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traduction littéraire

  • « De Flandre »

     

    Nouvelle collection

    aux éditions Tétras Lyre

     

     

    P. Bogaert, Passa Porta, 2014 (photo MHC)

    tétras lyre,liège,paul bogaert,els moors,traduction,poésie,kim andringa,la slalom soft,chants d'un cheval qui chavireLes éditions liégeoises Tétras Lyre lancent une nouvelle collection de poésie dédiée aux auteurs d’expression  néerlandaise, en particulier aux Flamands. Objectif affirmé : « lancer, en Fédération Wallonie-Bruxelles, un pont de passage et de dialogue entre deux communautés associées dans un même État fédéral ».

    En attendant une anthologie de l’œuvre de Charles Ducal, deux premiers recueils viennent de paraître : Chants d’un cheval qui chavire d’Els Moors et le Slalom soft de Paul Bogaert, dans une maquette de Mona Habibizadeh.

    Pour mettre la collection « De Flandre » sur de bons rails, Primaëlle Vertenœil et Gérald Purnelle se sont entourés de quelques connaisseurs en poésie flamande, à savoir Elke De Rijcke, Katelijne De Vuyst, Bart Vonck et Carl De Strycker.

     

     

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    Els Moors, Chants d’un cheval qui chavire, trad. Kim Andringa, postface Anneleen De Coux

     

     

    viens je dois entrer pieds nus

    dans la cerisaie

    qu’est ce monde

    et partager la récolte avec toi

     

    ce que tu veux cueillir le laisser

    reposer mûr dans tes mains

    jusqu’à ce que ça éclate

    comme par exemple

    ta bouche lubrique

     

    alors que je l’embrasse

    prenant l’empreinte

     

    de l’approche de la haute-saison

     


    Els Moors lit un de ses poèmes

     

     

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    Paul Bogaert, le Slalom soft, trad. Daniel Cunin et Paul Bogaert, postface Daniel Cunin

     

     

     

    Un cœur de maman, ça a des oreilles qui ne dorment jamais !

    Je veux dire

    un cœur de maman fait en toile de trampoline

    et en peau de chamois.

    Quiconque reproduit un cœur de maman

    et en mâche la copie une journée durant, hérite

    d’un poids démesuré.

    Quiconque hache la copie, quiconque la poêle menu,

    reçoit en retour de la fumée blanche

    en quantité et toutes les odeurs jusqu’à ce jour.

    Si l’on vient à détacher les agrafes

    d’un cœur de maman, il fait pop, il enfle,

    grossit, se fait bien trop gros, encombrant, tente

    pliée qui se démulplietiplie en un zeppelin

    lequel prend, effréné,

    une taille plus extrême encore et projette une ombre, ombre

    qui entend les enfants un à un, les suit sans bruit.

     

    extrait du poème « De là cet éclairage »

     

    Tom Van Imschoot s'entretient (en néerlandais) avec le poète Paul Bogaert au sujet des courts métrages que ce dernier a réalisé à partir de certains de ses poèmes

     

     sommaire du recueil le Slalom soft 

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  • Amsterdam à 7h09

     

    Suggestions de lecture

     

     

    7h09 : bon moment pour débuter la journée, prendre un train, un vol….

    Amsterdam, 7h09, Utrecht, traduction littéraire, romans, éditeurs

     

    Le troisième numéro de 7h09, publication hybride qui tient à la fois de la revue et du livre, a posé ses valises à Amsterdam. Richement illustré et d’un graphisme soigné, ce « carnet d’ailleurs » s’intéresse à de multiples aspects de la capitale des Pays-Bas : son histoire, ses plaisirs culinaires (eh oui !), ses enfants, ses vélos, ses designers, ses décors intérieurs, son passé juif, son Lieverdje, son quartier Nord, sa musique sans oublier l’Eye Film Institue et le Vondelpark… Pour compléter le tout, quelques pages sont consacrées aux trésors d’Utrecht, à l’œuvre de l’illustratrice Lieke van der Vorst (voir reproduction ci-dessous) et aux belles lettres néerlandaises.

    Amsterdam, 7h09, Utrecht, traduction littéraire, romans, éditeursUn article de Delphine Minotti, « Vous assez dit literatuur ? », propose en effet un survol de cet univers, partant des origines pour arriver à des ouvrages très récents en passant par des auteurs qui accordent une place particulière au passé colonial, à la deuxième guerre mondiale, à leurs origines africaines ou encore au genre policier. La rédaction m’ayant demandé quelques suggestions de lecture pour les amateurs de romans, j’ai élaboré deux listes. La première, chronologique, comprend 10 noms d’auteurs décédés, dont les œuvres (disponibles en français) font partie du « canon » des lettres des Pays-Bas. La seconde, alphabétique, s’arrête sur des créations plus récentes : 14 écrivains et 14 traducteurs différents.

     

    Amsterdam, 7h09, Utrecht, traduction littéraire, romans, éditeurs

     

    Multatuli, Max Havelaar, trad. Philippe Noble, Actes Sud, Babel n° 31, 2003.

    Louis Couperus, La Force des ténèbres, trad. Selinde Margueron, préface de Philippe Noble, Éditions du Sorbier, 1986.

    Nescio, Le pique-assiette et autres récits, trad. Danielle Losman, postface H. M. van den Brink, Gallimard, 2005.

    J. Slauerhoff, Le Royaume interdit, trad. et postface Daniel Cunin, Circé, 2009.

    Eddy du Perron, Le Pays d’origine, trad. et avant-propos Philippe Noble, préface d’André Malraux, Gallimard, 1980.

    Hella S. Haasse, En la forêt de longue attente. Le roman de Charles d’Orléans, trad. Anne-Marie de Both-Diez, préface d’Olivier Rolin, Points Seuil, 2007.

    Amsterdam, 7h09, Utrecht, traduction littéraire, romans, éditeursWillem Fredrik Hermans, La Chambre noire de Damoclès, trad. Daniel Cunin, Gallimard, 2009.

    Gerard Reve, En route vers la fin, trad. Bertrand Abraham, Phébus, 2010.

    Jan Wolkers, Les Délices de Turquie, trad. Lode Roelandt, Belfond, 2013.

    Harry Mulisch, Noces de pierre, trad. Maddy Buysse & Philippe Noble, Calmann-Lévy, 1985.

    Frans Kellendonk, Corps mystique, trad. Patrick Grilli, Gallimard, 1993.

     

    Frans Kellendonk (1951-1990), en néerlandais  

     

     

    Amsterdam, 7h09, Utrecht, traduction littéraire, romans, éditeursKader Abdolah, La Maison dans la mosquée, trad. Anita Concas, Gallimard, 2008.

    Gerbrand Bakker, Là-haut, tout est calme, trad. Bertrand Abraham, Gallimard, 2009 (Folio n° 5187).

    Jeroen Brouwers, Rouge décanté, trad. Patrick Grilli, Gallimard, 1997 (Folio n° 2967).

    Anna Enquist, Les Endormeurs, trad. Arlette Ounanian, Actes Sud, 2014.

    Carl Friedman, Mon père couleur de nuit, trad. Mireille Cohendy, Gallimard, 2003 (Folio n° 3801).

    Arnon Grunberg, Le Messie juif, trad. Olivier van Wersch-Cot, Héloïse d’Ormesson, 2007.

    Maarten ’t Hart, La Colère du monde entier, trad. Xaxier Hanotte, Belfond, 1999.

    Tomas Lieske, Mon amour souverain, trad. Annie Kroon, Le Seuil, 2008.

    Margriet de Moor, Une catastrophe naturelle, trad. Danielle Losman, Libella-Maren Sell, 2009.

    amsterdam,7h09,utrecht,traduction littéraire,romans,éditeursCees Nooteboom, Rituels, trad. Philippe Noble, Gallimard, 2006 (Folio n° 4435).

    Willem Jan Otten, Un homme par ouï-dire, trad. Daniel Cunin, Les Allusifs, 2014.

    Adriaan van Dis, Les Dunes coloniales, trad. Marie-Claire Cécilia, Actes Sud, 1999.

    Vonne van der Meer, La Femme à la clé, trad. Isabelle Rosselin, Héloïse d’Ormesson, 2013.

    Tommy Wieringa, Joe Speedboot, trad. David Goldberg, Actes Sud, 2008.

     


     Tommy Wieringa parle, en anglais, de son roman

    Joe Speedboot

     

     

     

  • Bibliographie - Daniel Cunin

     

     

    La présente bibliographie est à peu près exhaustive. La quasi-totalité des titres mentionnés - hormis ceux des deux dernières rubriques -  sont des traductions d’ouvrages et de textes néerlandais.

     

     

    ROMANS - JOURNAUX INTIMES

     

    JAN FABRE, Journal de nuit II, 1985-1991, Paris, L’Arche, 2016.

    PHILIP MECHANICUS, Cadavres en sursis. Journal du camp de Westerbork, Paris, Notes de Nuit, 2016 (prépublication : « Westerbork. Vendredi 30 juillet », Septentrion, n° 1, 2015, p. 40-42).

    ADRIAAN VAN DIS, « Un grand maître spirituel », Septentrion, n° 2, 2016, p. 35-36 (prépublication d’un extrait du roman Ik kom terug à paraître aux éditions Actes Sud fin 2017.

    STEFAN BRIJS, Courrier des tranchées, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2015 (prépublication : « L’heure de l’ultimatum », Septentrion, n° 1, 2014, p. 10-12).

    WILLEM JAN OTTEN, Un homme par ouï-dire, Les Allusifs, 2014.

    ADRIAAN VAN DIS, Tête à crack, Actes Sud, 2014.

    JEROEN BROUWERS, Jours blancs, Gallimard, 2013 (prépublication d’un passage dans Septentrion, 2012, n° 1, p. 14-17).

    LEON DE WINTER, Le Droit au retour, Le Seuil, 2011.

    ABDELKADER BENALI, Le Tant attendu, Actes Sud, 2011.

    STEFAN BRIJS, Le Faiseur d’anges, Héloïse d’Ormesson, 2010 (prépublication dans Septentrion, n° 4, 2009, p. 56-60 sous le titre « Mordu par le diable »).

    WILLEM FREDERIK HERMANS, Ne plus jamais dormir, Gallimard, 2009.

    J. SLAUERHOFF, Le Royaume interdit, postface de Daniel Cunin, Circé, 2009.

    VONNE VAN DER MEER, Le Voyage vers l’enfant, Héloïse d’Ormesson, 2009.

    J. SLAUERHOFF, La révolte de Guadalajara, postface de Cees Nooteboom, Circé, 2008.

    ADRIAAN VAN DIS, Le Promeneur, Gallimard, 2008.

    WILLEM JAN OTTEN, La Mort sur le vif, Gallimard, 2007 (prépublication d’un passage dans Septentrion, 2007, n° 1, p. 29-31).

    WILLEM FREDERIK HERMANS, La Chambre noire de Damoclès, Gallimard, 2006 (prépublication d’un extrait dans Septentrion, n° 1, 2006, p. 36-38).

    VONNE VAN DER MEER, Le Bateau du soir, Héloïse d’Ormesson, 2006 (10/18 n° 4148).

    ANNELIES VERBEKE, Dors !, Mercure de France, 2005.

    VONNE VAN DER MEER, La Maison dans les dunes, Héloïse d’Ormesson, 2005 (10/18 n° 4036 sous le titre : Les Invités de l'île).

    STEFAN HERTMANS, À Merlebecque, 2005 (5 chapitres dont 3 en ligne).

    DAVID SANDES, La Méthode miraculeuse de Félix Bubka, Mercure de France, 2004.

    ADRIAAN VAN DIS, Fichue famille (roman en 60 tableaux dont l’un a paru dans la NRF, n° 564, janvier 2003, p. 198-203), Gallimard, 2003.

    LEON DE WINTER, La faim de Hoffman, en collaboration avec Philippe Noble, Le Seuil, 1996 (Points Seuil n° 1525).

     

    ROMANS JEUNESSE

     

    BART MOEYAERT, La rue des étoiles, Le Rouergue, 2013.

    BART MOEYAERT, Embrasse-moi, Le Rouergue, 2009.

    BART MOEYAERT, Frères, Le Rouergue, 2008.

    BART MOEYAERT, Oreille d'homme, Le Rouergue, 2006 (adapté pour la scène par le Théâtre des Trois Clous, Tours, 2013).

    BART MOEYAERT, C’est l’amour que nous ne comprenons pas, Le Rouergue, 2005.

    BART MOEYAERT, Nid de guêpes, Le Rouergue, 2005.

    ANNE PROVOOST, La Rose et le Pourceau, 2003 (début du roman).

     

     

    NOUVELLES – RECITS - CONTES

    Livres

    BIBI DUMON TAK, Une montagne de lettres pour saint Nicolas, De Dagen/bpost, 2011.

    EVELIEN VAN LEEUWEN, Modeste in Memoriam (récit autobiographique), Le Rocher, 2007.

    TOMAS LIESKE, Le petit-fils de Dieu en personne, Impasses de l’Encre, 2006 (trad. C. Mallet et M. Das sous la direction de D. Cunin).

    SIETSKE DE BOER, Années de plomb. Chronique d’une famille marocaine, Le Fennec, 2005.

    MARGA MINCO, T’as une sacrée chance toipostface de Dorian Cumps, dossier D. Cunin, Paris, Caractères, 2003.

    HAFID BOUAZZA, Les pieds d’Abdullah, Trouville/Mer, Le Reflet, 2003.

    LITTERATURE EN FLANDRE 33 auteurs contemporains, Bordeaux, Le Castor Astral, 2003 (« Hm » de Bart Moeyaert ; « Anguilles » de Jeroen Brouwers ; « Le beau laid, c’est pas si moche » de Tom Lanoye ; « Brikkeljon » de Leo Pleysier ; « Anna » de Walter van den Broeck).

    CEES NOOTEBOOM, Le matelot sans lèvres, Nantes, Le Passeur, 2002 (Folio n° 4234).

    AUX ORIGINES DU MONDE. Contes et légendes de Flandre, textes réunis et annotés par Marcel Van den Berg et Galina Kabakova, Paris, Flies France, 2000 (plusieurs textes repris dans différents volumes de la collection « La Caravane des Contes » chez le même éditeur).

    LOUIS COUPERUS, Les éventails - De ces Dames & des Femmes - Le jeune roy, Amsterdam, Éditions de la Baboulinie, 1993-1996 (3 éditions biblio- philiques).

     

    NOUVELLES – RECITS - CONTES

    Revues, Internet

    MARGRIET DE MOOR, « Deuxième fois » (nouvelle à paraître).

    SUS VAN ELZEN, « Une grande nostalgie », citybooks, 2014.

    MAXIM FEBRUARI, « Centre festif souterrain », citybooks, 2013. 

    TOM LANOYE, « Crime parfait », Deshima, n° 7, 2013, p. 241-256.

    FRANS KELLENDONK, « La girafe », Deshima, n° 7, 2013, p. 267-270.

    ATTE JONGSTRA, « La mort vient d’en bas. Promenades vénitiennes », citybooks, 2013.

    GUSTAAF PEEK, « 9 lettres à Maria M. », citybooks, 2013.

    SIMONE LENAERTS, « Un semblant de temps », citybooks, 2013.

    JEROEN VAN ROOIJ, « Labyrinthes », citybooks, 2012.

    J. SLAUERHOFF, « L’amphore », Septentrion, 2012, n° 4, p. 19-21.

    BART MOEYAERT, « Jusqu’à la tombée des pigeons », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    PASCALE PLATEL, « Yasmine Ben Mira », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    STIJN MEURIS, « Antipode », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    LUUK GRUWEZ, « En noir », kab./C-Mine Expeditie, 2012.

    TOMAS LIESKE, « Petit cheval », Deshima, n° 5, 2011, p. 157-163.

    WILLY SPILLEBEEN, « L’Escalier tournant », L’architecture pour la vie, La Lettre Volée, 2011, p. 83-89.

    BOB VAN LAERHOVEN, « Le Cœur ne se nourrit pas de mots », L’architecture pour la vie, La Lettre Volée, 2011, p. 209-218.

    HUBERT VAN LIER, « Le Bâtiment blanc à Vaulx-en-Velin », L’architecture pour la vie, La Lettre Volée, 2011, p. 171-176.

    HADEWIJCH, « Lettre 9. La neuvième lettre du recueil de la mystique Hadewijch », août 2010.

    LOUIS COUPERUS, « Les jumelles de théâtre » (p. 175-182), « Le jeune roi » (p. 183-191), « Incognito à Nice » (p. 199-204), « Le deuxième regard » (p. 205-211) et « Comment on écrit un roman » (p. 217-222),  Deshima, n° 4, 2010.

    ADRIAAN VAN DIS, « Après la cage, la jungle », décembre 2009.

    J. SLAUERHOFF, « L’agonie du vieux fou, entiché d’écriture », 2009.

    WILLEM JAN OTTEN, « Chronique d'un père qui devient fils », Deshima, n° 3, 2009, p. 433-449.

    VONNE VAN DER MEER, « L’Adieu à Phoebé », Deshima, n° 3, 2009, p. 423-431.

    ALEXANDER COHEN, « Un matin de mai à la mi-mars », 2009.

    K. SCHIPPERS, « Caché », Arts Le Havre 08, Biennale d’Art Contemporain, 7-30 juin 2008, p. 13-23.

    LOUIS COUPERUS, « Scheveningen » & « Les éventails », Deshima, n° 2, 2008, p. 155-158 et 207-210.

    ADRIAAN VAN DIS, « Langue libertine », Debout dans Babel. Langues en Europe, Ons Erfdeel, 2007.

    ADRIAAN VAN DIS, « Un quatrième étage à Paris (Carnet parisien) », Septentrion, n° 3, 2005, p. 39-45.

    ADRIAAN VAN DIS, « Monsieur Dubois (Carnet parisien) », Septentrion, n° 1, 2005, p. 53-55.

    ADRIAAN VAN DIS, « Vrai faux départ », meeting n° 3, 2005.

    DANIËL ROBBERECHTS, « Journal 01 09 69 – 12 0969 », A Prior Magazine, n° 20, Bruxelles, 2004, p. 266-270.

    ABDELKADER BENALI, « L’écrivain albanais », Tunis, L’Or du Temps, 2004, p. 15-18.

    HAFID BOUAZZA, « Archiviste », Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 62-65.

    LOUIS COUPERUS, « Le deuxième regard », Passeport, n° 8, Nantes, Le Passeur, 2002, p. 31-33.

    HARRY MULISCH, « La Hollande pour débutants », Le Bulletin de Lettre internationale, 10, Arte Éditions/Mille et une Nuits, printemps 1998, p. 86-90.

     

    POÉSIE

    Recueils, Plaquettes & Anthologies

    GERRY VAN DER LINDEN, Fauves des villes, anthologie, à paraître.

    Mais sublime comme un canon, poèmes d’Armando, Maarten van der Graaff, Els Moors et Peter Verhelst, Guide du visiteur, Exposition « Facing the Future. Art in Europa. 1945-1968 », Bruxelles, BOZAR, 24 juin-25 septembre 2016.

    THEO VAN DOESBURG / I.K. BONSET, Poèmes, Bruxelles, BOZAR, 2016 (plaquette publiée dans le cadre de l’exposition « Theo van Doesburg. Une nouvelle expression de la vie, de l’art et de la technologie. 26 février-29 mai 2016 »).

    WILLEM VAN TOORN, Une cage à la recherche d’un oiseau (anthologie), liminaire de Benno Barnard, Bruxelles, L’arbre de Diane, 2016 (coll° Soleil du Nord).

    PELOTON FANTÔME (traduction de Schaduwpeloton), Utrecht, Magonia, 2015 (recueil trilingue publié à l’occasion du départ du Tour de France 2015, 13 poèmes de Ruben van Gogh, Els van Stalborch, Alexis de Roode, Ingmar Heytze, Mark Boog, Fred Penninga, Peter Knipmeijer, Baban Kirkuki, Peter Drehmanns, Onno Kosters, Nanne Nauta, Vrouwkje Tuinman et Jan van der Haar, traduction anglaise de Michele Hutchison).

    PAUL BOGAERT, le Slalom soft, Liège, Tétras Lyre, 2015 - prépublication de 11 poèmes dans la plaquette « Paul Bogaert », Fonds Flamands des Lettres, 2009, de 7 poèmes dans Deshima, n° 4, 2010, p. 269-278, et de 6 poèmes dans Action poétique, n° 202, décembre 2010, p. 68-73.

    « Voix poétique de Flandre », Nunc, juin 2015, n° 36 (poèmes de Anton van Wilderode, Christine D’haen, Hubert van Herreweghen, Claude van de Berge, Patrick Lateur, Peter Holvoet-Hanssen).    

    Inuits dans la jungle, juin 2015, n° 6 (dossier « Poètes des Pays-Bas » : poèmes de Guillaume van der Graft – Willem van Toorn – Hans Tentije – Hester Knibbe – Robert Anker – Eva Gerlach – Huub Beurskens – Willem Jan Otten – Benno Barnard, dont certains traduits en collaboration avec Kiki Coumans, précédés du poème « Awater » de Martinus Nijhoff traduit par Paul Claes).

    PETER VERHELST, Des bestioles chaudes entre les cuisses, in 6/6 Six films d’Orsola Valenti réalisés d’après six soli de Cindy Van Acker, Coffret DVD, Genève, Cie Greffe, 2015.

    LUCEBERT, BERT SCHIERBEEK & SIMON VINKENOOG, « Poèmes », in EDY DE WILDE & ANDREA MÜLLER-SCHIRMER, Nono Reinhold. Grafiek. Gravures. Prints, Eindhoven, Lecturis & Peter Foolen Editions, 2013.

    POÈTES NÉERLANDAIS DE LA MODERNITÉ (1880-2010), anthologie sous la direction de Henri Deluy (poèmes de J.H. Leopold, Theo van Doesburg, G. Kouwenaar & Eva Gerlach – en collaboration avec Kiki Coumans –, J.J. Slauerhoff, H. Marsman, G. Achterberg, M. Nijhoff, Johan Andreas dèr Mouw, H.H. ter Balkt, Jaap Blonk, E. Jansma), Le Temps des Cerises, 2011.

    DIRK VAN BASTELAERE, Splash ! (anthologie), Les Petits Matins, 2011.

    LUCEBERT, ARMANDO, SIMON VINKENOOG, REMCO CAMPERT & BERT SCHIERBEEK, « Poèmes », in Pétra / Machu Picchu / Bolivie, coffret de trois livres de photographies de Nono Reinhold, Eindhoven, Peter Foolen Editions, 2010.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « 10 Poèmes », Printemps des Poètes de Namur, mars 2009, plaquette, Fonds Flamands des Lettres.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, Terre Mère et autres poèmes (plaquette), Berchem, Fonds Flamands des Lettres, 2005.

    LE CORTEGE FASTUEUX DE LA LANGUE. 18 poètes de Flandre occidentale (anthologie bilingue), Tielt, Lannoo, 2004 (poèmes de Gwy Mandelinck, Willy Spillebeen, Jan van der Hoeven & Guust Vermeille).

    ARJEN DUINKER, L’histoire d’une énumération (anthologie), Paris, Caractères, 2003.

    LITTERATURE EN FLANDRE 33 auteurs contemporains, Bordeaux, Le Castor Astral, 2003 (poèmes de Paul Bogaert, Dirk van Bastelaere & Peter Holvoet-Hanssen).

    LE VERRE EST UN LIQUIDE LENT 33 poètes néerlandais, Tours, Farrago, 2003 : poèmes de Jaap Blonk, Pieter Boskma, Arjen Duinker, Anna Enquist, Esther Jansma, Gerrit Kouwenaar, Marc Kregting & Erik Lindner.

    Po&sie, n° 103, mars 2003 (poèmes de Lucebert, Gerrit Kouwenaar, Arjen Duinker, Erik Lindner).

     

    POÉSIE

    Revues & autres

    ANNEMARIE ESTOR, « Échographie », 5 poèmes (à paraître).

    GERRY VAN DER LINDEN, « Choix de poèmes », Les Carnets d’Eucharis, mars 2016, p. 182-187.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Choix de poèmes », Les Carnets d’Eucharis, mars 2016, p. 173-181.

    TOM VAN DE VOORDE, « Poèmes », Deshima, n° 9, 2015, p. 265-275.

    FRANS BUDÉ, Chant de la Meuse, poème mis en musique par Jesse Passenier, Maastricht, Mater Mosa, mai 2015.

    PETER VERHELST, « 3 poèmes » (extraits du recueil de Wij totale clam)traduits dans le cadre de l’exposition « Echoes, Helmut Stallaerts meets the ING Collection », 19 mars - 14 juin 2015, ING Art Center, Bruxelles. 

    ROBERT ANKER, « Sept poèmes », Deshima, n° 8, 2014, p. 473-479 (en collaboration avec Kiki Coumans).

    PAUL CELAN, « Flocons noirs », in Benno Barnard, « Ode à personne », Pastoralia, octobre 2014, p. 244.

    PJEROO ROOBJEE, « Le jardin de l’amour », in Prose pour Rubens, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 10.

    ANNEMARIE ESTOR, « Les derniers mots de Bave-Molosse », in Prose pour Rubens, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 4-5.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Écoute, Cécile, les cerfs sortent du bois », in Prose pour Rubens, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 8.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Les porteurs », in poeti d’Europa, Istituto Italiano di Cultura de Paris, 2014, p. 11.

    GUILLAUME VAN DER GRAFT, « Parler à l’eau lente », mars 2014.

    TOM VAN DE VOORDE, « Trois poèmes : Demander à Shiva, Pendant ce temps dans la jungle, Le pique-nique des étrangers  » & « Un chercheur d’or m’explique », 2014.

    GUILLAUME VAN DER GRAFT, « 10 poèmes », Deshima, n° 7, 2013, p. 257-266 (en collaboration avec Fabrice Laforge).

    LUUK GRUWEZ, « La moustache de Flaubert », Deus ex machina, n° 142, 2013 (Le pot Belge), p. 7.

    F. STARIK, « N.N. » & « Dernier havre », Hoofddorp, Stichting Lira, 2013.

    JAN LAUWEREYNS, « Corroborazione », in Poésie pour Giorgio Morandi, Bruxelles, BOZAR, 2013, p. 7.

    MAUD VANHAUWAERT, « Cou », in Poésie pour Giorgio Morandi, Bruxelles, BOZAR, 2013, p. 10-11.

    GEERT BUELENS, « Massif (Temps de réaction) », in Guide du visiteur, exposition « Anish Kapoor – Large Mountain », 5 octobre 2013 – 5 janvier 2014, BOZAR, Bruxelles, 2013, p. 10.

    MARTIN REINTS, « Large Mountain », in Guide du visiteur, exposition « Anish Kapoor – Large Mountain », 5 octobre 2013 – 5 janvier 2014, BOZAR, Bruxelles, 2013, p. 14.

    ONNO KOSTERS, « Pesanteur et contrepoids » cytibooks, 2013 (en 2012, le poème « Alte Galerie, Schloss Eggenberg » a fait l’objet d’un poster accroché dans le métro bruxellois et exposé à la Gallerie Anspach). 

    GERRY VAN DER LINDEN, « Poèmes choisis », 2013.

    GERRIT KOUWENAAR, « Je n’ai jamais », janvier 2013 (traduit en collaboration avec traduction Lena Westerink, Yvonne Pétrequin, Ellen Le Lardic, Brigitte Zwerver-Berret & Vincent Folliet).

    J. SLAUERHOFF, « Compagnie de Mozambique » & « Vieux Coréen », Septentrion, 2012, n° 4, p. 22-26.

    ERIK LINDNER, « Charleroi » (10 poèmes), citybooks, 2012 (en 2014, le poème « Charleroi – VI » » a fait l’objet d’un poster accroché dans le métro bruxellois et exposé à la Gallerie Anspach). 

    HUUB BEURSKENS, « Le cabriolet », in Guide du visiteur, exposition « Contant Permeke », 11 octobre 2012 – 20 janvier 2013, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 6-8.

    H. H. TER BALKT, « La Belle au bois dormant », in Guide du visiteur, exposition « Contant Permeke », 11 octobre 2012 – 20 janvier 2013, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 15-16.

    ALFRED SCHAFFER, « À vue d’œil le jour s’est levé » & « À vue d’œil le jour tombe », in Guide du visiteur, exposition « Cy Twombly. Photographs 1951-2010 », 1er févier 2012 – 29 avril 2012, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 4-5.

    ROLAND JOORIS, « CY TWOMBLY : atelier », in Guide du visiteur, exposition « Cy Twombly. Photographs 1951-2010 », 1er févier 2012 – 29 avril 2012, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 15.

    BERNARD DEWULF, « Regarde », in Guide du visiteur, exposition « Cy Twombly. Photographs 1951-2010 », 1er févier 2012 – 29 avril 2012, BOZAR, Bruxelles, 2012, p. 17-18.

    ROZALIE HIRS, « Poèmes », Deshima, n° 6, 2012, p.363-372 (10 poèmes traduits par Kim Andringa en collaboration avec Daniel Cunin).

    VASALIS, « 10 poèmes », Deshima, n° 6, 2012, p. 373-382. 

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Sept poèmes », Deshima, n° 5, 2011, p. 319-327.

    HEDWIG SPELIERS, « Le nu provençal », mars 2011.

    JAAP ROBBEN, « Six poèmes », Deshima, n° 5, 2011, p. 329-334 (illustrations Benjamin Leroy).

    ASTRID LAMPE, « encore même endroit encore ma fourrure s’entrouvre », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    LUCIENNE STASSAERT, « En toutes mes fibres. Sur un autoportrait de Lucas Cranach », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    Stefan Hertmans, « Salomé tenant la tête de Jean-Baptiste, Cranach l’Ancien », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    HAN VAN DER VERGT, « Sur Le martyre de Sainte Catherine de Lucas Cranach », Peintures parlantes, Nocturne poétique autour de Cranach, 18 janvier 2011, BOZAR/deBuren.

    ANNA ENQUIST, « Jour d’hiver », août 2010.

    HANS ANDREUS, « Pour un jour de demain », août 2010.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Chant des Géants », texte d'une chanson interprétée par l’auteur, 2010.

    PAUL BOGAERT, « 7 poèmes (le Slalom soft) », Deshima, n° 4, 2010, p. 269-278.

    PAUL BOGAERT, « Piqûres », poème-vidéo, 2010.

    JAAP ROBBEN, « Comment nous sommes devenus voisins », Musée Valkhof, Nimègue, 2010 & « Toute l’eau vient-elle de nos chagrins ? », 2010.

    WILLY SPILLEBEEN, « La balançoire », février 2010.

    ERIK LINDNER, « L’auto-stoppeur et son accident (5 poèmes) », décembre 2009.

    RAMSEY NASR, « Je voudrais être deux citoyens », Passa Porta, 2009.

    GERRY VAN DER LINDEN, « Poèmes », Deshima, n° 3, 2009, p. 451-464.

    WILLEM JAN OTTEN, « BW-PLO », Deshima, n° 3, 2009, p. 450.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Quand Rimbaud tombe du ciel », juillet 2009.

    MARTINUS NIJHOFF, « Pierrot » & « Les soldats qui chantent », février 2009.

    MICHEL BARTOSIK, « 2 poèmes », février 2009.

    J. C. BLOEM, « Verlaine », février 2009.

    PAUL VAN OSTAIJEN, « Mélopée », février 2009.

    JAN ARENDS, « Je suis la soif », février 2009.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Cortège» et « Roza et la lune », in L'Europe en poésie de l’école au lycée, préface Xavier Darcos, CNDP, 2008.

    WILLIE SPILLEBEEN, « Poésie », in Luc Devoldere, Ces fleuves qui nous unissent. L’Escaut, la Meuse, l’Yser, la Lys, Ons Erfdeel, 2008.

    PETER HOLVOET-HANSSEN, « Poèmes », Action Poétique, n° 185, 2006.

    K. MICHEL, « Au-delà de Bredene », Septentrion, n° 1, 2005, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 71.

    ALFRED SCHAFFER, « La description laisse encore beaucoup à désirer », Septentrion, n° 1, 2005, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 83.

    ARJEN DUINKER, « Dix paires d’yeux pour Yang Lian », Neige d’août, n° 10, printemps 2004, p. 41-46.

    ARJEN DUINKER, « Six poèmes », Estuaire, n° 117, Outremont, Canada, février 2004.

    MENNO WIGMAN, « 4 poèmes », Septentrion, n° 3, 2004.

    HAGAR PEETERS, « Lettre », Septentrion, n° 3, 2004.

    MUSTAFA STITOU, « Anton », Septentrion, n° 3, 2004, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 87.

    LEONARD NOLENS, « Je suis la lettre charnue », Septentrion, n° 1, 2004.

    MARTIN REINTS, « Retour au commencement », Septentrion, n° 1, 2004.

    ARJEN DUINKER, « Les désirs et les sens (poème à quatre voix) », Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 28-35.

    ARJEN DUINKER, « Trois poèmes », Estuaire, n° 113, Outremont, Canada, février 2003, p. 33-36.

    LUCEBERT, « Le nom marqué » (cycle de poèmes), Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 8-14.

    G. KOUWENAAR, « Regarde voir, ça a soufflé » (cycle de poèmes), Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 15-20.

    ERIK LINDNER, « Deux séries » (10 poèmes), Po&sie, n° 103, mars 2003, p. 58-61.

    JAAP BLONK, « Week-end rando », Poem express, n° 50, Clermont l’Hérault, février 2003 (repris dans Action Poétique, n° 200, juin 2010).

    HESTER KNIBBE, « Retrouvailles », Septentrion, n° 3, 2003, réédité dans Un grand cru. 50 poèmes choisis par Jozef Deleu, Rekkem, Ons Erfdeel, 2015, p. 55.

    TED VAN LIESHOUT, « Comment ça s’appelle », poème diffusé sur carte postale, 2003.

    ANNA ENQUIST, « Poèmes sur l’enfance », lectures publiques, 2002 (non publiés).

    ARJEN DUINKER, « La signification de l’eau », Septentrion, n° 3, 2001.

    WILLEM VAN TOORN, « Hans Memling », Septentrion, n° 2, 1999.

    TOON TELLEGEN, « Dieu est apparu », Septentrion, n° 2, 1999.

    GWIJ MANDELINCK, « Le chevalet », Septentrion, n° 2, 1999.

    ESTHER JANSMA, « 5 poèmes », Noir sur Blanc, une anthologie de Henri Deluy, Fourbis, 1998, p. 265-268.

    ESTHER JANSMA, « 3 poèmes », Le Journal, Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne, n° 20, juin 1997.

    ROBERT ANKER, « 3 poèmes », Septentrion, n° 4, 1997, p. 26-33.

    HERMAN DE CONINCK, « Là-bas » & « Traces de doigts sur la vitre », Septentrion, n° 3, 1997, p. 9-11.

    JUDITH HERZBERG, « 3 poèmes », Septentrion, n° 3, 1997, p. 44-47.

    MARGREET SCHOUWENAAR, « Poèmes »,  Septentrion, n° 2, 1997.

    DIRK VAN BASTELAERE, « 3 poèmes », Septentrion, n° 1, 1996, p. 38-42.

     

    THÉÂTRE

     

    JEROEN BROUWERS, EMI (expérience de mort imminente), théâtre Walpurgis, 2011.

    CHARLEY TOOROP, Je n’ai qu’un seul seigneur et maître : mon travail - Charley Toorop dans ses lettres à Arthur Lehning, Monologue, lecture à l’Institut Néerlandais le 8 avril 2010 (non publié).

    STEFAN HERTMANS, Mind the Gap (1. Antigone), lecture au Festival d’Avignon 2005.

    WILLEM JAN OTTEN, Une neige (acte 3), non publié.

     

     

    ALBUMS ILLUSTRÉS

    (tous publiés aux éditions du Rouergue, Rodez)

     

    GEERT DE KOCKERE (texte) & KAATJE VERMEIRE (illustrations), La Grande dame et le petit garçon, 2010.

    BART MOEYAERT (texte) & KATRIEN MATTHYS (illustrations), Le Maître de tout, 2008.

    GEERT DE KOCKERE (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Prélude à un amour brisé, 2008.

    PIETER VAN OUDHEUSEN (texte) & GOELE DEWANKEL (illustrations), La Fille sans cœur, 2007.

    EDWARD VAN DE VENDEL (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Frisson de fille, 2007.

    GEERT DE KOCKERE (texte) & NOKE VAN DEN ELSACKER (illustrations), Waouw! Petit Navire !, 2007.

    PIETER VAN OUDHEUSEN (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Mon ombre et moi, 2006.

    BART MOEYAERT (texte), WOLF ERLBRUCH (illustrations) & WIM HENDERICKX (musique), Olek a tué un ours (album jeunesse + CD), 2006.

    ED FRANCK (texte) & CARLL CNEUT (illustrations), On se reverra ?, 2005

    EDWARD VAN DE VENDEL (texte) & CARLL CNEUT (illustrations), Pagaille, 2005.

    EDWARD VAN DE VENDEL (texte) & ISABELLE VANDENABEELE (illustrations), Rouge Rouge Petit Chaperon rouge, 2003.

    BART MOEYAERT (texte) & WOLF ERLBRUCH (illustrations), Moi, Dieu et la Création, 2003.

    GEERT DE KOCKERE (texte) & SABIEN CLEMENT (illustrations), Amourons-nous, 2003.

     

     

    ARTS – HISTOIRE (LITTERAIRE) - SCIENCES HUMAINES

    livres - catalogues

     

    ED VAN DER ELSKSEN, Eye love you, Eindhoven/Amsterdam, Lecturis/Bas Lubberhuizen, 2016.

    TILL-HOLGER BORCHERT, Peinture flamande, Citadelles & Mazenod, 2014 (traduction des chapitres : Maître de Francfort, Joachim Patinir, Jan Gossart, Joos van Cleve, Pieter Brueghel l’Anclen, Pierre Paul Rubens, Antoine van Dyck, Jacob Jordaens, Jan Brueghel l’Ancien, Willem van Haecht).

    JAN DIBBETS, Domaine d’un rouge-gorge / Sculpture 1969, Brest, Zédélé, 2014.

    EDY DE WILDE & ANDREA MÜLLER-SCHIRMER, Nono Reinhold. Grafiek. Gravures. Prints, Eindhoven, Lecturis & Peter Foolen Editions, 2013.

    REM KOOLHAAS, MATHIEU LOMMEN & IRMA BOOM, Irma Boom – L’architecture du livre 2013-1986, Eindhoven, Lecturis, 2013.

    LUUK VAN MIDDELAAR, Le Passage vers l’Europe, Collection Bibliothèque des Sciences humaines, Gallimard, 2012 (en collaboration avec Olivier van Wersch-Cot).

    Hommage à l’art du dessin. Une sélection de dessins de la Collection Frits Lugt par Paul van der Eerden complétée d’un choix de dessins contemporains, exposition présentée à l’Institut Néerlandais, 12 mai - 4 juillet 2010, Paris-New York, Le Passage/Fondation Custodia, 2010 (textes de Marieke Wiegel, Mária van Berge-Gerbaud/Paul van der Eerden).

    TOINE HORVERS, Writing lecture, Paris, Christophe & Nathalie Daviet-Thery, 2010.

    EDY DE WILDE, CAREL BLOTKAMP, JEAN-CLARENCE LAMBERT, ANDREA MÜLLER-SCHIRMER, ELS BARENTS, HENDRIK DRIESSEN, JAN VAN ADRICHEM & HUIB SOWDEN, « Textes », in Pétra / Machu Picchu / Bolivie, coffret de trois livres de photographies de Nono Reinhold, Eindhoven, Peter Foolen Editions, 2010.

    MARJA BOSMA, Charley Toorop. Dessins. Lettres, catalogue de l’exposition présentée dans les salon de l’Hôtel Turgot, 18 février - 11 avril 2010, Fondation Custodia, 2010.

    Kiki Lamer – HEADS, Paris/Utrecht, Institut Néerlandais/Centraal Museum, 2010 (édition bilingue version anglaise Beth O’Brien/version française Daniel Cunin, textes de Rudi Fuchs, Marja Bosman & Marieke Wiegel/Jeanne Wikler).

    BART VERSCHAFFEL, Essais sur les genres en peinture : nature morte, portrait, paysage, Bruxelles, La Lettre volée, 2008.

    FRANK VANDE VEIRE, Prenez et mangez, ceci est votre corps, Salo ou les 120 jours de Sodome de Pier Paolo Pasolini, Bruxelles, La Lettre volée, 2008.

    AD PETERSEN, Sandberg, graphiste et directeur du Stedelijk Museum, Paris, Institut Néerlandais-Xavier Barral, 2007.

    LES MESSAGES DE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES, Paris, Téqui, 2006 (en collaboration avec le père Jean-Bernard).

    LEO COPERS / GUY ROMBOUTS. Roskamstraat 13 (catalogue d’exposition), Bruges, Die Keure, 2004.

    BART VESCHAFFEL, à propos de Balthus. Le Roi des chats. Le regard sondeur, Gand, A&S/books, 2004.

    EMMANUEL WAEGEMANS, Histoire de la littérature russe, Toulouse, PUM, 2003.

    WILLEMIJN STOKVIS, CoBrA, Gallimard, 2001 (en collaboration).

    ANA TORFS, Du Mentir-Faux, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2000.

    HISTOIRE DE LA LITTERATURE NEERLAN- DAISE, (dir.) H. Stouten, J. Goodegebuure & F. van Oostrom, Paris, Fayard, 1999 (en collaboration).

    BART VERSCHAFEEL, Pygmalion ou rien. Œuvres photographiques de Jan Vercruysse, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 1998.

    ISABELLA LANZ, Family Affairs, Amsterdam, Bevrijding, novembre 1998.

    Joos Verdegem (1897-1957). Een Vlaamse Parisien. Un Parisien flamand, Amsterdam, De Brakke Grond/Maison Descartes, 1997 (textes de Willem Elias, Katrine Noblesse & Cees Straus, traduction Philippe Noble & Daniel Cunin).

    PIET SWIMBERGHE & JAN VERLINDE, Vivre à Bruxelles, Lannoo, 1997.

    ERIK VAN DER SPEK, Une langue dans laquelle vivre. Portrait de la Nederlandse Taalunie, La Haye, NTU, 1996.

    HAROLD VAN DE PERRE, Van Eyck. L’Agneau mystique, Paris, Gallimard, 1996.

    ANDRÉE SCUFFLAIRE, JEAN DUGNOILLE & JOOST DE GEEST, Le Château de Belœil, Gand, Ludion, 1994.

    MUSEE ROYAL DE L’AFRIQUE CENTRALE TERVUREN, Thys van den Audenaerde (dir.), Gand, Ludion, 1994.

    LA SEDUCTION DES MASSES. Les années 30 en Belgique, Gand, CGER-Ludion, 1994 (en collaboration).

     

    ARTS – HISTOIRE LITTERAIRE - SCIENCES HUMAINES

    Articles

     

    FRANK REIJNDERS, « La texture de la pâte en close-up », in David Reed, PARIS, Galerie, Xippas (à paraître).

    JAN GERRIT VAN GELDER, « Symbolisme, réalisme et le Nouveau Mouvement au début du XXe siècle », Neil McWilliam, Constance Moréteau et Johanne Lamoureux (réd.), Histoires sociales de l’art. Une anthologie critique (vol. 1), Dijon/Paris, Les Presses du réel/INHA, 2016, p. 314-328.

    WILLEM BONGERS-DEK, « Avant-propos », in Mais sublime comme un canon, Guide du visiteur, Exposition « Facing the Future. Art in Europa. 1945-1968 », Bruxelles, BOZAR, 24 juin-25 septembre 2016, p. 1-2.

    LAURENS HAM, « Introduction », Poèmes de I.K. Bonset, plaquette publiée dans le cadre de l’exposition « Theo van Doesburg. Une nouvelle expression de la vie, de l’art et de la technologie. 26 février-29 mai 2016 », p. 1.

    BENNO BARNARD, « Communiqués de presse mythiques », liminaire à l’anthologie de WILLEM VAN TOORN, Une cage à la recherche d’un oiseau, Bruxelles, L’arbre de Diane, 2016 (coll° Soleil du Nord), p. 5-7.

    NIENKE BAKKER, « Maisons closes. Le bordel comme sujet moderne », in Splendeurs & misères. Images de la prostitution (1850-1910), catalogue de l’exposition 22 septembre 2015 - 20 janvier 2016, Paris, Flammarion/Musée d’Orsay, p. 118- 173.

    ROBERT LEMM, « Borges inquisiteur », Pastoralia, n° 8, 2015, p. 16-17.

    BENNO BARNARD, « Cher Cédric », in Cédric Gerbehaye, D’Entre eux, Marseille, Le Bec en l’air, 2015, p. 130-135.

    TOM VAN DE VOORDE, « Jean-Philippe Toussaint », in Les Belges. Une histoire de mode inattendue, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 3.

    JAN DE HEER, « Polychromie », in Le Corbusier - Mesures de l’homme, catalogue de l’exposition Paris, Centre Pompidou, 29 avril 2015 - 3 août 2015, p. 178-183.

    ELS MOORS, « Johann Sebastian Bach. Musique pour la gloire de Dieu et le délassement des âmes », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 21-22.

    YVES PETRY, « Ludwig van Beethoven. Un homme tout de suite plus accompli », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 23-24.

    WESSEL TE GUSSINKLO, « Anton Bruckner. Bruckner, le promeneur », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 32-34.

    CHRISTOPHE VEKEMAN, « Sufjan Stevens. La douleur qui rend palpable Sufjan Stevens », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2015, p. 38-39.

    BENNO BARNARD, « Préface », dossier « Poètes des Pays-Bas », Inuits dans la jungle, n° 6, 2015, p. 3-6.

    ANNELIES VERBEKE, « Le sang », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 52-53.

    BENNO BARNARD, « Arthur, roi d'une île érotique (sur King Arthur de Purcell) », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 9-10.

    BART MOEYAERT, « Reine de la munificence (sur Cecilia Bartoli) », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 38-40.

    SASKIA DE COSTER, « Bonjour p'tit homme (sur la musique électronique) », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 13-14.

    MATTHIJS DE RIDDER, « Cher Roscoe Mitchell », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 18-19.

    PETER VERMEERSCH, « L’obscurité s’efface (sur la musique des Balkans », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 57-58.

    TOM VAN DE VOORDE, « Avant-propos » & « Notices », The Space Between the Notes, Bruxelles, BOZAR, 2014, p. 5.

    BENNO BARNARD, « Ode à Personne », Pastoralia, octobre 2014, p. 244-245. 

    X, « Voyage des les Pyrénées, II. À Orthez chez Francis Jammes. 1920 », Cahiers Francis Jammes, n° 2-3, 2014, p. 112-116.

    FRED LEEMAN, « Symbolisme et religion. Émile Bernard et le sens de l'art » & « Notices », in Émile Bernard 1868-1941, 16 septembre 2014 - 5 janvier 2015, Musées d’Orsay/Flammarion, 2014, pp. 10-21, 56-72, 80, 84-85, 90-98, 102, 106, 112, 124 et 194.

    SANDER PAARLBERG & HENK SLECHTE, « Introduction : Guillaume II, Roi des Arts », Une passion royale pour l'art. Guillaume II des Pays-Bas et Anna Pavlovna, Zwolle, WBOOKS, 2014, p. 15-29.

    ELLINOOR BERGVELT, « Les collections d’art et le musée du roi Guillaume II », Une passion royale pour l’art. Guillaume II des Pays-Bas et Anna Pavlovna, Zwolle, WBOOKS, 2014, p. 83-109.

    PAUL REM, « Meubles et objets décoratifs dans les palais de Guillaume II et d’Anna Pavlovna », Une passion royale pour l’art. Guillaume II des Pays-Bas et Anna Pavlovna, Zwolle, WBOOKS, 2014, p. 145-157.

    ANTON HERBERT, « Use Me » & « Genuine Conceptualism », expositions Herbert Foundation, 3 juillet - 8 novembre 2014, Gand.

    KOEN BRAMS, ULRIKE LINDMAYR & DIRK PÜLTAU, « La morte addosso. La production artistique (anonyme) d’Alessandro et de Schède (1966-1980) », exposition 3 mai 2014 – 29 juin 2014,  LLS 387 ruimte voor actuele kunst, Anvers.

    LUUK VAN MIDDELAAR, « Oui, l’Europe est politique », Le Monde, 23 mai 2014.

    ADRIENNE VAN VULPEN, « Tout voyage commence par un premier pas », Happinez,  n° 1, 2014, p. 8-13.

    DIRK MULDER, « Sur les pas du Bouddha », Happinez,  n° 1, 2014, p. 28-39.

    X, « Et si on éteignait », Happinez,  n° 1, 2014, p. 85-95.

    GEERTJE COUWENBERGH, « La magie de l’Esprit neuf », Happinez,  n° 1, 2014, p. 96-98.

    CHRISTINE PANNEBAKKER, « La fin, nouveau commencement », Happinez,  n° 1, 2014, p. 101.

    RINSKE HILLEN, « Albert Einstein, le curieux de Dieu », Happinez,  n° 1, 2014, p. 102-106.

    NIENKE BAKKER, «  Van Gogh l’épistolier » & « Neuf notices », in Van Gogh – Artaud. Le suicidé de la société, Paris, Musée d’Orsay / Skira, 2014, p. 46-61 et pp. 84, 92, 102, 144, 146, 150, 152, 158 et 170.

    NIENKE BAKKER, «  La violence tragique d’une tache noire », in Félix Vallotton. Le feu sous la glace, Paris, Musée d’Orsay, 2013, p. 142.

    JOOST VANDER AUWERA, « Jordaens, un artiste mal compris. État actuel de la recherche » et « Notice », in Alexis Merle du Bourg (dir.), Jordaans 1593-1678, Paris-Musées, 2013, p. 34-49 et  p. 104.

    DIRK VAN WEELDEN, « C’est fini, ça commence », Studio Paradiso. Max Natkiel, Voetnoot, 2013,  p. 599-603.

    TOM VAN DE VOORDE, « Postface » & « Les poètes », in Guide du visiteur, exposition « Anish Kapoor – Large Mountain », 5 octobre 2013 – 5 janvier 2014, BOZAR, Bruxelles, 2013, p. 18-19 et p. 20-22.

    SANDER PAARLBERG, « Les esquisses à l’huile d’Ary Scheffer », in Sophie Eloy (dir.), Esquisses peintes de l’Époque romantique. Delacroix, Cogniet, Scheffer…, Musée de la Vie romantique, 17 septembre 2013 – 2 févier 2014, Paris-Musées, 2013, p. 82 -89.

    ANSJE VAN BEUSEKOM & CAREL BLOTKAMP, « Piet Mondrian, Composition n° 5 avec plans de couleur 5, 1917 », in Angela Lampe (dir.) Vues d’en haut, Centre Pompidou-Metz, 2013, p. 116-119.

    TOM VAN DE VOORDE, « Postface » & « Les poètes », in Poésie pour Giorgio Morandi, Bruxelles, 2013, p. 15-16 et 17-19.

    GRAINDELAVOIX, « Muntagna nera »,Virgin Classics, 2012 (traduction du livret accompagnant le CD).

    PAUL ROTH, « Laissez-passer », in Charlotte Dumas, Companion. Polaroids 2002-2012, Filigranes Éditions / Institut néerlandais, 2012, p. 6-20.

    MARIEKE WIEGEL, « Postface » et « Notices », in Charlotte Dumas, Companion. Polaroids 2002-2012, Filigranes Éditions / Institut néerlandais, 2012, p. 106-110.

    JOHAN VANDENBROUCKE, « Le mémorial de papier de Jeroen Brouwers », Septentrion, 2012, n° 1, p. 9-13.

    STEFAN BRIJS, « Genèse du Faiseur d’anges », novembre 2011.

    CAREL BLOTKAMP, « Haut, bas, gauche, droite. Sur l’orientation des tableaux de Mondrian », Les Cahiers du Musée national d’art moderne, n° 114-115, hiver 2010/printemps 2011, p. 74-97.

    ERIK LINDNER, « Préface », in Poètes néerlandais de la modernité. Anthologie, Le Temps des Cerises, 2011.

    THEO VAN DOESBURG, « Esthétique-lumière et esthétique-temps (film) », De Stijl 1917-1931, Éditions du Centre Pompidou, 2010, p. 253-254.

    DE TERRE ET DE FEU, l’aventure de la céramique européenne, « 2 notices », catalogue d’exposition, Limoges, 2010.

    ROLAND JOORIS, « Solesmes » (sur Pierre Reverdy), Deshima, n° 4, 2010, p. 265-268.

    MARJA BOSMA, « Surtout, pas de principes ! », in Charley Toorop, Paris Musées, 2010, p. 12-77.

    CAREL BLOTKAMP, « Sous le Repas des Amis », in Charley Toorop, Paris Musées, 2010, p. 78- 89.

    WIM VAN SINDEREN, « Postface », in G.P. Fieret, Anvers/La Haye, Voetnoot/Fotomuseum Den Haag, 2010.

    RAYMOND J. BENDERS, « Solitude, ma mère» (essai sur W. F. Hermans), Deshima, n° 3, 2009, p. 465-477.

    GEERT MAK, « Le Mercator sapiens » (extrait), Passa Porta, 2009.

    Livret Bart Moeyaert, Éditions du Rouergue, octobre 2008.

    PAUL HUVENNE, « Cher Jan Fabre », in Jan Fabre au Louvre. L’ange de la métamorphose, Musée du Louvre/Gallimard, 2008, p. 15-19.

    HILDE HEYNEN, « L’inscription du genre dans l’architecture », Perspective, La revue de l’INHA, 2007, n° 4, p. 693-708.

    BART VERVAECK, « Respecter l’énigmatique : l’œuvre de Willem Jan Otten », Septentrion, n° 1, 2007, p. 25-29. 

    G.F.H. RAAT, « Telle une tumeur au cerveau : l’écriture romanesque de Willem Frederik Hermans », Septentrion, n° 1, 2006, p. 33-35.

    ROKUS HOFSTEDE, « Willem Frederik Hermans et la putain de Bruxelles », Septentrion, n° 1, 2006, p. 39-41.

    W. DE GRAAF, « La soirée dada de Haarlem (11 janvier 1923) » & L.J. JORDAAN, « Dada à Amsterdam », in Marc Dachy, archives dada, Paris, Hazan, 2005, p. 368-374 et p. 374-375.

    PIERRE VINKEN, « Paul-Louis Courier en Hollande », Cahiers Paul-Louis Courier, T. IV, n°1, mai 2005, p. 29-34.

    DIRK PÜLTAU, « Le chanteur aveugle et le compositeur absent. Musique et interdisciplinarité dans deux œuvres d’Ana Torfs », A Prior Magazine, n° 20, Bruxelles, 2004, p. 260-266.

    KOEN BRAMS, « À propos d’un extrait du “Journal” de Daniël Robberechts », Prior Magazine, n° 20, Bruxelles, 2004, p. 270-272.

    ARJEN DUINKER, « Oiseau, verbe, boue (sur Yang Lian) », Neige d’août, n° 10, printemps 2004, p. 48-50.

    MARLEEN RENSEN, « “Malraux ?… alors vous êtes Paul Nizan…” L’amitié entre André Malraux et Paul Nizan dans les années 30 », ADEN, n° 2, octobre 2003.

    ERIK LINDNER, « La poésie néerlandaise : si on regarde bien », Po&sie, n° 103, mars 2003, p.  5-7.

    RONALD BOS, « Gisela Dischner : à propos de sa liaison secrète avec Paul Celan », Fin, Paris, Pierre Brullé, janvier 2003, p. 49-61.

    CATHERINE ROBBERECHTS, « Ana Torfs – Elective Affinities / The Truth of Masks & Tables of Affinities (2000-2002) », in ForwArt, Bruxelles, BBL, 2002.

    CHRISTEL VESTERS, « Indivisuals », Acomplexnieuwspaper, Artimo, Amsterdam, 2002.

    HERWIG TODTS, « Ensor – Wouters et vice-versa. Des quiproquos autour du modernisme », in Rik Wouters. Des origines à l’œuvre, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2002, p. 223-237.

    HANNA STOUTEN, « Les cercles littéraires aux Pays-Bas : un mythe ? », Études germaniques, avril-juin 2001, p. 219-230.

    HANNA STOUTEN, « Hella S. Haasse ou des constantes dans une variété de décors », Études Germaniques, janv-mars 1999, p. 15-22.

    BATTUS (= Hugo Brandt Corstius), « Amis accidentels », Formules, n°2, 1998 (dossier : Traduire la contrainte).

    ABRAM DE SWAAN, « Pour une sociologie de la société transnationale », Revue de synthèse, t. 119, n° 1 janv-mars 1998, p. 89-111 (en collaboration avec M. Engelberts).

    JOKE J. HERMSEN, « Renversements », Les Cahiers du Grif, numéro spécial Sarah Kofman, printemps 1997, p. 107-128.

    AD ZUIDERENT, « À la recherche du village dans la ville : le poète Robert Anker », Septentrion, n° 4, 1997, p. 22-25.

    HUGO BREMS, « Herman de Coninck : le réconfort d’une comparaison », Septentrion, n° 3, 1997, p. 3-8.

    PIERRE H. DUBOIS, « Judith Herzberg : un regard sur le réel », Septentrion, n° 3, 1997, p. 40-43.

    JEROEN VULLINGS, « Le roman-fleuve de J.J. Voskuil », Septentrion, n° 2, 1997, p. 77-79.

    DIRK DE GEEST, « Poésie de langue néerlandaise : le dernier cru »,  Septentrion, n° 2, 1997, p. 23-26.

    WIM DE POORTER, « Cinéma. Tout doit disparaître ! », Septentrion, n° 1, 1997, p. 70-71. 

    REINIER SALVERDA, « Stendhal et les Pays-Bas », Septentrion, n° 3, 1996, p. 72-74.

    HANS GROENEWEGEN, « K. Schippers, Prix P.C. Hooft 1996 », Septentrion, n° 3, 1996, p. 77-79.

    KEES MIDDELHOFF, « La Frise : une province néerlandaise qui n’a pas sa pareille », Septentrion, n° 2, 1996, p. 17-23.

    BERNARD DEWULF, « Éphémère et infinie vie du poème : la poésie de Dirk Van Bastelaere », Septentrion, n° 1, 1996, p. 35-37.

    MARK DELAERE, « Contrepoint et créativité : le langage musical de Rafaël D’Haene », Septentrion, n° 4, 1995, p. 59-63. 

    GERDIN LINTHORST, « Le Festival international du cinéma de Rotterdam 1995 ou la primauté donnée aux réalisateurs », Septentrion, n° 2, 1995, p. 69-72.

    LUC FRANÇOIS, « La Belgique française (1792-1815) », Septentrion, n° 2, 1995, p. 76-78.

    HANS VANACKER, « Dolf Verspoor (1917-1994) : la traduction conçue comme un art », Septentrion, n° 1, 1995, p. 77-78.

    JEF LAMBRECHT, « Henri Evenepoel où la carrière éphémère d'un peintre talentueux », Septentrion, n° 4, 1994, p. 62-64.

    ERIK BRACKE, « L’art d’Henri-Victor Wolvens », Septentrion, n° 3, 1994, p. 66-68.

    LAURAN TOORIANS, « La réhabilitation de Marie de Hongrie aux Pays-Bas », Septentrion, n° 1, 1994, p. 72-73.

    RUDI WESTER, « La littérature de voyage de langue néerlandaise : un genre florissant », Septentrion, n° 1, 1994, p. 11-16.

    ANNE-MARIE MUSSCHOOT, « Les cent ans de ‘’Van Nu en Straks’’ », Septentrion, 1993, n° 4, p. 78-79.

    HERWIG TODTS, « Cobra : de retour à Liège », Septentrion, n°3, 1993, p. 65-66.

    HENK TE VELDE, « Le libéralisme en France, aux Pays-Bas et en Europe », Septentrion, n°3, 1993, p. 73-74.

    ERIK SLAGTER, « Corneille par lui-même », Septentrion, n°2, 1993, p. 12-17.

    JULEKE VAN LINDERT, « Kees Timmer ou l’admiration pour les animaux », Septentrion, n°2, 1993, p. 65-66.

    JEROEN VULLINGS, « Harry Mulisch : beauté, grâce et talent », Septentrion, n°1, 1993, p. 80-82.

    HENK VAN GELDER, « Jan Gerhard Toonder (1914-1992) », Septentrion, n°4, 1992, p. 80-81.

    PAUL VAN AKEN, « Cees Nooteboom : Philippe et les autres », Septentrion, n°3, 1992, p. 75-76.

     

    BANDES DESSINEES

     

    Maarten Vande Wiele, ABBA cherche Frieda, Vraoum !, 2016.

    Mark Hendriks, Les Sentiers du Nirvana, Warum, 2016.

    Willy Linthout, Années de l’Éléphant, Presque Lune, 2015.

    Typex, Rembrandt, Casterman, 2015.

    Kamagurka & Herr Seele, Cowboy Henk. L’art actuel, Fremok, 2015.

    Simon Spruyt, Junker, Cambourakis, 2015.

    Barbara Stok, Vincent, Emmanuel Proust, 2015.

    NIX, Le Journal de Kinky & Cosy, Festival dAngoulême, VFL, 2015.

    Guido van Driel, Les visiteurs, L’agrume, 2014.

    Maarten Vande Wiele, Monsieur Bermutier, Casterman, 2014.

    Maarten Vande Wiele, I Fucking Love Paris, Casterman, 2014.

    Kamagurka & Herr Seele, Cowboy Henk. Histoire de la Belgique, Fremok, 2014 (prépublication des planches dans le quotidien belge Le Soir).

    Kamagurka & Herr Seele, Cowboy Henk, Fremok, 2013.

    Bangarang, magazine sur la BD flamande présenté à Angoulême, Fonds Flamand des Lettres, 2013.

    Joost Swarte, Total Swarte, Denoël Graphic, 2012, préface de Cris Ware, traduit par Lili Sztajn & Corinne Julve (anglais) & Daniel Cunin (néerlandais).

    Conz, Quelque part les Étoiles, Même Pas Mal, 2011.

    Ersel-Renot, Médée (I). La Toison d'or, Casterman, 2009.

    Ersel-Renot, Médée (II). L'Or de Byzance, Casterman, 2010.

    Ersel-Renot, Médée (III). L'Épée de Troie, Casterman, 2011.

    Ersel-Renot, Les Voiles (I). Orient, Casterman, 2011.

    Ersel-Renot, Les Voiles (II). Le labyrinthe, Casterman, 2013.

    Ferry-Jacques Martin, Bruges. Les Voyages de Jhen, Casterman, 2011 (texte de Marc Ryckaert).

    Steven Dupré, Midgard, I (L'Invasion / L'Évasion), Casterman, 2011 (en collaboration avec Marie-Fred Walravens).

    Randall.C, Les Somnambules, Casterman, 2009.

     

    SOUS-TITRAGE

    Épisodes 2, 6 et 8 de la série néerlandaise CapsClub (Le roi de pique), Innervision, Strasbourg, 2014.

     

    TRADUCTIONS NON PUBLIÉES

    ABDELKADER BENALI, « Proust et la jambe de mon frère ».

    J. BERNLEF, Éclipse (un extrait du roman).

    ANNA BLAMAN, « Mon propre moi ».

    F. BORDEWIJK, « Sur la tombe d’Aloysius Betrand » & « Éloge funèbre d'un vieux bon vivant, tenu par un de ses héritiers ».

    QUENTIN BUVELOT, « Une nouvelle aile pour le Mauritshuis ».

    C.C.S. CRONE, « Le trombone à coulisse ».

    ESTHER GERRITSEN, « Greenwich 1894 » & « Avant de me frapper ».

    STEFAN HERTMANS, « Vestiges sacrés ».

    GERARD REVE, « Vin ».

    DAVID SANDES, « Faim ».

    F. SPRINGER, « André Malraux au Bangladesh ».

    PIERRE VINKEN, « Les journaux d’Eillert Meeter (1818-1862) ». 

     

     

    CONTRIBUTIONS DU TRADUCTEUR

     

    « Panorama 1938. Un demi-siècle de littérature néerlandaise », avril 2016.

    « Le tour d’adresse de Philip Mechanicus », liminaire à PHILIP MECHANICUS, Cadavres en sursis. Journal du camp de Westerbork, Paris, Notes de Nuit, 2016, p. 7-14.

    « Femmes poètes. Une ‘’suave magicienne’’ amoureuse de la Holland », mars 2016.

    « Les Sept degrés de l’échelle d’amour spirituel, réédition d’une œuvre de Jean Ruysbroeck dans la traduction de Claude-Henri Rocquet », mars 2016.

    « Là où il y a du textile, il y a des fantômes », postface au recueil le Slalom soft de Paul Bogaert, Liège, Tétras Lyre, 2015.

    « Voix poétiques de Flandre. Présentation », Nunc, n° 36, juin 2015, p. 109-110.

    « Les peintres d’Eric Min. Un entretien avec le biographe de James Ensor et de Rik Wouters », novembre 2014.

    « Le livre bleu nuit », novembre 2014.

    « Le peintre Thomas Cool », novembre 2014.

    « Fac et spera. Achille Millien traducteur des poètes d’expression néerlandaise », novembre 2014.

    « Au sujet de Mischa. Compte rendu de l’ouvrage de Jan Willem Regenhardt : Mischa’s spel en de ondergang van de familie Hillesum (Le jeu de Mischa et la fin de la famille Hillesum, suivi d’une postface sur l’œuvre musical de Mischa Hillesum par Leo Samama), Amsterdam, Balans, 2012 », NUNC, n° 34, octobre 2014, p. 33-34 (dossier Etty Hillesum).

    « Un Hollandais chez Francis Jammes », Cahiers Francis Jammes, n° 2-3, octobre 2014, p. 105-111.

    « Forces occultes aux Indes néerlandaises. Un roman de Louis Couperus lu par Alexandre Cohen », août 2014. 

    « Ruysbroeck selon Claude-Henri Rocquet. À l’occasion de la réédition de Ruysbroeck l’admirable », août 2014.

    « Métiers Divins. Jean de Boschère salué par Camille Mauclair », août 2014.

    « ‘‘L’illusion merveilleuse de nos rêves…’’ Quelques lignes de Frederik van Eeden », juillet 2014.

    « Un maître inconnu : Guido Gezelle. Guido Gezelle par Camille Melloy », juillet 2014.

    « L’Art de Félix Timmermans. Félix Timmermans selon Camille Melloy », mai 2014.

    « Un traducteur naturiste et crématiste : Andries de Rosa et la France », mai 2014.

    « Bagarre en pantoufles. Un épisode de la vie d’Alexandre Cohen », avril 2014.

    « Louis Couperus à Carthage. Un dandy pugiliste », avril 2014.

    « Isräel Quérido poète et guide. Henri Barbusse, préfacier et thuriféraire », mars 2014. 

    « Entre Psaume et Lucifer. Emanuel Hiel (1834-1899) », novembre 2013.

    « L’autre Van Dongen : Jean van Dongen, sculpteur et céramiste », octobre 2013.

    « Le Poète est mort, vive le Poète ! Le ‘‘Louis de Bourbon’’ hollandais », février 2013.

    « Petite leçon de traduction. Les premiers pas du traducteur Marcel Schwob », février 2013.

    « Rimbaud à Java : les ‘‘aventures épastrouillantes’’ d’un déserteur. À propos des sources hollandaises du livre de Jamie James », décembre 2012.

    « Louis Couperus à Ostende. Entre massages suédois et furoncles », novembre 2012.

    « Le retour de J. Slauerhoff en France », Septentrion, 2012, n° 4, p. 15-18.

    « Vasalis. Les mots, ces individus qui mènent leur propre vie », février 2012.

    « La Vengeance de Baudelaire. Un entretien avec Bob Van Laerhoven », janvier 2012.

    « Kruimels op de plank », Filter, tijdschrift over vertalen,  déc. 2011, p. 23-24.

    « Chez Victor Hugo (samedi 25 août 1877). De La Haye à Paris, par Jan ten Brink », suivi de : Jan ten Brink, « À la table de Victor Hugo », traduction de Betrand Abraham, décembre 2011.

    « Het werk van Willem Frederik Hermans: een algemeen overzicht van de Franse vertalingen en de receptie van La Chambre noire de Damoclès (2006) en Ne plus jamais dormir (2009) », 2011 (Tekst van een lezing gehouden op zaterdag 17 september 2011 ter gelegenheid van het symposium ‘W.F. Hermans. Ik heb altijd gelijk. 1951-2011’ (Schunck*, Heerlen).

    « Van Duinkerken tot Vlieland, van Hadewijch tot Hafid. De Nederlandse literatuur: indrukken van een Franse lezer », De Revisor, Halfjaarboek voor nieuwe literatuur 2, Querido, 2011, p . 133-144 (trad. Jan Pieter van der Sterre). (version française)

    « Le Tant attendu. Abdelkader Benali, maïeuticien », décembre 2010.

    « Enfants de roi. Entretien avec Caspar Visser ’t Hooft », novembre 2010.

    « Épître à Storge. Quand La Revue de Hollande accueillait O.V. de Lubicz Milosz », novembre 2010.

    « Un Hollandais papa d’un petit gorille. Jan Maas, héros d’un roman français décadent », octobre 2010 (sur Hémo d’Émile Dodillon, 1886).

    « Artiste fin de siècle. Carel de Nerée (1880-1909) », octobre 2010 (sur Christophe Karel Henri de Nerée tot Babberich).

    « Antonin Artaud, première. Quand La Revue de Hollande accueillait Artaud », octobre 2010.

    « La fidélité, ça suffit ! Roman-feuilleton des poètes-traducteurs », octobre 2010 (sur la traduction du poème The Unseen de Sarah Teasdale).

    « Le Voyage de Hollande. Poèmes d’Aragon », octobre 2010.

    « Le dernier vers du dernier poème. À l’article de la Vie », octobre 2010 (à propos de l’auteur Jacques-André Saintonge).

    « Hommage à Verhaeren. Francis Vielé-Griffin sur ‘‘le Grand Flamand’’ », octobre 2010.

    « Septentrion, automne 2010. Littérature au menu » octobre 2010 (sur le numéro 3, 2010, de la revue Septentrion).

    « La pétulante Flamande. La maîtresse flamande de Frédéric Mistral », septembre 2010.

    « ‘’Ô Mère-Flandre !’’ Prosper Van Langendonck et les Lettres flamandes, par Pierre Broodcoorens », septembre 2010.

    « Une page de Jean Lorrain. Monsieur de Bougrelon à Amsterdam », septembre 2010.

    « José Rodrigues Dos Santos, Het zevende zegel », De leeswolf, septembre 2010, p. 425.

    « Xavier Marmier et la Hollande (1). Sur les traces d’un grand voyageur », septembre 2010.

    « Une nouvelle de Cyriel Buysse. Le fils de bonne famille et les petites gens », septembre 2010.

    « Marées & Gens de Flandre : Maurice Gauchez, les pêcheurs d’Ostende & Maurits Sabbe », septembre 2010.

    « Un romancier populaire du XIXe siècle : Jacobus Jan Cremer (1827-1880) », août 2010. 

    « La Nation Hollandaise (1812). Coup d’œil sur un poème épique de l’époque napoléonienne », août 2010 (sur une œuvre poétique de Jan Frederik Helmers [1767-1813]). 

    « L’Énéide revisitée. Un chef-d’œuvre des lettres flamandes », août 2010 (sur Aeneas of de levensreis van sen man, un roman de Willy Spillebeen).

    « Contes de filles en fleurs. Un recueil de contes de Marita de Sterck », août 2010.

    « Auguste Clavareau (1787-1864), traducteur. Portrait de l’un des principaux traducteurs de littérature néerlandaise au XIXe siècle », août 2010.

    « Op zijn Frans », entretien avec Joost Glerum sur W.F. Hermans, Hermans-magazine, n° 75, juin 2010.

    « Le Seigneur de Peuplingues. Un roman psychologique à la Simenon », juin 2010 (sur le roman De Seigneur van Peuplingues de Willy Spillebeen).

    « Action Poétique & la poésie néerlandaise – premier inventaire », Action Poétique, n° 200, juin 2010. (version revue et augmentée)

    « L’enfer à la maison. Le premier roman de David de Poel », juin 2010 (sur le roman De buitenstaander).

    « Un Raspoutine flamand. Quand des hommes se réincarnent en marionnettes », juin 2010 (sur le roman Raspoetine de Guy Didelez).

    « Maurice de Guérin. La biographie du bicentenaire », juin 2010 (à, propos de Dichter naast God. Biographie van de romanticus Maurice de Guérin (1810-1839), de Hedwig Speliers).

    « Louis Couperus au musée Calvet : ‘‘C’est incroyable, c’est incroyable !’’ Un romancier hollandais au Musée Calvet en 1909 », juin 2010.

    « De leemte waarin God past », entretien avec Willem Jan Otten, De leeswolf, mai 2010, p. 246-247.

    « “De voortstromende openbaring.” Willem Jan Otten - Onze Lieve Vrouwe van de schemering : essays over poëzie, film en geloof », De leeswolf, mai 2010, p. 244-245.

    « Dame Voltaire à Anvers. Les polars de Hubert van Lier », mai 2010.

    « Avant-propos. Louis Couperus et la France », Deshima, n° 4, 2010, p. 5-8.

    « Henri Conscience, conteur des Flandres. L’auteur du Lion de Flandre vu par son traducteur », mars 2010.

    « La Chine de l’Europe. Un Immortel à propos des lettres hollandaises », mars 2010 (Edmond Jaloux sur la littérature des Pays-Bas).

    « En Hollande, d’André Germain. Un écrivain français rend visite à ses confrères hollandais », mars 2010.

    « Une histoire de la littérature flamande (1923) », mars 2010 (sur : André de RIDDER, La Littérature flamande contemporaine).

    « Fantômes en Flandre. Le triomphe de la mort ou la firme littéraire Teirlinck-Stijns », février 2010. 

    « L’Indonésie d’Augusta de Wit », février 2010. 

    « L’œuvre de Willy Spillebeen », février 2010 (avec un entretien vidéo avec l’auteur).

    « Barbe à papa. Le montreur de monstres », janvier 2010 (sur le roman Suikerspin d’Erik Vlaminck).

    « La vraie vie est absente. Sur Conversation avec Rembrandt de François Debluë », décembre 2009.

    « Traduire W.F. Hermans. Interview de Daniel Cunin par Anna van de Weygaert (2007) », décembre 2009.

    « Une grande figure du XIXe siècle hollandais : Joseph Albert Alberdingk Thijm (1820-1889) », décembre 2009.

    « Ne plus jamais dormir : un roman culte aux Pays-Bas », décembre 2009.

    « Stiletto Libretto : Pègre & Belles Lettres », décembre 2009 (sur un polar de Bavo Dhooge).

    « Nous n’irons plus au bois (1). Hélène Swarth (1859-1941) et la critique française », décembre 2009.

    « Pierre Michon selon Rokus Hofstede », novembre 2009 (entretien vidéo avec le traducteur néerlandais de Pierre Michon).

    « De Descartes à Marie NDiaye : entretien (vidéo) en français avec la traductrice néerlandaise Jeanne Holierhoek », novembre 2009.

    « Coq ou aigle ? Satire de la France et du peuple hollandais : Pieter van Woensel (1747-1808) », octobre 2009.

    « Le peintre Anton Mauve, par Ph. Zilcken », octobre 2009.

    « Un romancier français chez Louis Couperus : la préface de Maurice Spronck au roman Majesté », octobre 2009.

    « Le Cheval ailé. Quelques regards sur Psyché de Louis Couperus », octobre 2009.

    « Morceaux choisis - Édouard Rod. Quelques pages traduites de Hooft, Vondel & Cats », octobre 2009.

    « Aperçu des lettres hollandaises (1879). La littérature hollandaise, appendice de la littérature allemande », octobre 2009.

    « Louis Couperus par Renée d’Ulmès. Une visite chez Louis Couperus », octobre 2009.

    « Le Polar en Flandre (1). Les débuts : fin XIXe siècle - fin années 1970 », septembre 2009.

    « Le polar en Flandre (2). Le sursaut : années 1980-1995 », septembre 2009.

    « Le Royaume interdit. Macao, Camoes & la Chine », septembre 2009 (sur le roman de J. Slauerhoff).

    « Le matériau, c’est moi. Entretien avec la romancière Vonne van der Meer », septembre 2009.

    « Instantanés d’Australie », septembre 2009 (sur le roman Regarder le soleil d’Anne Provoost).

    « Petit portrait de Philippe Zilcken », septembre 2009.

    « Jozef Israëls, par Ph. Zilcken (1) », », septembre 2009.

    « Pitbull. Décharges d’adrénaline à Malines », septembre 2009 (sur un thriller de Deflo).

    « Mutilez-moi », septembre 2009 (sur le thriller Mutilations Patrick De Bruyn).

    « Alexandre Cohen : grandes lignes de la vie d’un autodidacte », septembre 2009.

    « Alexandre Cohen : les années anarchistes (1), (2), (3), (4), (5), (6) & (7) », septembre 2009.

    « L’enfant qui vous fait naître », juillet 2009 (sur L’Enfant ombre, de P.F. Thomése).

    « Dimitri Verhulst, Problemski Hotel », juillet 2009.

    « Jour de paie : le premier thriller d’Elvin Post », juillet 2009.

    « Une gloire de la Flandre. Le traducteur Charles Grolleau à propos de Guido Gezelle », juillet 2009.

    « Le Chapeau chinois : contes merveilleux pour mélomanes », juillet 2009 (sur un recueil de nouvelles de Theun de Vries).

    « Aux royaumes de Slauerhoff », postface à J. Slauerhoff, Le Royaume interdit, Belval, Circé, 2009, p. 177-185.

    « Rêverie dans Amsterdam. La carte postale de Francis Carco », mai 2009.

    « Un traducteur de Louis Couperus. Paul Eyquem, traducteur de néerlandais », mai 2009.

    « Instantanés aux Pays-Bas (1906). Le voyage d’Alphonse de Châteaubriant (1877-1951) dans la langue néerlandaise », mai 2009.

    « L’écriture romanesque comme un feu de tourbe : un entretien avec le romancier Tomas Lieske », mars 2009.

    « La Hollande amie. Estime et propagande : les relations franco-hollandaises durant la guerre 1914-1918 à travers quelques témoignages », mars 2009.

    « La grande inondation de février 1953 : un témoignage français », Deshima, n° 2, 2008, p. 55-60.

    « “La Hollande est un navire perforé” : Jean de La Varende et la nation tant chérie », Deshima, n° 2, 2008, p. 267-278.

    « Antwoord aan Joost Glerum », Hermans-magazine, n°64, sept. 2007.

    « Quand Hadewijch chante », Queeste 14, n°1, 2007, p. 89-94.

    « Hadewijch a-t-elle jamais été traduite », Queeste 11, n° 2, 2004, p. 216-220.

    « Les Pays-Bas durant la Deuxième Guerre mondiale et la persécution des juifs : un aperçu historique », texte paru en annexe in Marga Minco, T’as une sacrée chance, toi, nouvelles traduites du néerlandais par D. Cunin, postface de Dorian Cumps, Paris, Caractères, 2003, p. 97-116.

    « Hadewijch », article du Dictionnaire du Moyen Âge, PUF, 2002, p. 652.

    « De mond van Hadewijch », Gierick & Nieuw Vlaams Tijdschrift, n° 71, été 2001, p. 32-35 (vert. Jan Pieter van der Sterre).

    « De Songeson au Pain de terre », in Cahier Luc Dietrich, (dir.) Frédéric Richaud, Le Temps qu’il fait, 1998, p. 131-133.

    « De wonden van André de Richaud », postface à De wonde, traduction néerlandaise de La Douleur d’André de Richaud, De Bezige Bij, 1995, p. 163-168.

    « Entre pandemonium et pain de terre. Luc Dietrich au Pays des villes », Le Brouhaha, 1995.

    « Lettre amstellodamoise », Le Journal d’Ω III, n°0, 1993.

      

    COLLABORATION (à un titre ou un autre) AUX PUBLICATIONS SUIVANTES

     

    Du Mont-de-Piété au Crédit Municipal. Avignon 1610-2010. Quatre cents ans d’une histoire exceptionnelle, textes de Sylvestre Clap & Delphine Brihat, Archives de la ville d’Avignon, 2010.

    Magazine Speakers Academy, n° 1, 2010.

    Evelien Chayes, L’Éloquence des pierres précieuses. De Marbode de Rennes à Alard d'Amsterdam et Remy Belleau. Sur quelques lapidaires du XVIe siècle, Paris, Champion, 2010.

    Philippe Chiron, Treize à l’aise. Rugby à XIII : 26 ans d’anecdotes désopilantes et d’expressions populaires jubilatoires (ou petit manuel de grammaire et de philologie), Éditions du Colombier, 2008.

    Salim Jay, Dictionnaire des écrivains marocains, Paris Méditerranée-EDDIF, 2005.

    Dominique Caubet, Shouf shouf Hollanda ! Des artistes maroco-hollandais sur la scène culturelle néerlandaise, Tarik éditions, 2005.

    Een man van zaken, NLPVF, 2001 (recueil de 23 traductions d’un passage du roman Kaas de Willem Elsschot).

    Ted van Lieshout, Frère, trad. Véronique Roelandt, La Joie de Lire, 2001.

    Alexander Cohen, Brieven 1888-1961, bezorgd door Ronald Spoor, Prometheus, 1997.

     

    Daniel Cunin a enseigné le néerlandais et a été chargé de cours de traduction littéraire à la Sorbonne-Paris IV, Département de néerlandais. A dirigé plusieurs séminaires de traduction littéraire (Amsterdam, Anvers, Gand, Paris, La Haye, Utrecht, Arles…) A interviewé lors de manifestations littéraires plusieurs romanciers néerlandais (Hella S. Haasse, Kader Abdolah, Abdelkader Benali, Adriaan van Dis, Willem Jan Otten….). Collabore aux revues Septentrion et Deshima dont il a coordonné le numéro 4 (dossier : Louis Couperus et la France), été 2010. Anime le blogue http://flandres-hollande.hautetfort.com/.

    Prix des Lecteurs 2010 de Cognac et Prix littéraire des Lycéens de L’Euregio 2011 pour le roman Le Faiseur d’anges de Stefan Brijs.

    Membre de la Maatschappij der Nederlandse Letterkunde et de la rédaction de la revue Septentrion.

     

     

  • Crime parfait

     

     

    Une nouvelle de Tom Lanoye

     

     

     

    T. Lanoye (photo : Stephan Vanfleteren)

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire, deshima, flandre, belgique, littérature, crime parfaitNé en 1958 à Saint-Nicolas (Flandre-Orientale), Tom Lanoye est un romancier et homme de théâtre qui vit et travaille à Anvers (Belgique) et au Cap (Afrique du Sud). Une partie de son œuvre romanesque et essayistique a été traduite en français par Alain van Crugten (éditions La Différence), lequel a reçu dernièrement le Prix des Phares du Nord 2013 pour La Langue de ma mère.

    La pièce de Lanoye Bloed & Rozen - Sang & Roses (Le Chant de Jeanne et Gilles suivi de Mamma Medea, Actes Sud-Papiers, 2011) - a été jouée, dans la langue originale, à la Cour d'honneur du Palais des Papes dans le cadre du Festival d'Avignon 2011. Œuvre qui inspire ce commentaire à Guy Duplat : « Le meilleur et le pire, la sainteté et l’abjection peuvent n’être que les deux faces d’une même pièce, surtout dans ce XVe siècle de tous les excès. » Alain van Crugten a également transposé en français les pièces Méphisto forever et Atropa (Het Toneelhuis). Sa traduction du roman Het derde huwelijk vient de paraître sous le titre Troisièmes noces.

    La nouvelle qui suit, intitulée « Een perfecte moord » (Crime parfait), est extraite du recueil Spek en bonen (1994).

     

    Remise du Prix des Phares du Nord 2013

     

     

     

     

    Tom Lanoye

     

     

    CRIME PARFAIT*

     

     

     

     

    I don’t care what people say.

    Santa Claus was a black man.

    (Traditional)

     

     

     

    « Test-micro. Un-deux, un-deux. Test-micro. » (Clic.)

     

    [...]

     

    (Clic.) « Bonjour. Désolé d’entrer ainsi en contact avec vous. Je veux dire, vous ne me connaissez pas. Ma voix, mon accent, ma façon de parler. Je préférerais que les choses en restent là. Je ne vous connais pas plus que vous ne me connaissez. Et c’est mieux comme ça. Du moment que vous m’écoutez. Que vous m’écoutez jusqu’au bout.

    Il y a vingt-quatre ans, à Anvers, j’ai abattu un homme. Mon meilleur ami. J’ai eu beaucoup d’amis, mais aucun comme lui. Il s’appelait Marc. Où l’ai-je rencontré ? dans quelles circonstances ? peu importe. C’est une histoire en soi. Une belle histoire… Que j’emporterai dans la tombe.

    Nous avons vécu un an ensemble. L’année la plus heureuse de mon existence. Je dois dire qu’à 52 ans, je ne m’attendais plus à vivre un bonheur pareil. Tout est resté gravé dans ma tête. Jusqu’au moindre détail. Conversations, repas pris en commun, films que nous sommes allés voir, vraiment tout. J’étais comme possédé par lui. Et le suis encore. Je le vois partout. Dans certains maîtres nageurs ou chauffeurs de taxi, voire dans un guardia civil… La semaine dernière, je l’ai vu en train de jouer au foot dans le parc. Il avait quinze ou seize ans. Cheveux noirs et raides. Il rembarrait ses copains, enchaînait les petits ponts, se retournait quelques mètres plus loin, un sourire de défi aux lèvres, mains sur les hanches, pied sur le ballon. C’était plus que ce que je pouvais supporter. J’ai quitté le parc et me suis réfugié au Prado. Là, il a surgi dans chaque tableau, chaque statue. Je suis ressorti ; dehors, je me suis mis à claquer des dents. Vous vous êtes déjà trouvé à Madrid, en plein été, au moment le plus chaud de la journée ? Moi, je claquais des dents.

    Marc était tout ce dont je pouvais rêver. Chaque semaine, il apparaissait avec un nouveau corps. Dans la nuit du dimanche au lundi, sur le coup de minuit. Marc restait Marc, mais dans un nouveau corps.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitTelle fois, il me subjuguait sous l’apparence d’un jeune bûcheron, tout de muscles, telle autre fois sous celle d’une épouse adultère, m’attirant sans vergogne contre ses seins et exigeant de moi une fidélité éternelle. Une semaine plus tard se déshabillait sous mes yeux un séminariste empoté d’une grande beauté, qui osait à peine regarder son sexe. La semaine suivante, j’avais devant moi un juvénile livreur de journaux, qui se mettait à me faire de l’œil avant même de me laisser le temps de lui en faire. Une semaine plus tard encore, je serrais dans mes bras la pensionnaire d’un internat. Il sanglotait de volupté et se donnait à moi comme une pucelle.

    Bien souvent, je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Je veux dire, je n’avais rien à lui offrir. Je prenais pleinement mon pied. Rien de plus. Alors qu’il me comblait, semaine après semaine, qu’avais-je à lui offrir en échange ?

    À chaque fois que je lui ai posé cette question, il s’est moqué de moi. Si vous l’aviez entendu rire, tour à tour jeune prof de français, lutteur, apprenti maçon à la peau cuivrée et aux putains de mains ! Il s’enduisait bras et épaules d’huile solaire, arborait un large sourire. Qu’entends-tu par là, tu n’as rien à m’offrir ? me demandait-il. Tu es tout ce que je désire. Sécurité, confiance. J’ai horreur du changement. Aujourd’hui, je rentre à la maison, je sais ce que je vais trouver et ça me va très bien. Tu crois que c’est amusant de changer d’apparence tous les huit jours ? Il retirait son jean, s’enduisait jambes et cuisses et allait s’allonger au soleil, nu, sur la terrasse.

    Ainsi vivions-nous ensemble. Chacun y trouvant son compte.

    Un lundi après-midi, je suis rentré à l’improviste d’un voyage d’affaires. À l’époque, je travaillais encore dans le diamant. Alors que je glissais la clé dans la serrure, j’ai entendu quelqu’un qui, de l’autre côté de la porte, jouait du saxophone. Marc, me suis-je dit. Le vendredi, c’est sous les dehors d’une avocate qu’il m’avait souhaité bon voyage. Blonde, obstinée, sportive – il était irrésistible. Un bégaiement en prime. Une avocate qui bégaie, chaude comme une poêle dans laquelle on fait frire du lard ! Ce n’est pas sans mal que je m’étais détaché de lui le vendredi en question.

    Planté devant la porte, je me demandais à quoi il ressemblerait cette fois. Je ne savais pas qu’il possédait un saxophone. Il en jouait comme un pied. Je décidai de ne pas lui tomber dessus sans prévenir, peut-être aurait-il honte des couacs qu’il alignait. Je retirai la clé de la serrure et appuyai sur la sonnette de mon appartement.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitLa porte s’ouvrit d’un coup et je me trouvai nez à nez avec un jeune Noir. Il portait un jean délavé et un t-shirt flottant. Salut, Jacob, fit-il, te voilà enfin. Regarde ce que j’ai acheté ce matin ! Bras tendus, il offrait à ma vue un vieux saxophone. Je l’ai astiqué trois fois, et il marche, écoute un peu ! Il porta l’instrument à ses lèvres puis, les yeux fermés, les joues bombées, souffla. L’instrument éructa un claironnement strident.

    Je restai cloué sur place. Marc était un peu plus grand que moi. Sa peau était chocolat. Au niveau de ses lèvres, pressées sur le bec du saxophone, le brun prenait un aspect violacé. J’avais envie de le toucher, mais mon bras était figé. La musique me transperçait comme une lance.

    Alors ? me demanda-t-il en rouvrant les yeux, qu’est-ce que t’en dis ? Je restai à court de mots. Il se mit à rire. Ose le dire, ça ressemble à rien. Forcément, avec toutes ces bosses. Et la anche qui est en sale état. Il n’empêche que c’est un bon instrument, j’aime bien sa sonorité. Mais avec ça, ajouta-t-il, levant la main droite en l’air, je ne serai jamais capable de jouer correctement.

    Je posai les yeux sur sa main. Deux phalanges manquaient tant à l’index qu’au majeur. Le sang glacé,  je le regardai dans les yeux. Le plus fou, dit-il un petit rire moqueur aux lèvres, en me forçant à prendre le saxo, le plus fou, c’est que malgré ça, je joue du piano.

    Il gagna le salon, s’assit au piano à queue et se mit à enchaîner des accords. D’un pied, il battait la mesure tout en balançant le haut du corps. Puis, alors qu’il tournait la tête, un regard caustique dirigé vers moi, il entonna un air. Si vous aviez pu l’entendre ! The best things in life are free, but you can give them to the birds and bees… Voix lascive et implorante, rugueuse comme une râpe. Et moi qui étais là comme un con avec le saxophone dans les mains. Toujours incapable de prononcer le moindre mot. Il s’arrêta alors, s’approcha de moi et m’embrassa. Il exhalait une odeur capiteuse sucrée et épicée.

    Ainsi a commencé la semaine qui allait nous être fatale. Nous ne dormions pratiquement plus. J’étais insatiable.

    Peut-être ai-je, au fil des années, trop fait défiler dans ma tête et dans tous les sens cette dernière semaine, la ruminant comme une vache son herbe. Peut-être est-ce après tout normal si les souvenirs que l’on garde des derniers jours passés avec une personne donnée paraissent au final prédominer sur le reste. Quoi qu’il en soit, le Marc de cette semaine-là est gravé en moi. Mais je ne saurais en parler. Rien de ce que je pourrais dire n’approcherait un tant soit peu la vérité. Au point, je le crains, que ça en serait ridicule. Évoquer certaines choses suffit parfois à les détruire… C’est… » (Clic.)

     

    […]

     

    (Clic.) « Désolé. Je me sens vite fatigué ces derniers temps. Je vais essayer de ne plus m’emporter.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitLa dernière semaine avec Marc… J’allais et venais comme un soulographe. Tout ce que je voulais, c’était prendre le plus de plaisir possible, rien d’autre. Pour gagner du temps, on ne se faisait pas à manger, on réservait une table dans les restos les plus chic. À l’époque, je gagnais déjà pas mal. Pas au point de tapisser ma chambre avec des billets de 1000, quoi que… Des années durant, j’avais rogné sur le moindre centime. Attention, je ne manquais de rien, je mangeais de la viande tous les jours – certes, plus souvent de la saucisse que du beefsteak. Jamais une goutte de vin. J’avais deux costumes, portant l’un quand l’autre était à la blanchisserie. N’ayant pas de voiture, je prenais systématiquement les transports en commun. Je me disais : c’est ainsi qu’on devient riche. D’ailleurs, c’était plutôt bien parti. J’avais presque fini de payer mon appartement, j’étais déjà propriétaire de mon entreprise, mon compte bancaire présentait un solde à six chiffres, pas avec le signe - devant. Ce dont je parle, c’est du début des années soixante. À l’époque, un franc, c’était encore un franc.

    Arriva alors cette semaine avec Marc. En deux ou trois jours, on a claqué la moitié de mes économies. Tout ce qui nous passait par la tête, on le faisait, sans réfléchir. J’en avais rien à foutre. Marc voulait des vêtements ? Dans toutes les couleurs de l’arc en ciel ? Et de ces casquettes, chapeaux, chaussures qu’on ne peut regarder sans avoir mal aux yeux ? Je les lui achetais. On a loué une voiture de sport à toit ouvrant, on a fait un aller et retour à Paris pour une nuit de fête. On a passé une des nuits suivantes dans une suite de luxe du Century. Ah ! si vous aviez pu voir ça. Champagne, huîtres, petit déjeuner au lit. Dès que j’apercevais un des membres du personnel, je lui donnais cent balles de pourboire. Histoire de m’amuser. De voir leur tronche.

    Je n’ai pas travaillé une seconde. Le secteur du diamant pouvait aller se faire tâter. Mon bureau est resté fermé et, à la maison, le téléphone décroché. Le jeudi après-midi, je m’en souviens très bien, quelqu’un a sonné à la porte. Le diamantaire de la 52nd Street, un petit gros, a fait son apparition dans l’encadrement de la porte. Un type louche. Il écumait de rage. Il arrivait des États-Unis avec un lot de diamants bruts. À Zaventem, il avait été embêté par les douaniers ; malgré tout, après avoir demandé au chauffeur de taxi de rouler à tombeau ouvert, il s’était pointé à mon bureau à l’heure exacte que nous avions fixée une semaine plus tôt. Il avait attendu une demi-heure, s’était mis à tourner comme un ours en cage, à fulminer des imprécations, avait en vain composé mon fucking numéro privé, et patati et patata, bref, il était là goddammit, pour qui j’me prenais à la fin. Encore un peu et il me jetait ses diamants à la figure.

    Je l’avais écouté, bouche bée. Notre rendez-vous m’était complètement sorti de la tête. Je dus me maîtriser pour ne pas éclater de rire. Marc n’eut pas autant de scrupules. Il en pissait dans son pantalon. Le gros New-Yorkais le considéra de la tête aux pieds avant de poser à nouveau son regard sur moi. Les yeux révulsés, il a poussé des jurons. Ça a eu le don de me taper sur les nerfs. Je lui ai donné un reçu en échange des diamants, lui ai claqué la porte au nez, ai rangé les pierres dans mon petit coffre-fort, puis j’ai oublié toute l’affaire.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitJ’ai retrouvé Marc dans la salle de bains. Il s’apprêtait à prendre un énième bain. Monsieur se lavait et se fourbissait comme s’il tenait à perdre sa couleur chocolat. Dans le slip blanc qu’il n’avait pas encore ôté, son sexe formait un sacré renflement. Il s’est penché, a tendu la main sous le robinet pour sentir si l’eau était assez chaude. Il a alors tourné la tête, m’a vu. Il a ricané. Sous le coton, je voyais son désir grandir toujours plus.

    Le lendemain, vendredi matin, c’est moi qui suis dans la salle de bains. Je suis en train de me raser et, je ne l’oublierai jamais, je regarde dans le miroir quand – à cause de la crème à raser qui transforme la moitié de mon visage en masque mortuaire, ou du rasoir dont je viens de poser la lame sur mon cou, juste au-dessus du pouce avec lequel je tiens ma peau tirée, ou bien de la fatigue, je n’en sais rien –, je me regarde dans le miroir quand je me mets à trembler sur mes jambes. Au point de devoir me cramponner au lavabo. Jacob, je me dis, Jacob, qu’est-ce qui se passe ? Et, pour la première fois de la semaine, voilà que je me prends à réfléchir. Tel un somnambule qui se réveille en sursaut au bout de quatre jours.

    Le visage barbouillé de crème à raser, le rasoir à la main, je suis retourné dans la chambre. Couché sur le ventre, Marc grognait et soupirait, bras sous l’oreiller. Il lui fallait un certain temps, le matin, pour émerger. Un bon diesel, ça démarre pas au quart de tour, avait-il l’habitude de dire. Quand j’ai ouvert les rideaux, il a tourné la tête du côté opposé à la fenêtre. Son dos musclé luisait, noir et vulnérable.

    Je m’assieds près de lui, me mets à lui secouer le bras. Marc ! je crie, Marc ! Il lève la tête vers moi, soulève une paupière. Hein ? Quoi ? il gémit. Marc, j’ai réfléchi. Petit rigolo, il soupire. Et laisse retomber sa tête sur l’oreiller. Non, écoute-moi. Je peux plus me passer de toi, je le sens. L’idée de te perdre, ça me rend malade. Sadique, fous-moi la paix, réplique Marc qui tire l’oreiller sur sa tête. Arrête ! je crie et lui arrache l’oreiller des mains avant de tirer son corps vers moi. Il rouspète, il proteste, mais le voilà enfin assis. Il se gratte les coudes et, les yeux plissés, regarde autour de lui. Marc, je lui dis, écoute, je veux que tu restes tel que tu es en ce moment, tu n’as pas le droit de changer. T’as de la mousse sur la figure, il réplique. Écoute-moi à la fin ! Après-demain, c’est dimanche, mais je ne veux pas que tu changes ! Tu dois rester comme tu es ! C’est tout ce que t’avais à me dire ? il grommelle. On va arranger ça. Mais laisse-moi d’abord pioncer cinq minutes. Il tombe en arrière sur le matelas ; moi, je me mets à crier, à hurler et, tout à coup, ma main se dresse pour le frapper. C’est la main qui tient le rasoir. Je parviens tout juste à me retenir. Je me tais.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitCe silence alarme bien plus Marc que tout le boucan que j’ai fait avant. Il ouvre ses yeux sombres, les pose sur la lame puis sur mon visage qui n’a plus besoin de crème à raser pour paraître blanc comme un linge. Une seconde suffit à Marc pour être tout à fait réveillé. C’est quoi le problème ? me demande-t-il. Je répète ce que je viens de lui dire. Il pouffe presque de rire, je le vois à sa tête, mais parvient à se contrôler. Eh bien, eh bien, dit-il, c’est la première fois que t’as envie de baiser avec la même personne pendant plus d’une semaine. C’est pas ça, je rétorque. Le son de ma voix me fait peur. Non, c’est pas ça, quoi que, c’est bien ça, oui, mais c’est autre chose aussi, il s’agit de toi, je ne veux pas que tu changes, ce que tu es aujourd’hui, faut pas que ça disparaisse comme ça, sans plus. Marc en reste bouche bée. Mais Jacob, voyons, dit-il, c’est impossible, im-pos-sible. Je détourne les yeux sans rien répondre. Je rentre la lame dans le manche. Et d’ailleurs, dit-il, pourquoi veux-tu me garder tel que je suis cette semaine ? Hé ! Jacob, regarde-moi !

    J’évitai de le regarder car je savais ce qu’il allait faire. Il se proposait de m’amuser comme s’il avait eu affaire à un enfant. Hé ! Jacob, répéta-t-il en direction de mon dos, mais t’as pas vu mon nez tout écrasé, on dirait une figue, y ressemble à rien. Et mes cheveux crépus ! Tu crois que c’est drôle de se trimballer avec des poils pubiens sur le crâne ? Et regarde-moi ça, il me manque des doigts, et que dire de mes lèvres ? Tu sais tout aussi bien que moi pourquoi, dans la voiture d’un nègre, les essuie-glaces sont à l’intérieur.

    Il ne s’arrêtait plus. J’ai essayé de résister, gardant le silence, mais à la fin, j’ai dû m’avouer vaincu. Approche ton nez,  je pue de la gueule ! qu’il criait. Comme n’importe quel gros lard qui traîne au pieu, j’ai rétorqué. La glace était rompue. Il a jeté ses bras autour de mon cou et m’a soufflé son haleine nuiteuse en pleine figure. Je me suis dégagé de son étreinte et enfui à la salle de bains. Riant aux éclats, il a balancé les oreillers dans ma direction.

    Mais ce jour-là, je ne me suis pas rasé, ni le lendemain d’ailleurs. De même, le dimanche fatidique, j’ai laissé le rasoir dans son étui. Ensuite, depuis ma fuite en Espagne et toutes les années où je vis dans ce pays, je ne me suis plus jamais rasé. Bien entendu, je demande de temps à autre à un barbier – on en trouve des dizaines à Madrid – de tailler ma barbe et ma moustache.

    Mais revenons à ce vendredi matin. À la table du petit déjeuner, l’incident semblait bel et bien oublié. Toutefois, à mesure que les poils poussaient sur mon menton et mes joues, la fébrilité me gagnait. Le vendredi, ça allait encore. Nous nous abandonnâmes à la même petite vie que les trois ou quatre jours précédents : faire les courses, dépenser une fortune en bricoles dont nous n’avions absolument pas besoin, acheter toutes les places d’un bateau-mouche pour une excursion privée dans le port non sans avoir embarqué clandestinement à bord coupes et champagne de façon à porter un toast, avec l’équipage, à la Boerentoren qui, au loin, dominait entrepôts, grues et mouettes. En raison de sa forme, nous avons proclamé ce gratte-ciel personnification de la ville d’Anvers et de tous ses habitants. Empotés, mollassons ! Empotés, mollassons ! criait Marc, je n’oublierai jamais la scène. Le steward, qui avait combattu au Congo, faillit lui coller un pain. Tu veux goûter du mollasson ! rugissait l’ancien para qui balança son champagne, coupe et tout le tralala dans l’eau de l’Escaut. C’est à peine s’il nous laissa le temps de descendre du bateau. Dans la foulée, la Zoologie, le cinoche, l’Ancienne Belgique, un club de jazz…

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitMais aux premières heures du jour, nous voilà au café Den Engel, devant un dernier digestif. Je me frotte le menton, il est tout râpeux, je le sens et ça me reprend. Je garde ça pour moi, reste les yeux rivés sur mon verre de genièvre, dessinant avec le pied de petits cercles mouillés sur la table, les uns à côté des autres, une rangée de pièces de cinq francs. Marc me voit à l’œuvre et comprend. Je sais qu’il me voit faire et qu’il comprend. Mais aucun de nous deux n’aborde le sujet.

    Notre journée se termine ainsi dans l’abattement, à cinq heures et demie du matin. Les chaises du Den Engel sont déjà sur les tables, les cendriers ont disparu, nous payons nos consommations et tirons la porte derrière nous. Nous voici sur les pavés de la Grand-Place, il fait presque jour. Alors que je monte sans tarder dans la voiture, Marc va uriner contre les rochers qui forment le socle de la statue de Brabo. Et tandis qu’il pisse, je le vois lever les yeux vers l’énorme main coupée en bronze que le soldat romain, après avoir terrassé le géant, jeta, tel un discobole, dans l’Escaut, pour l’éternité et des poussières. Marc secoue sa belle tête comme pour dire : ris tant que tu veux, avec ton géant. Moi, j’ai affaire avec ce bonhomme-là. Il me manque des doigts, je sais ce que c’est. Sans prononcer le moindre mot, il me rejoint et nous rentrons en silence.

    Le lendemain, le samedi, nous faisons comme si de rien n’était. Nous nous levons tard, chantons, rions, sifflotons comme s’il y allait de nos vies. Dingue ce qu’on peut se mentir l’un à l’autre et à soi-même ! On se la joue gaie, vous voyez ce que je veux dire ? Genre : tu reprendras bien un peu de café, Marc ? Tu veux que je te chauffe du lait ? Tiens, Jacob, je te laisse le dernier croissant. Non, prends-le, Marc, j’en ai assez mangé comme ça. Allez, arrête tes simagrées, t’as encore faim. Non, je te promets, allez, fais-moi plaisir. Non, désolé. Non je t’en prie, non, vraiment… Spectacle lamentable. Question : est-on mieux loti avec quelqu’un qui ne cache pas ce qui le tracasse ?

    Moi, je ne suis pas comme ça, et je ne l’étais pas non plus à l’époque. J’ai enfoui ma tête dans le sable, chanté, ri et siffloté à m’en rendre malade. On est retournés en ville, encore et toujours des boutiques, des clubs et des boîtes, l’argent jeté par les fenêtres, la carte bancaire enfournée dans le terminal, pour enfin atterrir à la discothèque The Shark. Là, je vais aux toilettes, Marc me suis, fâché. Il commence à me secouer dans tous les sens. Il était déjà près de onze heures du soir. J’avais perdu toute notion du temps, il aurait tout aussi bien pu être quatre heures de l’après-midi. C’est quoi le problème ? qu’il me siffle à la figure. Comment ça, le problème ? Oui,  le problème ! Il me pousse contre le mur. Prenant peur, la dame pipi s’éclipse. Filer trois mille balles de pourboire au videur ! t’es tombé sur la tête ou quoi ! tu veux qu’ils nous zigouillent pour nous prendre notre fric ? Je ne savais pas quoi lui répondre, je ne me souvenais même plus avoir donné une telle somme. Et picoler comme ça, continue Marc, en me secouant de plus belle, à quoi ça te sert ? C’est pas pour le plaisir, tiens, regarde-toi, regarde ta tronche dans la glace, t’as une tête pire qu’un clodo. Il me pousse devant la glace accrochée au-dessus du lavabo crasseux. Il avait raison. Ma barbe de trois jours me donnait un visage plombé et émacié, j’avais les yeux injectés de sang. Ça fait deux ou trois heures que j’essaie de te calmer, ajoute Marc en déglutissant avec difficulté, mais tu m’écoutes même pas, c’est quoi le problème bon sang ? J’en ai jusque là, je me casse, tu viens ou tu restes ?

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitD’un coup, la porte s’ouvre. Le videur, un balèze d’au moins un mètre quatre-vingt-dix, remplit l’encadre- ment. Il tient la tête penchée, plante un pouce dans les poches de son pantalon, avance sa bedaine et crache par terre. Alors les gars, dame pipi me dit qu’y a de la bagarre ? On se croit où ? Il fait un pas en avant, pose son bras massif sur mon épaule et ricane. Joli minois, hein, fait-il en désignant Marc du menton, enfin tant qu’on n’y touche pas. Je m’apprête à prendre la parole, mais le videur m’impose le silence. Écoute mon petit gars, dit-il à Marc, ce monsieur-là, c’est un vieil ami. Lui chercher des noises, c’est m’en chercher à moi, et j’aime pas ça. On va donc se mettre d’accord, toi et moi. Tu présentes tes excuses à monsieur, et tu dégages. Marc garde le silence. Le videur place une main derrière son oreille : Comment ? Marc garde le silence. Répète après moi, dit le videur : Je suis désolé. Marc garde le silence. Répète, dit le portier. Marc regarde ses chaussures et répète après lui. Plus fort ! Marc répète, plus fort. Eh bien voilà, dit le videur, c’était pas plus difficile que ça. Maintenant, dégage de ma vue avant que je change d’avis. Marc quitte les lieux. Je m’apprête à le suivre, mais le videur me retient. Je veux pas me mêler de ça, monsieur, me dit-il, mais laissez-le partir. Qui sait si, avant d’avoir pu dire ouf, vous allez pas vous retrouver avec un couteau dans le bide, je sais de quoi je parle, ça fait un bail que je bosse ici. Monsieur est à la recherche d’une chatte avec une poignée, bah, à chacun ses goûts. Mais  choisissez plutôt un petit gars de chez nous, c’est pas ça qui manque. Une kyrielle d’arguments, jusqu’à ce que je sorte mon portefeuille et lui donne un autre pourboire substantiel. Merci, il tapote de l’index la visière de sa casquette et tient la porte ouverte devant moi. Jouant des coudes, je me fraie un chemin à travers la masse des danseurs, remonte la rue où j’ai juste le temps de voir un taxi avec Marc à son bord disparaître au carrefour.

    J’ai retrouvé Marc à l’appartement. Assis sur une chaise de la cuisine en train de jouer du saxophone. Je voulais m’excuser mais, ne sachant par où commencer, je suis resté planté là à bredouiller et bégayer. Dans un premier temps, Marc a continué à jouer en me regardant comme si j’étais invisible. Puis il a posé le saxo sur ses genoux. Qu’est-ce que j’en ai à foutre, a-t-il dit avec lassitude, demain à cette heure j’aurai une tout autre apparence. J’ai jeté un œil sur la pendule. Il était minuit et demi. J’en ai plus que ras le bol, il a ajouté, encore heureux que j’aie le saxo, sinon ce serait vraiment à chier, je veux me débarrasser de ce physique aussi vite que possible.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitComment peux-tu dire ça ? j’ai demandé. Je n’ai jamais rien vécu d’aussi beau que toi, tel que tu es, cette semaine. Fais pas attention à ce que disent les autres. Qui parle des autres ? a répliqué Marc. Je me contrefiche de ce videur. C’est de toi dont je parle, t’es plus normal, et plus les jours passent, pire c’est. Tu me fais douter de tout.

    Je ne savais quoi rétorquer. Marc a poussé un soupir. Pour commencer, arrêtons de parler de ça et allons dormir. Demain matin, je veux aller de bonne heure aux puces pour acheter des anches pour mon saxo, tu crois qu’ils en auront ?

    Dès neuf heures du matin, le lendemain, le dimanche, le dernier jour que nous allions passer ensemble, nous déambulions sur le marché aux Oiseaux. Il faisait un temps magnifique. Marc était encore plus beau que les jours précédents. La perspective d’être libéré le soir même lui donnait des ailes. Il fendait avec aisance la foule, dansait plus qu’il ne marchait, tout le monde se retournait sur nous. J’essayais de progresser à la même cadence, me frottant le menton qui se confondait avec ma barbe de quatre jours.

    Marc trouva ses anches, nous avons mangé une gaufre, acheté des fleurs et un ou deux sandwiches. Il était déjà midi passé lorsque nous sommes rentrés à la maison. Marc ne tarda pas à tester les anches. J’ai fait du café. Nous avons mangé les sandwiches et Marc s’est remis à jouer du saxophone.

    Deux heures et demie sonnèrent. Nous avons évoqué les différentes façons de passer le reste de l’après-midi : promenade dans le parc municipal ou sur la plage Sainte-Anne, représentation en matinée au KNS, concert sur la Groenplaats ou, une fois de plus, cinéma, mais pour telle chose il était trop tard, pour telle autre il faisait trop beau et pour le reste, l’envie nous manquait. En définitive, nous sommes restés à la maison. Marc alterna saxo et piano. Calé dans un fauteuil, je l’écoutais, le regardais et me frottais le menton.

    En une semaine, il avait fait beaucoup de progrès au saxo. S’il jouait mieux du piano, il tirait à présent du cuivre une musique rythmée, ronde et gaie. Comment y parvenait-il avec ses huit doigts, je n’en sais rien. Il s’interrompit à plusieurs reprises, histoire, soi-disant, de boire un verre. Mais je savais que c’était pour tout autre chose, à savoir jeter un œil sur la pendule. Les heures s’écoulaient trop lentement à son goût ; pour moi, elles défilaient. Nous échangions peu de paroles.

    Et nous qui, les jours précédents, avions mangé dans les meilleurs restaurants, vu se succéder dans nos assiettes ris de veau, homard et caviar, nous avons ouvert ce soir-là une boîte de cassoulet, fait griller quelques tranches de pain rassis et bu un Nescafé.

    Ensuite, nous nous sommes couchés. Il y avait tant de fébrilité dans nos gestes qu’on eût dit qu’il nous fallait réapprendre à nous connaître. Puis nous avons retrouvé nos habitudes. Marc se montra plus dévoué que de coutume. Était-ce parce qu’il était content que la semaine touchât à sa fin, parce que j’avais de nouveau adopté un comportement normal, ou bien cherchait-il à me consoler ? Je n’en sais rien, mais la façon dont il m’a fait l’amour ce soir-là, ça avait quelque chose de formidable. Tout ce que je possède, je le donnerais pour revivre ce moment-là. Tout. Pourquoi sauvegarder les apparences, à présent que je suis vieux et décrépit ?

    Tom Lanoye, dessin Roger Klaassen

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitÀ moitié endormi dans mes bras, Marc savourait le moment à peine écoulé. Il était déjà onze heures passées. J’ai doucement rabattu le drap pour le contempler une dernière fois. Il s’est réveillé. Pourquoi tu me regardes comme ça ? Arrête, tu me fais peur. J’ai gardé les yeux posés sur lui. S’il te plaît, a-t-il ajouté, arrête. Pourquoi tu te prends la tête ? Dans quelques minutes, je serai un étudiant, une jeune recrue, une chanteuse, que sais-je encore… Jusqu’à présent, ça s’est toujours très bien passé, pourquoi t’en fais tout un plat cette fois ? J’ai haussé les épaules. Merde, Jacob, demain t’auras déjà oublié à quoi je ressemble en ce moment. Je m’apprêtais à le contredire quand il entreprit de m’embrasser et me caresser sans une seconde de répit. À minuit moins dix, il m’avait mis dans un tel état que je ne pus faire autrement que reprendre le lubrifiant dans la table de nuit. Allongé sur le dos, en appui sur ses coudes, il me regardait me préparer. Quand je me suis glissé en lui, il a renversé la tête en arrière et fermé les yeux, redoublant de frissons. Embrasse-moi, m’a-t-il demandé. Je me suis penché en avant et j’ai trouvé ses lèvres. Pendant ce temps, je faisais de lents va-et-vient en lui. Je n’oublierai jamais à quoi tu ressembles en ce moment, lui ai-je dit entre deux baisers. Assez de blabla, il a ronchonné, continue. 

    Minuit a alors sonné à la pendule. Sous moi, j’ai sentis Marc se transformer. J’ai ouvert les yeux. Ils se sont posés sur le visage blanc et flasque d’un type de cinquante-deux ans. Je l’ai reconnu tout de suite. Marc était devenu moi.

    Je ne cherche pas d’excuses. Le choc a tout simplement été trop violent. Je me suis détaché de cet homme qui était allongé sur le lit. J’ai crié, mais aucun son n’est sorti de ma bouche. Me sentant trahi et humilié, je me suis levé. J’ai ouvert le placard, y ai pris mon fusil, l’ai chargé et ai tiré sur Marc à bout portant au niveau de la poitrine. Une seule pensée m’habitait alors, je m’en souviens parfaitement : pourquoi n’ai-je pas fait ça plus tôt ?

    Lorsque l’écho des coups de feu se fut dissipé, j’ai repris mes esprits et ai vu ce que je venais de faire. Des heures qui ont suivi, je ne garde qu’un vague souvenir. J’ai vomi et, croyez-moi ou pas, j’ai veillé le corps. Je ne saurais dire si j’ai pensé à quoi que ce soit. J’imagine que mon cerveau était vide.

    Mais quand le jour a commencé à se lever, l’idée de la prison à vie s’est immiscée en moi. Une cage, des barreaux, toujours les mêmes visages, toujours la même absence de visages, ou rien que mon propre visage… J’ai balancé le fusil sur le lit à côté de Marc, entassé des vêtements dans une valise, fourré quelques statuettes précieuses et bijoux dans un sac. Dans mon coffre, j’ai pris tous mes chèques, mon argent en espèces et le lot de diamants du connard de la 52nd Street, puis suis parti en direction de la France.

    Une bonne année plus tard, après avoir erré de ville en ville et connu échec sur échec, j’ai fini par atterrir en Espagne. Immobilier et tourisme international. Je pouvais me reposer sur ma connaissance des langues et mon talent en affaires ; grâce à mes activités dans le secteur du diamant, j’étais capable de me débrouiller dans toutes les métropoles du monde, sans compter que la chance a été amplement de mon côté. Je ne cherche pas à me vanter, mais sans moi, la Costa del Sol ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Pour récompenser mes initiatives, on m’a donné la nationalité espagnole. Depuis, je vis sous un faux nom et avec un faux passé. Vous écarquilleriez les yeux si je vous disais ce qu’il était possible de faire dans le pays du Generalísimo, à condition d’avoir les bonnes relations, d’être docile et de brasser de grosses sommes.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitAujourd’hui, je suis un sujet espagnol respectable, fortu- né, domicilié à Madrid. Cela choque peut-être votre sens de la justice. Après tout, j’ai commis un meurtre. Vous estimez peut-être que j’aurais dû être puni. À quelle fin ? Je regrette mon geste. Mais rien ne saurait ramener Marc. Sa mort me hante, certes. Comme je l’ai dit, je le vois partout. Hier encore, le garçon d’ascen- seur dans son uniforme écarlate. Je l’ai reconnu, c’était lui à tel point que j’ai failli l’embrasser. Une tentation intolérable. Dieu merci, j’allais au cinquième et non au cinquantième. J’imagine la scène : un type de soixante-seize balais qui essaie d’embrasser un gars à peine majeur dans l’ascenseur, et lui demande ce qu’il a fichu pendant toutes ces années.

    Tout ce qu’il me reste de Marc, c’est une coupure de presse. Je l’ai découpée à la main dans De Gazet van Antwerpen, une semaine après les faits, assis à une terrasse en face de la gare de Marseille, et l’ai conservée. Elle est jaunie et ses bords s’émiettent. « Crime crapuleux à Anvers », peut-on lire en capitales. Sous ce titre, en caractères gras également, mais plus petits : ‘‘Diamantaire abattu par un homme de couleur.’’

    ‘‘La police d’Anvers a annoncé hier que le diamantaire Jacob Schönfeld, 52 ans, avait été retrouvé sans vie à son domicile de la Lange Leemstraat. C’est un de ses confrères, inquiet de ne pas avoir reçu livraison d’un lot de diamants, qui a découvert le corps. Le crime semble avoir eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. Deux coups de feu ont été tirés sur la victime à bout portant, au niveau du cœur, avec sa propre arme, un fusil de chasse. Le tueur a emporté le portefeuille du diamantaire ainsi qu’un certain nombre d’objets de valeur, de l’argent et les diamants en question. L’homme, qui savait apparemment où se trouvaient tant l’arme que les objets de valeur, est en fuite. On pense qu’il s’agit d’un individu de couleur, d’environ 1 mètre 75, peau noire et yeux noirs, cheveux crépus noirs, carrure athlétique, âgé de 25 à 30 ans. Il lui manque deux doigts à la main droite.

    ‘‘Sur la base de plusieurs témoignages, la police a pu établir un portrait-robot. Dans les jours qui ont précédé le drame, M. Schönfeld a été vu en compagnie de cet homme de couleur dans de nombreux endroits de la ville. L’autopsie a révélé que M. Schönfeld a probablement eu des rapports intimes peu avant sa mort. Le parquet suppose que l’individu recherché a profité de cette intimité pour accéder au domicile de M. Schönfeld. Une fois son méfait accompli, il a tenté de maquiller son crime en suicide : sur l’arme, on a retrouvé les seules empreintes de la victime. L’enquête balistique exclut toutefois toute possibilité de suicide. Avec sang-froid, le criminel a effacé ses propres empreintes avant de presser les mains de la victime sur le fusil. Toute personne susceptible de fournir des renseignements complémentaires sur le suspect est priée de s’adresser au commissariat le plus proche…’’

    Sous le texte, il y a une petite photo me représentant et un portrait-robot de Marc. Un portrait pas très ressemblant. Visage trop anguleux. Si vous voyiez son sourire ridicule, un trait entre deux lèvres éteintes. Bien entendu, ce portrait ne révèle rien de ses petits tétons durs, de ses reins tendus, ni de l’éclat d’ébène de son membre. Mieux vaut que j’évite de penser à la façon dont il se détachait sur son ventre noir et musclé.

    Quand bien même cette reproduction est de piètre qualité, je la garde comme un bijou précieux. C’est tout ce qu’il me reste de Marc. J’ai de quoi m’arracher les cheveux quand je pense que j’ai oublié d’emporter son saxo.

    Voilà. Ça y est, je crois… Ne vous inquiétez pas, si je vous raconte cette histoire à vous plutôt qu’à un autre, ce n’est pas pour une raison particulière. Tout repose sur le hasard. J’étais invité à l’ambassade de Belgique, j’ai là deux ou trois gros clients ; sur place, j’ai choisi au petit bonheur une adresse dans l’annuaire téléphonique, la vôtre. Ça doit vous faire bizarre de recevoir une bande sonore d’Espagne, de la part d’un inconnu, qui vous demande une seule chose : l’écouter. Je compte sur votre curiosité. Peut-être à tort. Il est possible que vous jetiez la bande sans l’avoir écoutée. Cela ne fera pas beaucoup de différence. Tant que j’ai l’illusion que quelqu’un me prête l’oreille.

    tom lanoye,alain van crugten,traduction littéraire,deshima,flandre,belgique,littérature,crime parfaitPour être tout à fait honnête, je dois vous avouer qu’en ce moment, je ne suis pas encore certain à cent pour cent de vous envoyer la cassette. Je pense que je le ferai. Enfin, imaginons que je vous l’envoie, et imaginons que vous l’écoutiez… J’espère que cela ne vous causera pas trop d’embarras. Oui, je sais bien, ça vous choque peut-être, et vous allez vous sentir obligé de mettre au courant la police. Ça m’est égal. Autant que je sache, un meurtre n’est jamais prescrit. Mais tenez bien compte du fait que la police, à supposer qu’elle s’occupe encore de cette affaire, est à la recherche d’un Noir d’environ cinquante ans, alors que moi, pour eux, je suis mort. Et qu’il vous faudra leur demander de retrouver la trace d’un respectable citoyen espagnol dont l’arbre généalogique remonte aux conquistadors. Ma barbe et ma peau tannée concourent à rendre encore plus crédible ce mensonge. Ici, à Madrid, il m’est arrivé de négocier des contrats de construction immobilière avec d’anciennes relations d’affaires anversoises. Ces types ne m’ont pas reconnu. Comment les policiers pourraient-ils me reconnaître, après vingt-quatre ans ? Encore une chose : les médecins me donnent tout au plus six mois. Pour ma part, si je me fie à mon état actuel, je ne m’en donne que trois. Aussi, dites au procureur qu’il n’attende pas, pour résoudre l’affaire, de venir passer ses vacances ici avec sa progéniture.

    Bref. Police ou pas… À vous de voir ce que vous en faites. Ce n’est pas ça qui va rendre la Terre plate. Je vous remercie de votre attention. » (Clic.)

     

    []

     

    * Traduit du néerlandais par Daniel Cunin. En novembre 2012, ce texte a fait l’objet d’un atelier de traduction organisé par le département de néerlandais de l’Université Paris IV-Sorbonne. Nous remercions les organisateurs, les participants ainsi que Tom Lanoye qui a autorisé la publication de la version française dans la revue Deshima, n° 7, 2013 et sur flandres-hollande.

     


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