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traduction - Page 22

  • La Grande Dame et le Petit Garçon

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    Billets de lecteurs

     

     

     

     

    Geert de Kockere, Kaatje Vermeire, littérature jeunesse, éditions Rouergue, flandre, belgique, traduction

     

     

    « Les yeux, l’esprit et l’imagination des plus jeunes percent souvent bien au-delà desapparences, ils brodent parfois un univers qui alimente leurs fantasmes et leurs peurs et lui donnent un goût de réalité qui leur apparaît aussi tangible que la nôtre. A bien y réfléchir d’ailleurs, les adultes ont par moment cette manie eux aussi. C’est le cas d’un petit garçon, persuadé que sa voisine, une très vieille dame, attrape les petits enfants du haut de son balcon et les enferme dans sa cage à oiseaux pour les dévorer. Un mélange de fascination et de crainte attise alors la curiosité du minot, le poussant à prospecter et même à espérer la voir au détour d’une rue ou aux abords de chez lui. Mais la grande dame est-elle vraiment une ogresse ? 

    Geert de Kockere, Kaatje Vermeire, littérature jeunesse, éditions Rouergue, flandre, belgique, traductionAvec cette saveur de fantastique digne d’un conte traditionnel racontée par Geert de Kockere et ce graphisme fin et mystérieux signé Kaatje Vermeire, La Grande dame et le petit garçon semble toucher plusieurs genres. D’abord un soupçon d’étrange et de merveilleux grâce au récit entièrement développé autour du point de vue du jeune protagoniste, par lequel le lecteur scrute, soupçonne et découvre au fil des pages et des situations l’identité et la personnalité de cette insaisissable aïeule. Le petit garçon imagine d’ailleurs en premier lieu, avec force détails, les méfaits les plus effroyables. Le mythe de l’ogresse ou de la sorcière malfaisante cachée au fond de sa chaumière se retrouve ici transposée dans une ville moderne, avec des habitudes plus ancrées dans notre époque. En parallèle de ce ton onirique, se dessine une autre facette, celle d’un quotidien, d’une réalité tristement répandue : la solitude et l’isolement de certaines personnes âgées, partageant pourtant un mur mitoyen du nôtre.  L’auteur choisit donc une fable nuancée et oscillant entre deux univers pour ensevelir les résidus de manichéisme qui hantent généralement ce genre d’histoire, et jette avec sensibilité et un joli suspense un pont entre deux générations, une ode au partage et au dépassement des préjugés. 

    Geert de Kockere, Kaatje Vermeire, littérature jeunesse, éditions Rouergue, flandre, belgique, traductionSon très grand format et ses teintes boisées et naturelles font de La Grande dame et le petit garçon un objet vraiment raffiné, agréable et intrigant à découvrir. Spécialisée dans la gravure, Kaatje Vermeire use ici de plusieurs techniques d’estampes comme la gravure pointe sèche, la xylo, la lino ou la lithogravure pour délivrer cette atmosphère d’abord sombre et mystérieuse, à la limite de l’oppression, qui se transforme doucement en une sorte de frise lumineuse, assez ornementale, à mesure que l’on découvre qui est vraiment la « grande dame ». Au fil des pages, les planches qui s’amorçaient dans des teintes plutôt monochromes et tramées (notamment les nervures du bois apparentes) laissent place aux couleurs et au foisonnement de motifs fleuris, tels que les papiers peints « de grand-mère » ou la dentelle. Le visage d’abord fermé et incertain de cette voisine menaçante arbore finalement des traits fins et précis. Sa maison vue de l’extérieur prenant de prime abord des allures d’antre maléfique devient quand on la dévoile à travers les yeux du petit garçon une caverne d’Ali Baba ou un palais merveilleux. Le trait lui-même qui trace les silhouettes des deux personnages, répondant à l’ambiguïté du texte de Geert de Kockere, oscille constamment entre le réaliste et le fantastique. L’aspect figé des contours de chacun confère une élégante impression d’étrangeté propre au théâtre d’ombres chinoises, amplifiée par le contraste constant entre le très grand et le très petit (les deux protagonistes, les figures humaines face à la grandeur des majestueuses façades urbaines).

    La Grande dame et le petit garçon est un récit aux confins du merveilleux qui tisse avec sensibilité une jolie fable du quotidien et célèbre la partage et la curiosité de l’Autre. En dehors de cette thématique symbolique forte, les illustrations soignées et raffinées de Kaatje Vermeire sauront sans aucun doute séduire un public plus âgé que celui auquel  se destine notre histoire. Les amoureux de l’estampe notamment trouveront de quoi régaler leur appétit. »

     (hiddenplace, source)

     

     

     

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    « L’histoire paraît assez classique et rappelle plusieurs albums (notamment L’Ogre, illustré par Dedieu). Ce qui est très beau dans celui-ci, ce sont les illustrations de Kaatje Vermeire (dont c’est le premier album édité en France), qui mélangent des gravures à la pointe sèche à quelques collages de textiles. Autour des jeux d’ombre et de lumière, la couleur apparaît dans le t-shirt du garçon ou les oranges qui roulent sur le sol. On a presque envie de toucher les motifs de la robe de la vieille dame ou la tapisserie au mur. »

    (Madeline Roth, source)

     


     

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    « Un texte magnifique, plein de force, qui retranscrit avec justesse la capacité des enfants à se faire délicieusement peur. L’illustration est tout simplement sublime, travaillée en relief avec finesse, elle donne vie aux personnages et aux lieux. » (source)

     

     

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  • Un poème de Herman Gorter (1864-1927)

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    Du recueil L’École de la poésie

     

     

    HermanGorterParWillemWitsenVers1892.pngSurtout connu à l’étranger comme théoricien et homme politique, Herman Gorter demeure avant tout aux Pays-Bas l’un des poètes majeurs du renouveau littéraire de la fin du XIXe siècle. Dans son long poème épique Mei (Mai), « il a concrétisé de la manière la plus entière le programme poétique » du mouvement des Tachtigers et son recueil Verzen (Poèmes) lui a permis « d’aller aux confins d’une observation et d’une perception sentivistes de la nature »*.

    Le poème sans titre qui suit est extrait d’une œuvre datant de 1897 : De school der poëzie. On doit la traduction (La Revue de Hollande, 2ème année, T. 3, juillet-décembre 1916, p. 35-37) à un autre homme de lettres néerlandais, Dop Bles (1883-1940), qui a vécu à Paris où il s’est lié d’amitié avec, entre autres, André Germain, séjour qui lui a d’ailleurs inspiré ses Parijsche verzen (Poèmes parisiens, 1923).

     

     

    Ik zat eens heel alleen te spelen

    op een gedachteharp, de kelen

    van schemering en duisternis om mij

    fluisterden liedjes, het leek tooverij.

     

    Mijn vingers en mijn oogen teeder gleeden

    langs gele snaren, boven en beneden

    bleven ze langer, want ik wist niet wat

    ver achter in gedachtenvlakte zat.

     

    Een kinderbeeldje, dat is òpgerezen

    zwierig in haar gewaad, ze had te lezen

    gezeten in haar vreemd gedachtenboek,

    nu stond ze in een gelen rimpeldoek.

     

    Nu kwam ze dichter bij, we zijn gekomen

    midden ter vlakte onder heel wat boomen,

    we spraken niet, want boven zei de wind

    al mijn gedachten en die van het kind.

     

    Maar te dansen zijn we wel gegaan,

    heen en weer, op en neer, een lange baan

    van luchtige passen, voeten beurteling

    omhoog, omlaag, als rozenbuiteling.

     

    Te dansen zooals twee rozen gaan,

    rozeroode rozen tusschen groene blaan

    samen gesproten van uit ééne steel,

    twee windewiegelingen, geen geheel

    maar altijd twee, hoewel ze ongescheiden

    het leven doordansen met hun roode beiden.

     

    Zoo dansten wij, mijn vingers scholen in

    ’t geelglimmende fluweel, een diepen zin

    voelden ze daar van ’t levende dat edel

    in ’t gele woonde, en de windevedel

    blies uit een adem van een gele stof

    zooals een zonneschijn in bloemehof.

     

    Wij zeiden altijd niets maar sprongen om ons om -

    haar gouden oogen fonkelden, haar lippen bleven stom -

    de wind zei àl gedachten, en de dansemaat

    die fonkelde in diamant op haar gelaat.

     

    Maar eind’lijk zei ze goeien dag en is weer weggegaan,

    op hare lippen danste lach, haar kleed was als de maan

    zoo flikkerend om ’t dansend lijf, zoo sprong ze heel, heel ver,

    zooals de gouden maan eerst, toen zooals de gouden ster.

     

    Ik ben zooals een oosterster, zij tintelt in het westen,

    wij tweeën vogels weten wel de takken onzer nesten,

    wij komen nog wel weer te saam, is het niet, is het niet,

    dansende liefste, liefste, liefste, op windelied?

     

    Maar onderwijl zit ik te spelen

    op een gedachteharp, de kelen

    van schemering en duisternis om mij

    fluisteren liedjes, het lijkt tooverij.

     

     

     

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    * Histoire de la littérature néerlandaise, Fayard, 1999, p. 568.

     

    Portrait de Herman Gorter par Willem Witsen, vers 1892.

     

     

     

    GorterBio.jpg

     

    H. de Liagre Böhl, Herman Gorter 1864-1927. Met al mijn bloed heb ik voor U geleefd, Olympus, 2000, 559 pages. (biographie)  

     

     

     

  • Le nu provençal

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    Un poème de Hedwig Speliers 

     

     

          photo : M.-H. C.

    PortraitHedwigSpeliers.png

    Poète, essayiste et biographe (de Stijn Streuvels et de Maurice de Guérin), Hedwig Speliers compose loin du brouhaha une importante œuvre dédiée à la poésie. Il écrit actuellement une pièce de théâtre consacrée à la figure de Lamennais. Certains de ses recueils sont disponibles en français dans une traduction de Willy Devos. 

    Dans la présente vidéo, l’Ostandais d’adoption lit lichtbad (littéralement : bain de lumière), poème dont on trouvera ci-dessous une transposition en français sous le titre Le nu provençal. 


     

     



     

     

    Le nu provençal

     

     

    Un rien suffit à lui redonner

    sa fraîcheur : le murmure de l’eau

    dans la cuvette de faïence, le vertige

    du clair matin sur tapis et dalles.

     

    Et bien entendu le parler

    des lignes délicates, son corps

    aussi vaporeux qu’un poème

    en un léger, un élégant équilibre.

     

    Alors qu’elle rêve et se penche,

    voir son image affluer dans l’eau !

    Épaule gracieuse, contour de la cuisse,

    vertèbres formant trait de lumière.

     

    trad. D. Cunin

     


    Bibliographie

     

    couvhedwigvillers.pngExotische diergedichten (poèmes, 1957)

    Ons bergt een cenotaaf (poèmes, 1961)

    Een bruggenhoofd (poèmes, 1963)

    Wij, galspuwers (polémiques, 1965)

    De astronaut (poèmes, 1968)

    Omtrent Streuvels. Het einde van een mythe (monographie, 1968)

    Afscheid van Streuvels (monographie, 1971)

    Horrible dictu (poèmes, 1972)

    Die verrekte gelijkhebber (polémiques, 1973)

    Gerard Cornelis van het Reve en De groene anjelier (monographie, 1973)

    Leven met Lorenz (poèmes, 1973)

    Ten zuiden van (poèmes, 1973)

    De ongeleefde lijnen van ons lichaam, of Het metaforische denken (essais, 1975-1976)

    poésie, flandre, hedwig speliers, willy devos, traduction, belgiqueDe mens van Paracelsus (poèmes, 1977)

    Van het wolkje af (poèmes, 1980)

    De pool van de droom. Van en over Johan Daisne (monographie, 1983)

    Het heraldieke dier (poèmes, 1983)

    Met verpauperde pen (essais, 1984)

    Album Stijn Streuvels (1984)

    Alpestre (poèmes, 1986)

    Tiaar van mijn taal. Poets poet Jan van der Hoeven (monographie, 1986)

    Villers-la-Ville (poèmes, 1988)

    Villers-la-Ville, traduit du néerlandais par Willy Devos (1994)

    Bel-etage (poèmes, 1992)

    De tong van de dichter (essais, 1992)

    poésie,flandre,hedwig speliers,willy devos,traduction,belgiqueDag Streuvels. ‘Ik ken den weg alleen’ (biographie, 1994)

    Het oog van Hölderlin (poèmes, 1994)

    Ongehoord. Een keuze uit de gedichten 1957-1997 (anthologie, 1997)

    Als een oude Germaanse eik (biographie, 1999) 

    Suites françaises (poèmes, 2001)

    Met politiek bemoei ik mij niet (essais, 2003)

    Heen (poèmes, 2004)

    Engelengeduld (poèmes, 2006)

    De Eliassonnetten (poèmes, 2007)

    Len de l’El. Een poëtische tocht in de Midi / Un séjour poétique dans le Midi (recueil bilingue, 2009)

    Dichter naast God. Biografie van Maurice de Guérin (biographie, 2009)

    Het land Gods (poèmes, 2011)

     

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  • Splash !

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    La poésie de Dirk van Bastelaere

     

     

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    Splash !, éd. Les Petits Matins, 193 p.

     

    LE MOT DE L’ÉDITEUR

     

    Le livre Dirk van Bastelaere propose ici une lecture/relecture de son œuvre au cœur de la postmodernité poétique européenne. Regroupés en séries, ses poèmes se réfèrent au cinéma hollywoodien, à la peinture contemporaine, aux standards du rock, mais aussi, ce qui est plus inattendu, aux figures de la piété christique.

    Un essai complète cet ensemble, où Dirk van Bastelaere donne un aperçu de ses talents de prosateur. Usant notamment des écrits et des concepts de Lacan, Barthes, Slavoj Žižek et Julia Kristeva, il définit sa poétique.

    Splash !, comme le laisse entendre son titre, est aussi une manière innovante, parfois provocante, de pratiquer la poésie comme une pensée en mouvement, une recomposition et un plaisir à expérimenter.

     

    « Tout comme l’atoll, la poésie historique est une structure toujours plus complexe et plus décentrée qui se construit autour du vide de la Poésie réelle, figurée par la lagune, mais présente de façon immanente, une absence structurellement nécessaire autour de laquelle s’est édifié le récif : telle était plus ou moins ma thèse. »

     

    Né en 1960, Dirk van Bastelaere est l’auteur d’une œuvre importante qui fait débat en Belgique et en Hollande, pays où la poésie a un impact collectif. 

     

     

     

    splash !

      

     

    D’une autre façon que du haut

    des gratte-ciel le plané

    au-dessus du bleu cobalt

     

    des piscines absorbe

     

    une fille en lui qui

    s’en revient comme cette même fille huilée.

     

    Pas tout à fait une seconde avant celle

    du

    splash ! assises petitement sur les corps osseux des autres

    et comme l’obscurité qui traîne, les ombres

    sous le soleil d’arums

    des bras des jambes

    des cyprès

    voués au déracinement.

     

    (trad. D.C.)

     

     

     

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    Recueils de Dirk van Bastelaere

    (Splash ! présente un large choix des trois derniers titres)

     

     Vijf jaar (1984)

    Pornschlegel en andere gedichten (1988)

    Diep in Amerika. Gedichten 1989-1991 (1994)

    Hartswedervaren (2000)

    De voorbode van iets groots (2006)

     

    Wwwhhooosshhh - Over poëzie en haar wereldse inbedding (2001) rassemble des essais de l’auteur dont « Stay back, please. Sur le réel de la Poésie comme traumatisme du poème » repris dans Splash !.

     

    Dans Hotel New Flanders (2008), Van Bastelaere propose, avec Erwin Jans et Patrick Peeters, une anthologie de 60 ans de poésie flamande (1945-2005).

     

     

  • Intermède Jacques Brel (1)

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    Jacques Brel chante en néerlandais

    Le Plat pays

     

     

    En guise d’hommage à toutes les personnes

    qui disent que le néerlandais est un patois

    ou tout au plus une langue qui « s'aboie ».

     

     

     

     

    MIJN VLAKKE LAND

     

     

    Wanneer de Noordzee koppig breekt aan hoge duinen 

    en witte vlokken schuim uiteen slaan op de kruinen, 

    wanneer de norse vloed beukt aan het zwart basalt 

    en over dijk en duin de grijze nevel valt, 

    wanneer bij eb het strand woest is als een woestijn 

    en natte westenwinden gieren van venijn, 

    dan vecht m’n land... mijn vlakke land...

     

    Wanneer de regen daalt over de grauwe perken 

    op dak en torenspits van hemelhoge kerken, 

    die in dit vlakke land de enige bergen zijn, 

    wanneer onder de wolken mensen dwergen zijn, 

    wanneer de dagen gaan in domme regelmaat 

    en wollen oostenwind het land nog vlakker slaat, 

    dan wacht m’n land... mijn vlakke land...

     

    Wanneer de lage lucht vlak over het water scheert, 

    wanneer de lage lucht ons nederigheid leert, 

    wanneer de lage lucht er grijs als leisteen is, 

    wanneer de lage lucht er vaal als keileem is, 

    wanneer de noordenwind de vlakte vierendeelt 

    wanneer de noordenwind er onze adem steelt, 

    dan kraakt mijn land... mijn vlakke land...

     

    Wanneer de Schelde blinkt in Zuidelijke zon 

    en elke Vlaamse vrouw flaneert in zonjapon, 

    wanneer de eerste spin zijn lentewebben weeft 

    of dampende het veld in julizonlicht beeft 

    wanneer de zuidenwind er schatert door het graan, 

    wanneer de zuidenwind er jubelt langs de baan, 

    dan juicht mijn land... mijn vlakke land...

     

     

    traduction Ernst van Altena

     

     

     

     

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    un des recueils de chansons françaises

    traduites par Enst van Altena