernier soupir), Meulenhoff, 1983.

    CouvTournierMeteoren.pngMichel Tournier, Gilles en Jeanne (Gilles et Jeanne), Meulenhoff, 1984.

    Anne Philipe, Weerklank van de liefde (Les Résonances de l’amour), Bruna, 1984.

    Stéphane Mallarmé, Igitur (en collaboration avec Han Evers), Raster, n° 32, 1984.

    Bernard Clavel, Harricana, Bruna, 1984.

    Bernard Clavel, Het goud der aarde (L’Or de la terre), Bruna, 1985.

    Anne Philipe, Ik hoorde haar adem (Je l’écoute respirer), Bruna, 1985.

    Marguerite Duras, Aurélia Steiner I & II, Raster n° 35, 1985.

    Bernard Clavel, Weerbarstige grond (Misérére), Bruna, 1987.

    Michel Tournier, De gouden druppel (La Goutte d'or), Meulenhoff, 1987.

    Philippe Ariès , Het beeld van de dood (Images de l’homme devant la mort), SUN, 1987.

    Michel Tournier, Dwaze liefdes (Petites proses), Meulenhoff, 1988.

    Alain Corbin, Het verlangen naar de kust (Le Territoire du vide), SUN, 1989.

    * Michel Tournier, De meteoren (Les Météores), Meulenhoff, 1990.

    Didier Eribon, Michel Foucault, Van Gennep, 1990.

    * Michel Tournier, Het nachtelijk liefdesmaal (Le Médianoche amoureux), Meulenhoff, 1991.

    Jean-Louis Calvet, Roland Barthes, Van Gennep, 1992.

    * Hervé Guibert, Voor de vriend die naliet mij het leven te redden (À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie), SUN, 1992.

    * Eugène Ionesco, De solitair (Le Solitaire), Coppens & Frenks, 1993.

    * Michel Tournier, Een vlaag van bezieling (Le Vent Paraclet), Meulenhoff, 1994.

    CouvNDiaye.png* Marie NDiaye, Lieve familie (En famille), De Geus, 1994.

    * Marcel Béalu, Onpersoonlijk avontuur (L’Aventure impersonnelle), Coppens & Frenks, 1994.

    * Philippe Sollers, Het geheim (Le Secret), Arbeiderspers, 1995.

    * Jean Giono, Het zingen van de wereld (Le Chant du monde), Coppens & Frenks, 1995.

    Marie NDiaye, De tijd van het jaar (Un temps de saison), De Geus, 1995.

    Jorge Semprun, Schrijven of leven (L’Écriture ou la vie), Meulenhoff, 1996.

    Michel Tournier, Ideeën en hun spiegelbeeld (Le Miroir des idées), Meulenhoff, 1996.

    * Loys Masson, De schildpadden (Les Tortues), Coppens & Frenks, 1996.

    * Alexandre Vona, Blinde vensters (Le s Fenêtres murées), Ambo, 1997.

    Lotfi Akalay, De nachten van Azed (Les Nuits d’Azed), Manteau, 1997.

    Pascale Roze, Jager Zero (Le Chasseur Zéro), De Geus, 1997.

    Michel Tournier, Eleazar (Eléazar), Meulenhoff, 1997.

    Marie NDiaye, Heksenschool (La Sorcière), De Geus, 1997.

    Francis Poulenc - Georges Bernanos, Dialogues des carmélites (libretto), Nederlandse Opera, 1997.

    Catherine Clément, De reis van Theo (Le voyage de Théo, en collaboration avec Truus Boot & Eveline van Hemert), Ambo, 1998.

    Luc Ferry, De god-mens of de zin van het leven (L’Homme-Dieu ou le sens de la vie), Ambo/Kritak, 1998.

    CouvMontesquieu.png* Montesquieu, Over de geest van de wetten, (choix de textes de L’Esprit des lois), Boom, 1999.

    * Guy de Maupassant , De Horla (Le Horla, en collaboration avec Jenny Tuin), Coppens & Frenks, 1999.

    Lydie Salvayre, In gezelschap van spoken (La Compagnie des spectres), De Geus, 1999.

    Paule Constant, In vertrouwen (Confidence pour confidence), De Geus, 1999.

    * René Descartes & Elisabeth van de Palts, Briefwisseling (Correspondance), Wereldbibliotheek, 2000.

    * Franz-Olivier Giesbert, De zoel (La Souille), Van Gruting, 2001.

    * Lydie Salvayre, Nobele zielen (Les belles âmes), De Geus, 2001.

    * Montesquieu, Perzische brieven (Lettres Persanes), Wereldbibliotheek, 2002.

    Anne Wiazemsky, Een handvol mensen (Une poignée de gens), Arbeiderspers, 2002.

    Alice Ferney, Sierlijk en berooid (Grâce et dénuement), De Geus, 2002.

    Emmanuel Bove, De strohoed (« Le Canotier » dans le recueil Reis door een appartement), Bas Lubberhuizen, 2002.

    * Antoine Audouard, Afscheid van Héloïse (Adieu, mon unique), Arbeiderspers, 2003.

    Alice Ferney, Verliefd gesprek (Conversation amoureuse), De Geus,  2004.

    CouvGionoZingen.jpg* Voltaire, Fransman in Londen (Lettres philosophiques), Wereldbibliotheek, 2004.

    Alice Ferney, Oorlog en liefde (Dans la guerre), De Geus, 2005.

    Michel Tournier, De os en de ezel (nouvelle dans un recueil publié aux éditipons De Geus).

    * Montesquieu, Over de geest van de wetten (De l’esprit des lois), Boom, 2006.

    Jonathan Littell, De welwillenden (Les Bienveillantes, en collaboration avec Janneke van der Meulen), Arbeiderspers, 2008.

    Scribe/Halévy, La Juive (libretto), 2009.

    Jonathan Littell, Het droge en het vochtige (Le Sec et l'humide), Arbeiderspers, 2009.

     

    (* = préface ou postface de la traductrice)

     

    couvTournierVlaag.jpgJeanne Holierhoek a par ailleurs publié en néerlandais divers articles sur Marcel Proust, Michel Tournier, Michel Foucault, Roland Barthes, Hervé Guibert, Marie NDiaye, Jean Giono, René Descartes, Madeleine Bourdouxhe, Arthur Rimbaud, Elisabeth van de Palts, Emilie du Châtelet. En français : « Cupides, lents, mais libres : les Néerlandais vus par Montesquieu », Septentrion, n°4, 2007. Voir aussi : « Les traducteurs de Giono », Douzième assises de la traduction littéraire (Arles 1995), Actes Sud, 1996.

     

     

  • Vondel

     

    Joost van den Vondel (1587-1679)

    par J.A. Alberdingk Thijm

     

     

    Tu es, ô Vondel, l'étoile du Nord la plus belle qui brille en ton ciel.

         Jacint Verdaguer     
     

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    couverture de la biographie consacrée à Vondel par Piet Calis

     

    Petite évocation de l'un des plus grands écrivains hollandais du passé, Vondel, à travers un texte de Josephus Albertus Alberdingk Thijm (1820-1889). Ce patronyme difficile à prononcer pour un Français était celui d'un érudit du XIXe siècle qui, de son vivant, a exercé une énorme influence. Dans son immense production, on relève d'ailleurs un ouvrage consacré au poète du Siècle d'or : Portretten van Joost van den Vondel (1876). J.A. Alberdingk Thijm était le père d’un Tachtiger, l’écrivain Lodewijk van Deyssel (1864-1952). Il a collaboré à plusieurs revues françaises et publié, dans notre langue, De la littérature néerlandaise à ses différentes époques (1854). Les chapitres de ce livre avaient paru peu avant dans une revue néerlandaise dont les premiers numéros étaient entièrement rédigés en français : L'Astrée. C'est au deuxième volume de cette publication, celui de l'année 1842, que sont empruntées les pages (p. 49-50) ci-dessous. Il existe plusieurs traductions et adaptations des pièces de Vondel dont une que l'on doit à Jean Giono : Joseph à Dothan. La pièce avait alors été jouée au théâtre d'Orange.

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    Avant Giono, un autre grand Provençal avait été invité à goûter du vers de Vondel : « Le 17 Novembre, Amsterdam solennisera le troisième centenaire de la naissance de Vondel, le plus illustre poète du Siècle d’or de la Hollande. En même temps que sa littérature nationale, dont cette fête est comme une consécration, trois lyres étrangères ont été conviées à célébrer le Dante néerlandais, Frédéric Mistral pour la France, Jacinto Verdaguer pour l’Espagne, et Alexandre Baumgartner pour l’Allemagne. Vondel a chanté, en quatre grands poèmes, tout le système de la Révélation divine dans le drame de l’humanité. Il a trouvé avant Milton ses deux chefs-d’œuvre : son Lucifer, son Adam en exil, – la preuve historique en est faite. – Enfin son théâtre, dont une défense, la première, de la reine Marie Stuart, ainsi que ses vers lyriques et ses satyres, sont encore populaires dans son pays... Mais c’est surtout parce qu’il a formé, épuré et rendu classique la langue poétique de la Hollande, cet idiome glorieux qui ne veut pas mourir, c’est parce qu’il a compris et ennobli le parler de sa race, que les deux plus grands poètes du Félibrige, Mistral et Verdaguer, honoreront l’Altissimo poeta du Parnasse néerlandais. » (Paul Mariéton, La Revue félibréenne (1887-1888), I, Paris, 1888, p. 48). Le futur prix Nobel répondra à M. W.J. Brouwers, membre de la Commission pour le centenaire de Vondel : « Toutes les fois qu’un peuple, s’arrachant aux préoccupations du jour et aux dissensions misérables qui divisent les hommes dans tous les pays, s’élève, d’un essor unanime, vers l’admiration de la vertu ou du génie, toutes les sympathies humaines, de près comme de loin, s’unissent à la fête. Dans le siècle le plus glorieux de votre histoire, Vondel a eu l’insigne gloire d’interpréter magistralement, dans la langue de sa race, les enthousiasmes religieux, patriotiques et poétiques de sa race ; et tous ceux qui gardent au cœur le culte de l’idéal, saluent avec respect la mémoire du poète que la Néerlande honore, et les vrais patriotes qui célèbrent en chœur sa commémoraison. La poésie de Provence sympathise d’ailleurs avec la Hollande d’autant plus volontiers que le nom le plus illustre de l’histoire hollandaise, celui des princes d’Orange, est d’origine provençale, et nous n’avons pas oublié que les plus hauts ancêtres de vos stathouders et rois, qui, au XIIIe siècle, régnaient aux bords du Rhône, dans la cité d’Orange, avaient fait de leur cour un foyer littéraire pour notre langue d’oc. Les princes Raimbaut d’Orange et Guilhem d’Orange comptent même au nombre de nos troubadours célèbres. Je suis heureux, monsieur, que le centenaire de Vondel m’ait fourni l’occasion de rappeler aux bons Hollandais ce trait d’union de nos souvenirs héroïques, et je vous prie de m’excuser si la proximité de vos fêtes ne m’a pas permis de mettre en rimes provençales l’expression de mes sentiments très cordiaux. » (F. Mistral, La Revue félibrénne (1887-1888), I, Paris, 1888, p. 94.)

     

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    des éditions originales (1640 à 1659)